On m’a envoyé ce joli pastiche du« Petit Nicolas » à propos de la loi Taubira et des ambitions de notre ministre de l’Education nationale pour la jeunesse de France. Je ne résiste pas au plaisir de le publier.« A l’école, la maîtresse était toute bizarre aujourd’hui. Elle nous attendait dans la classe en poussant des gros soupirs, alors que d’habitude elle est toute rigolote, et qu’elle pousse des gros soupirs que quand elle interroge Clotaire et que Clotaire est tout rouge.Elle a dit : Bon ! Que comme M. Peillon, le ministre chargé de notre éducation, avait décidé de s’appuyer sur la jeunesse pour faire évoluer les mentalités, on allait faire un cours d’éducation sexuelle et que le premier qui rigole, il irait voir le Bouillon (le Bouillon c’est notre surveillant, c’est pas son vrai nom, il s’appelle M. Dubon, mais quand il vous gronde il vous dit : « Regardez-moi dans les yeux » et dans le bouillon, il y a des yeux ; ce sont les grands qui m’ont expliqué ça).Nous on n’avait pas du tout envie de rigoler parce que le Bouillon, c’est pas un rigolo. La maîtresse nous a regardés et elle a dit que l’important dans la vie, c’était d’être tolérant. Nous on est drôlement tolérants alors on a tous fait oui et Agnan qui est le chouchou, et qui se met toujours devant, il a dit qu’il était encore plus tolérant que tout le monde puisque de toute façon il est le premier de la classe partout sauf en sport. Eudes, il lui a dit : « Fais pas le malin, mon petit pote, sinon tu vas voir comment je suis tolérant ». Et là, je crois que la maîtresse elle a compris que ce serait pas facile aujourd’hui.Elle est allée au tableau, elle a attendu qu’on se taise, et elle a demandé avec un air très sérieux : « Bon… Alors… Si vous êtes une fille, levez la main ! » Toutes les filles ont levé la main, et aussi Clotaire, qui avait l’air embêté. Mais la maîtresse elle a dit comme ça : «Très bien Clotaire, c’est ton choix, si tu veux être une fille, c’est à toi de décider». Là, Clotaire, il est devenu tout rouge et il a dit « Non, M’dame, c’est juste que je veux aller faire pipi ». « Bon, a dit la maîtresse, tu peux y aller ». « Va pas chez les filles ! », a dit alors Eudes en rigolant. Mais la maîtresse a tapé sur son bureau et elle a dit que si Clotaire voulait aller dans les toilettes des filles, c’était son choix, et qu’il fallait par rigoler avec ça. Et que c’était la théorie du genre, et qu’il fallait que chacun choisisse, et elle nous a fait écrire sur nos cahiers : « Chacun est libre de choisir son genre ».« N’empêche, a dit alors Rufus, moi j’ai un kiki, et je vais pas décider que je suis une fille ». La maîtresse a répondu que c’était de l’hétérosexisme, et qu’il fallait en finir avec l’hétérocratie, et que si ça continuait comme ça on finirait au bagne parce qu’on était tous homophobes. J’ai regardé Agnan, et j’ai vu que même lui il avait rien compris.Ça devenait vraiment compliqué et j’aurais presque préféré faire de l’arithmétique. Elle a senti qu’on était un peu perdus, alors elle a essayé d’expliquer de manière pas pareille : « Vous avez un corps… c’est à vous de décider de… « . « Moi, j’ai un goûter, mais j’ai pas un corps !, il a dit Alceste. Mon corps, c’est moi ! » Faut que je vous dise, Alceste, c’est un copain, il aime bien manger, il mâche lentement un peu toute la journée, et ça lui donne sûrement le temps de bien réfléchir à la vie. Souvent quand il se bagarre, c’est moi qui lui tient ses croissants et après il m’en donne toujours un bout.Un petit rond blanc sur le tableau tout noirBon, a dit la maîtresse, je continue. Nous on a trouvé ça bizarre, mais on a rien dit parce que des fois la maîtresse c’est comme si elle allait pleurer et nous on veut pas lui faire de peine. Elle s’est mise à faire un petit rond blanc sur le tableau tout noir en disant : « Ça, c’est un spermatozoïde ». Et elle m’a demandé d’expliquer ce que c’était. Ça tombait bien parce que Papa m’avait expliqué la semaine dernière le coup des petites graines que le papa donne à la maman… et après ça fait un bébé dans le ventre de la maman et paf !, le bébé sort. On lui fait des tas de câlins et on appelle Mémé pour la prévenir qu’elle est encore grand-mère.« Merci Nicolas, a dit la maîtresse, je reprends la leçon. Bien sûr vous pensez tous qu’une famille c’est un papa, une maman et des enfants. Eh bien, il y a d’autres modèles, et ce serait drôlement rétrograde de pas l’accepter. Et si deux monsieurs s’aiment, ou deux dames, on voit pas ce qui les empêcherait de se marier et de faire ou d’adopter des bébés ».« Ça tombe bien ! a dit Rufus. Moi j’aime bien Léanne et Chloé, alors je me marierai avec les deux en même temps puisqu’on s’aime ». Léanne a dit qu’elle était pas d’accord du tout, et Chloé a dit que de toute façon elle épouserait son papa, et que puisque deux monsieurs qui s’aiment pouvaient se marier, elle pourrait bien se marier avec son papa, parce qu’elle aimait très fort son papa. « Oui, a dit Rufus, mais il est déjà marié avec ta maman ! »La maîtresse a dit que c’était pas le sujet et elle s’est remise à taper sur sa table, juste quand on commençait à drôlement bien s’amuser. Et elle a continué à expliquer : avec la technique on peut faire tout ce qu’on veut et tout ce qu’on pourra faire on le fera. On peut faire des PMA ou des GPA, et d’ailleurs louer son ventre ou louer ses bras à l’usine, c’est du pareil au même. Et elle a expliqué qu’un monsieur peut donner une petite graine à deux dames, qui avec un docteur sauront bien se débrouiller pour faire un enfant. Ou bien deux monsieurs peuvent mélanger leurs petites graines et aller voir une dame pour qu’elle donne sa petite graine à elle, et on donne tout ça à une autre dame qui va faire le bébé dans son ventre et le revendre aux deux monsieurs.Puisque je m’aime, j’ai droit à mon clone !Moi, a dit Rufus, j’ai vu un reportage à la télé, et on pourra bientôt faire des clones ! Puisque je m’aime, j’ai droit à mon clone ! Mais Agnan a dit que ce serait mieux de le cloner lui, parce qu’il était le premier de la classe et que M. Peillon préférait sûrement qu’on le clone lui et pas Rufus.Ils allaient commencer à se battre quand Geoffroy a rangé ses affaires et pris son sac. « Où vas-tu ? », a demandé la maîtresse. « Je m’en vais, a dit Geoffroy. Puisqu’on peut choisir son genre, bah moi, je vais aussi choisir mon espèce. Je suis un pingouin. Et comme les pingouins vont pas à l’école, je rentre chez moi. » J’ai regardé Geoffroy, et je me suis dit que c’était vrai, il avait un peu une tête de pingouin et qu’après tout, c’était son choix. Mais Geoffroy, lui, il a regardé la maîtresse et il a compris que pingouin ou pas, il valait mieux revenir à sa place.On allait chahuter, mais on s’est arrêté parce qu’au fond de la classe Juliette pleurait. Juliette on l’entend jamais, elle dit jamais rien… Et Juliette elle a dit que si c’était comme ça, elle allait se jeter sous un pont… Parce que déjà c’était pas facile de grandir surtout quand on a des parents séparés, que si en plus on faisait des enfants sans papa ou sans maman, alors c’était pas juste, c’était simplement moche, et que si tout le monde a le droit de s’aimer il faudrait pas oublier non plus qu’un enfant, ça a besoin d’un papa et d’une maman, et que c’est peut-être ça d’abord l’égalité des droits, et qu’on pourrait donner autant de papas qu’on voudrait à un enfant ça lui ferait jamais une maman.Elle a dit tout ça d’un coup, et la maîtresse elle est restée longtemps la bouche ouverte et j’ai bien vu qu’elle avait très envie de pleurer. Mais elle a pas pleuré. Elle a pris Juliette dans ses bras, elle lui a fait un gros câlin comme Maman fait avec moi, en lui disant des choses gentilles dans l’oreille. Après, elle nous a regardés. Et puis d’un coup, comme ça, elle a essuyé le tableau en disant que zut, tout ça c’était des bêtises et qu’on allait pas se laisser faire, et que si M. Peillon voulait faire cours à sa place, qu’il essaie un peu, mais qu’en attendant on allait faire de la grammaire. Non mais sans blague ! »
Luc Tesson, Famille chrétienne n°1830 du 9 février 2013
Qu’un transsexuel aille jusqu’au bout de sa démarche, se fasse opérer pour changer de sexe, puis demande à modifier son état civil, après tout, c’est son problème. Mais dans cette affaire, il ne s’agit pas de cela: cette femme a décidé de devenir un homme tout en conservant ses organes génitaux féminins dans le but de porter un bébé. Elle veut se ménager toutes les possibilités, elle revendique toutes les identités, un rêve d’hermaphrodisme en quelque sorte… Habituellement les personnes atteintes du syndrome de Benjamin, communément appelées transsexuelles, sont logiques avec elles mêmes : quand des femmes veulent devenir des hommes, il leur semble de facto inconcevable de porter un bébé, puisqu’elles se sentent hommes. Au passage, on peut être surpris que des médecins se soient rendus complices d’une telle démarche. Manifestement, certains font du Serment d’Hippocrate (« je m’abstiendrai de tout mal et de toute injustice […] Je passerai ma vie et j’exercerai mon art dans l’innocence et la pureté. ») des interprétations plutôt iconoclates. Donc, cette femme, devenue homme, décide contre toute logique de porter un bébé. Un traitement hormonal rend cela possible. Après l’accouchement, l’administration lui accorde d’être inscrite comme père, et non comme mère de l’enfant. Deuxième complicité, des fonctionnaires cette fois-ci, mais comme le rappelle fort justement l’article, les tribunaux allemands n’ont cessé de renforcer les droits des transsexuels ces dernières années. L’administration est dans l’esprit du temps lorsqu’elle accède à la demande de la requérante (que je devrais donc appeler «le requérant »). Mais cela ne suffit pas… Notre transsexuel avait visiblement l’intention de perpétuer son « identité transgenre »: il demande à ce que l’enfant soit déclaré « sans sexe ». Pour s’assurer que cela soit possible, il a accouché à domicile, avec la complicité d’une sage femme (encore une complicité coupable). Il ne lui suffit pas de transmettre un capital génétique, il veut être certain que son enfant partagera, comprendra et vivra lui aussi ce mal-être, ce profond désarroi de n’ appartenir ni à un sexe ni à l’autre. Il veut que son enfant soit assexué. Pourquoi ? Pour lui laisser le choix ? Chacun d’entre nous peut comprendre que derrière cette démarche délirante se cache la nécessité de partager son fardeau, de ciseler un être à son image. Et c’est là que se révèle l’horreur de l’idéologie du genre : on prive un enfant de son identité sexuelle, on le condamne dès sa naissance à être perturbé,, sans aucun doute rejeté par ses futurs camarades… Une fois de plus, nous laissons faire, ou plutôt nous accompagnons les demandes et les expérimentations les plus aberrantes, sans nous soucier des conséquences. Ces expériences sont dignes de John Money et du Docteur Mengele mais comme elles se font au nom de la tolérance et du respect de toutes les identités sexuelles, elles ne sont pas condamnées comme telles. Au contraire, la présidente de l’Association allemande pour la transidentité et l’intersexualité Andrea Budzinski considère que «l’Allemagne va devoir s’organiser. Il va y avoir des hommes enceints et des “Väterinnen” (néologisme qui pourrait se traduire par “pères-femmes”). Un jour ça deviendra banal». J’ai bien peur qu’elle n’ait malheureusement raison. Et cela ne restera pas cantonné à l’Allemagne. La boîte de Pandore est désormais grande ouverte. http://next.liberation.fr/sexe/2013/09/15/le-pere-accouche-d-un-enfant-sans-sexe_932120
le père accouche d’un enfant sans sexe
La nouvelle a pris de court l’administration berlinoise : selon l’hebdomadaire Der Spiegel de la semaine dernière, les fonctionnaires de l’état civil ont été confrontés au printemps à un casse-tête administratif. Le 11 avril, ils informent par courrier interne leurs collègues chargés de l’enfance et de la santé publique qu’«un homme vient d’accoucher» à domicile. L’affaire se passe dans le quartier populaire de Neukölln, dans la capitale allemande. L’homme – un transsexuel ayant conservé ses organes sexuels féminins – vient de mettre au monde un enfant après une insémination artificielle. L’accouché exige d’être inscrit comme «père» dans les registres d’état civil et non comme mère, ce qui lui sera accordé. Un enfant sans mère… «Dans toute ma carrière, c’est la première fois que je suis confronté à une chose pareille, explique Falko Liecke, de la CDU, chargé des affaires sociales de l’arrondissement de Neukölln. A un moment ou à un autre, cet enfant va bien découvrir que son père est en fait sa mère !» Mais Falko Liecke n’est pas au bout de ses surprises. Le «père» de l’enfant demande aussi à ce que le sexe du bébé ne soit pas déclaré, ce qui lui sera refusé.«Un enfant sans sexe ? Là j’ai eu des doutes…» explique le fonctionnaire inquiet pour le bien-être de l’enfant. La naissance ayant eu lieu à domicile, aucune source médicale ne peut confirmer que le bébé est bien de sexe masculin, comme l’a finalement déclaré son père. Certes, l’Allemagne autorisera à compter du 1er novembre de déclarer un enfant de «sexe neutre» à la naissance. Mais cette possibilité, une première mondiale, ne concernera que les bébés qui présentent des ambiguïtés sexuelles constitutives. Le cas de l’accouché de Neukölln pointe les lacunes de la législation allemande. Depuis 2008, les tribunaux ont régulièrement renforcé les droits des transsexuels. Cette année-là, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe décide que le changement de sexe d’un des deux époux ne peut être un motif d’annulation d’un mariage. En 2009, la cour d’appel de Cologne juge qu’une transsexuelle peut rester «père» des enfants qu’elle a eu avant sa nouvelle identité sexuelle. Enfin, depuis 2011, il n’est plus nécessaire de procéder à une opération chirurgicale pour changer de sexe : deux attestations psychologiques suffisent pour un changement de sexe auprès de l’état civil. Et l’on est passé de 444 changements de sexe officiellement reconnus en 2005 à 1 657 cas en 2011. Mais un vide juridique continue de flotter autour d’éventuelles naissances…
Un camp de vacances pour réassigner les sexes, il fallait y penser…
Si vous avez eu des garçons ou si vous avez l’occasion d’en observer autour de vous, vous avez peut-être déjà constaté qu’il leur arrivait de jouer à la poupée, de danser ou de se déguiser avec plaisir, au besoin en chaussant les escarpins de leur maman. Comme vous êtes une personne sensée, vous savez que ces comportements fréquents ne présagent en rien de la future orientation sexuelle de ces enfants.
Oui mais voilà, il y en a qui, aveuglés par une idéologie toxique et par une fâcheuse tendance à voir les persécutions et les inégalités partout, n’ont pas hésité à créer des « camps » pour ces enfants « non conformes » : on les y encourage à porter des robes et des chaussures à talons, à se maquiller, bref à exprimer leur côté féminin sans souci du regard des autres. Ces camps sont supposés permettre à toute la famille de « baisser la garde » puisqu’ailleurs, les parents craignent le regard de la société qu’ils jugent désapprobateur.
Plutôt que d’apprendre à leurs fils à se défendre contre les remarques désagréables et les « intimidations », ils les enferment résolument dans une identité transgenre, ils brouillent encore un peu plus les repères, manipulent leur identité sexuelle avant même qu’elle soit réellement affirmée. Nous nous indignons régulièrement contre les pays qui exploitent le travail des enfants et ce, à juste titre, mais pouvons-nous encore nous permettre de faire la morale au monde entier alors que dans nos pays riches, nos élites désoeuvrées et dégénérées transforment les petits garçons en jouets sexuels, satisfaisant ainsi les lubies de quelques uns ? Ces camps existent aux Etats-Unis mais ne nous faisons aucune illusion : comme ils ont infiltré les universités, puis braqué l’ensemble des institutions européennes et françaises, les tenants de l’idéologie du genre auront tôt fait d’imposer des camps du même genre (si j’ose dire!) pour accueillir les familles sensibles aux arguments d’égalité et de reconnaissance des différences. Ah, les jolies colonies de vacances…
Pour découvrir l’article (en anglais) et le reportage photographique, cliquez ici : http://www.slate.com/blogs/behold/2013/07/15/_you_are_you_looks_at_a_gender_nonconforming_camp_for_boys_photos.html
Homme et femme assurément et de toute éternité
http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/05/25/homme-et-femme-assurement-et-de-toute-eternite.html
Les hommes existent bien et les femmes aussi. Ceux qui nous le rappellent sont ceux qui, nés homme, n’ont qu’un désir : être femme ; et ceux qui, née femme, n’ont qu’un souhait : devenir homme.
Il suffit de se pencher sur leur souffrance à tous, souffrance de corps et d’esprit, véritable torture… – jusqu’à se donner la mort parfois (même après une opération et un changement d’état civil) -, pour réaliser à quel point l’homme est homme tout simplement parce qu’il ne lui viendrait pas à l’idée de souhaiter être une femme, et la femme… être un homme, en l’absence de tout appel intérieur, voire… d’un hurlement, d’une exigence incompressible pareille à une peine insoutenable.
Curieusement, ce n’est pas la norme qui confirme cette loi mais… la rupture avec cette norme qui nous guide, nous tire et nous ramène vers cette loi d’une nature-culture décidément têtue et qui plonge dans le désespoir celles et ceux qu’elle maltraite injustement ; nature-culture qu’il serait vain de dissocier jusqu’au divorce et tout aussi spécieux de dénoncer car après tout, un transsexuel est autant guidé par la nature que par la culture : celle de la civilisation auquelle il appartient et qui lui aura permis l’identification du mal qui le ronge ainsi que la possibilité d’une remise en cause encore impensable aujourd’hui sous d’autres tropiques ; la remise en cause d’un état de naissance qui, pour toute le monde, bafoue la liberté, et qui, pour quelques uns, est à l’origine d’une bévue qui frise la bavure, la nature pour seule responsable.
Qu’il soit alors simplement permis à chaque être humain d’être ce qu’il doit être et qui il doit être pour se tenir debout, fier et digne ! Même si on ira jusqu’à lui conseiller, s’il appartient à une minorité, d’éviter de s’attaquer frontalement à une majorité (1) sans pitié à l’endroit de ceux qui osent semer le doute quant au bien-fondé de son arrogance fruit d’une ignorance et d’un manque de compassion chroniques.
La vérité est un mille-feuilles, et rares sont ceux qui demandent du rab car, avec elle, on est très vite rassasiés.
1 - La stratégie qui consiste à conspuer la majorité afin de parvenir à trouver sa place en tant que minorité – et plus encore si cette minorité est privée de tout prestige et d’influence -, est une erreur que cette majorité fait payer très cher à quiconque s’obstine à vouloir la discréditer ; quant au choix d’une posture victimaire, déjà très sollicitée sans relâche depuis un bon bout de temps, il semblerait, aux dernières nouvelles, que l’on ait déjà capter et pomper de cette majorité toute l’attention compassionnelle dont elle est humainement capable. Par conséquent, il ne reste que quelques miettes qui combleront difficilement toute espèce d’appétit, pantagruélique de surcroît, de commisération générale pour une cause qui, pourtant, en vaut bien d’autres
Homme d’hier, femme d’aujourd’hui
« Dites-moi : vous avez été un homme, et puis, vous vous êtes fait opérer ; maintenant que vous êtes une femme, comment ça se présente pour vous ?
- Je ne me suis jamais sentie aussi seule. J’étais déjà pas très entourée quand j‘étais travesti, mais là, vraiment c’est le désert. La communauté homo me rejette. Quant à moi, je n’ai plus besoin d’elle maintenant que je ne suis plus pédé. Après mon opération, j’ai quitté Kévin. J’avais pas envie qu’il couche avec moi comme on couche avec une bête curieuse.
- Je pensais à une chose : vous avez été hétéro. Ensuite, vous avez été homo et puis, travesti. Aujourd‘hui, vous êtes une femme et donc, vous êtes à nouveau hétéro. C‘est ça, non ?
- Le jour où je me suis fait opérer, j’ai gagné en cohérence vis à vis de moi-même, c’est sûr. Mais ce que j’ai gagné d’un côté, je l’ai perdu de l’autre. Aux yeux de la société, je suis quoi ? Un homo, un hétéro, un travesti, un transsexuel ou bien… une femme ? Quand je couche avec un homme, qui suis-je aux yeux de la société ? Et puis, l’homme qui couche avec moi, qui est-il ? Et moi, qui suis-je si je ne sais pas qui est celui qui couche avec moi et pourquoi il couche avec moi cet homme qui ne sait pas lui-même. Il s’agit peut-être d’un excentrique… ou bien, d’un simple curieux. Moi, je suis sûre d’une chose : je suis une femme ! Quand je vivais avec Jacqueline, nous formions aux yeux de la société un couple hétéro : Jacqueline couchait avec moi parce que j’étais un homme. Quand je l’ai quittée pour vivre avec Kévin, aux yeux de la société, j’étais pédé ; Kévin était pédé et on nous reconnaissait comme un couple de pédés. Mais avec Kévin et… tout au fond de moi, je savais que cette situation était provisoire parce que moi seule, je savais qui je voulais être. Et maintenant voilà que je suis une femme ! Bien qu’on ne me considère pas comme telle, et même si… quand je couche avec un homme, eh bien cet homme, je le désire comme peut le désirer une femme. Mais cet homme, couche-t-il avec moi parce que je suis une femme ? Dans ce cas, pourquoi ne couche-t-il pas avec une femme qui l’a toujours été… femme ? Que vient-il chercher chez-moi ? Vient-il chercher un transsexuel parce qu’à ses yeux et aux yeux de la société je ne serai jamais vraiment une femme ? C’est vrai, je ne peux pas avoir d’enfants. Mais est-ce à dire que les femmes stériles ne sont pas des femmes ? Dites-moi ! Soyez honnête ! Vous… vous coucheriez avec moi… comme un homme couche avec une femme ?
- En ce moment j’ai pas trop la tête à ça.
- Le doute s’est installé en moi : le doute vis à vis des autres. Et ce doute, je ne parviens plus à m’en débarrasser. J’ai commencé hétéro, ensuite j’ai été homo puis travesti puis transsexuel ; après mon opération, enfin femme, j’ai cru réintégrer la communauté hétéro. Mais aux yeux de la société, j’ai perdu en cohérence, car cette société ne me considèrera jamais comme une femme. Demandez donc à celles qui le sont depuis leur naissance ! Demandez-leur et vous verrez ! Le doute, encore le doute. Oui, le doute en ce qui concerne mes partenaires. Je ne saurai jamais vraiment si l’homme qui couche avec moi me désire en tant que femme ; il se peut qu’il veuille me flatter en me reconnaissant comme telle. Mais lui dans son for intérieur, il sait pourquoi il couche avec moi, et pire encore, il ne le sait peut-être pas. Tout ce qu’il sait c’est qu’il me désire. Mais il peut très bien s’agir d’un hétéro qui veut savoir l’effet que ça fait de coucher avec un transsexuel : un curieux, quoi ! Il me regarde peut-être comme une forme… comme une espèce hybride.
- Ne leur dites rien : « Ni vu ni connu » genre…
- Tôt ou tard, il le faudra bien. Alors, aujourd’hui je ne sais plus ce qu’on vient chercher chez-moi. Vous voyez ! Le doute, encore le doute ! A quoi bon être qui on souhaite si tout autour de vous, tout contrarie et déforme l’image que vous avez de vous-même ! Alors, est-ce qu’il est plus important d’accepter d’être ce que les gens veulent que vous soyez, quitte à ne plus être ce que vous souhaitez être, ou bien, est-il plus important d’être ce que vous êtes réellement et même, si vous devez en souffrir ? Et puis, on peut toujours s’obstiner mais sait-on jamais qui on est et ce qu’on doit être et ce qu’il faudrait être ? Et les autres, ils peuvent toujours s’acharner contre vous mais savent-ils réellement ce qu’ils souhaitent ? Eux-mêmes, savent-ils réellement qui je dois être et qui ils sont ? C’est comme un combat. A la fin quelqu’un doit céder. J’imagine qu’il doit toujours y avoir un vainqueur et un vaincu ! Si je renonce à lutter, est-ce que je continuerai de souffrir ? Et si je m’obstine, cette souffrance aura-t-elle une fin ? C’est moi qui ai tout à perdre dans cette affaire. Alors, pourquoi ne me laisseraient-ils pas gagner ? Ils ne perdent rien sinon quelques préjugés. Mais… j’ai peu d’espoir : où est ma cohérence si je suis la seule à pouvoir l’expliquer cette cohérence… à l’intérieur… cohérence qui m’est refusée à l’extérieur ? Car à leurs yeux, je n’ai pas de sens ! Mais alors, comment vit-on dans ces conditions ? Aujourd’hui, je ne peux plus faire marche arrière. Je me suis fait couper… eh oui ! plus de zizi… plus rien ! Ma condition est irréversible et ce mal est donc incurable. Est-ce que j’ai bien fait d’aller jusqu’à l’opération ? Parce que… aujourd’hui, je suis là, plantée sur mes talons, femme mais seule et inutile. Quand j’y pense ! Tous ces efforts, en vain. Cette lutte acharnée, toutes ces années ! Cette lutte pour rien. »
Extrait du titre : « Paroles d’hommes » - chapitre 4 – Copyright Serge ULESKI. Tous droits réservés
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C’est Danny Laferièrre l’excellent écrivain canadien d’origine haïtienne, désormais académicien Français, qui l’écrit, ce qui compte avant tout dans un livre c’est le titre, l’accroche.C’est un expert dans le genre, son premier livre intitulé « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » lui avait valu une notoriété immédiate et fait fantasmer de nombreuses nymphomanes un peu cossardes.
Je ne sais pas si cette assertion vaut également pour les chroniques mais il n’est pas interdit d’essayer en jouant sur l’ambigüité sexuelle afin d’attirer le chaland libidineux avide de nouvelles expériences érotiques.
De Danny, le facétieux écrivain qui a troqué son pyjama pour le célèbre habit vert de ceux qui ne le sont plus à Najat Vallaud Belkacem, le rapprochement peut sembler hasardeux.
La Ministre du droit des femmes qui n’a pas cillé lorsque notre monarque a signifié sans ménagement à Valérie son licenciement sans préavis a pourtant un point commun avec l’auteur de ‘’Je suis un écrivain japonais’’.
Elle lutte avec acharnement contre les stéréotypes filles-garçons, et non pas garçons-filles, comme notre écrivain le faisait contre les clichés racistes dans son premier ouvrage, même si on peut préférer le sens de l’humour de l’un aux prêches soporifiques de l’autre.
Ne lui parlez plus de la théorie du genre dont elle vantait les vertus au mois d’aout 2011 dans 20 minutes en ces termes « La théorie du genre, qui explique « l’identité sexuelle » des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets »
Réflexion faite, en locutrice virtuose de la novlangue socialiste et des idées fumeuses qu’elle véhicule, Najat nous explique maintenant que la théorie du genre n’existe pas.
La preuve par l’absurde nous en est donnée par son compère Peillon qui nous précise qu’il est contre. Ce qui signifie qu’il refuse une théorie pas encore née et que dans ce cas précis, il est plutôt pour la contraception que pour la pilule du lendemain.
Alors pourquoi toute cette agitation hystérique autour de ce dispositif expérimental appelé l’ABCD de l’égalité pour ce qui serait, selon certains de ses défenseurs, que le b.a.-ba des bonnes manières entre elles et ils.
De quoi s’agit-il ? Là encore, il faut écouter l’égérie des reformes sociétales du gouvernement qui s’évertue à faire comprendre au public ignare que nous sommes qu’il ne s’agit que de lutter contre les stéréotypes sexuels ou mieux encore , selon le nouveau lexique solférinien, à déconstruire les stéréotypes de genre
Et pourtant la rumeur enfle, des parents crédules et peu éduqués, selon un député socialiste alsacien, adhérent au mouvement initié par Farida Belghoul, ancienne héroïne de la marche des Beurs, qui consiste à boycotter l’école un jour par mois.
Je ne veux pas prendre parti dans cette querelle au risque d’une ‘’exclusion du camp du bien’’ mais la population concernée par ce mouvement qui faisait l’objet de toutes les attentions du gouvernement qui recevait en retour leurs votes massifs pourrait finir par se lasser.
Fantasmes, manipulation politique, récupération des extrêmes ! S’égosille le ministre de l’éducation, soit, mais la gôche sociétale qui fait feu de tous bois pour faire oublier ses échecs économiques pourrait éviter de jeter de l’huile sur un feu qui couve depuis le ‘’mariage pour tous’’.
Nous assistons depuis quelque temps à un regain de créativité linguistique, notamment la judicieuse substitution préconisée du mot maternelle par première école afin de ‘’neutraliser la charge affective maternante » suggérée par une députée socialiste.
Pour ne pas être en reste, cinq sénateurs de la majorité ont déposé une proposition de loi en juillet 2013 visant à ouvrir l’assistance médicale à tous les couples infertiles, qu’il s’agisse d’une infertilité médicale ou “sociale’’.
L’infertilité sociale est une invention langagière dont j’ignore si elle fait sens comme dirait la porte-parole du gouvernement, mais elle peut contribuer grandement à bâtir un ‘’ en-commun’’ radieux.
Il faut que je vous fasse un aveu, je n’ai pas le talent de Dany Laférrière pour les titres, je n’ai fait que plagier l’intitulé d’une historiette figurant dans la bibliographie d’un rapport d’enseignants du syndicat SNUipp remis au Ministre afin de lutter contre l’homophobie dès l’école primaire.
Mais si vous préférez ‘’Mehdi met du rouge à lèvres’’ ou ‘’Papa porte une robe’’ libre à vous de les adopter ou de faire preuve de créativité pour enrichir la contribution inestimable de nos professeurs Diafoirus.
Des élèves âgés de 2 ans dans une école maternelle de Firmi, dans l’Aveyron (Illustration)
Crédit : AFP / Eric Cabanis
DÉCRYPTAGE – La rumeur sur la « théorie du genre » a poussé Vincent Peillon à demander la convocation des parents qui n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école. Retour sur cet emballement.
La rumeur de la « théorie du genre » s’est propagée à toute vitesse, à tel point que Vincent Peillon a du réagir. Le ministre de l’Éducation a envoyé une lettre aux chefs d’établissements scolaires, qui devront convoquer les parents qui ont retiré leurs enfants de l’école, par peur de cette rumeur selon laquelle cette théorie serait enseignée à l’école.
Tout s’est accéléré en une journée. Des SMS ont été reçus par des parents en leur demandant de ne pas envoyer leurs enfants à l’école. Le motif ? Les professeurs « vont enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon, mais qu’ils choisissent de le devenir ! Sans parler de l’éducation sexuelle prévue en maternelle à la rentrée 2014, avec démonstration », détaille le message.
Une théorie mise en avant avec la Manif pour tous
« Cette rumeur mensongère », comme la qualifie Vincent Peillon, est l’initiative de l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste controversé Alain Soral. Elle est à l’origine de cette campagne baptisée « Jour de retrait de l’école » et était présente lors de la manifestation anti-Hollande baptisée « Jour de Colère ». L’appel au boycott lancé depuis la semaine dernière a été relayée par le groupuscule d’Alain Soral, Égalité et réconciliation.
Le terme de « théorie du genre » avait déjà été évoqué par les opposants les plus radicaux au Mariage pour tous, comme Alliance Vita et la Manif pour tous. L’Observatoire de la théorie du genre explique que le programme ABCD de l’égalité, promu par le ministère de l’Éducation nationale dans le cadre de la loi sur l’égalité hommes-femmes, est « une porte ouverte sur la théorie du genre à l’école ».
La théorie du genre, différente des Gender studies
Sur son site, l’organisation ajoute que cette mesure « a empiété sur le renforcement des savoirs fondamentaux, sans doute au détriment des compétences de bases nécessaires aux élèves pour leur réussite scolaire et professionnelle future ».
Mais la théorie du genre est avant tout confondue avec une série d’études universitaires faites aux États-Unis réalisées dans les années 70. Connue sous le nom de « gender studies », ce champ d’étude vise à comprendre comment naissent les inégalités sociales entre les hommes et les femmes.
Plusieurs domaines comme la politique, l’art, l’histoire et la philosophie ont ainsi été analysés. Même si les résultats ont donné lieu à des débats entre chercheurs, la théorie du genre n’a jamais eu sa place en politique. Elle s’est toujours cantonnée à un domaine d’études universitaires.
Des élèves âgés de 2 ans dans une école maternelle de Firmi, dans l’Aveyron.
Crédit : AFP / Eric Cabanis
Plusieurs écoliers ont manqué dans les classes lundi 27 janvier, retenus par leurs parents engagés contre la « théorie du genre » et appelés au boycott via des SMS.
De nombreux élèves étaient absents des classes lundi 27 janvier. Pas pour des raisons médicales ou des grèves de professeurs, mais à cause de SMS appelant au boycott envoyés aux parents d’élèves.
Selon Le Parisien de mardi 28 janvier, ils auraient reçu des messages propageant une rumeur sur l’enseignement d’une « théorie du genre » à l’école.
Les écoliers retirés des classes par leurs parents…
« L’Éducation nationale va enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l’a voulu mais qu’ils choisissent de le devenir. Avec desintervenants homos et lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses… », serait l’un d’entre eux, selon le quotidien.
Et la rumeur a fait son effet, même si l’inspecteur d’Académie du Doubs, Patrick Mellon, parle d’un élan qui « reste marginal », dans les colonnes del’Est Républicain. À Meaux (Seine-et-Marne), le journal parisien compte 20% d’absents parmi les écoliers de la zone urbaine sensible de Beauval et 40% à l’école primaire Binet.
Ces messages sont attribués aux opposants de la théorie du genre et plus précisément à Farida Belghoul, proche d’Alain Soral. Elle a appelé à une « Journée de Retrait de l’École » sur un site internet.
… à cause d’une rumeur sur la « théorie du genre »
On a rarement vu les classes à moitié vides à cause des parents et non des professeurs. Surtout que les raisons se basent sur une rumeur concernant la « théorie du genre ». Plusieurs fausses idées circulent à propos de cette théorie, notamment autour des « ABCD de l’égalité à l’école » :
Il y a un enseignement obligatoire de la théorie du genre
C’est la première intox qui nourrit les opposants. Il n’y a pas de théorie du genre enseignée à l’école, premièrement parce qu’il n’y a pas de théorie du genre du tout. Comme le souligne le site duMonde.fr, il existe un réel amalgame entre lesgender-studies, discipline universitaire née dans les années 1960 – 1970 aux États-Unis, et la politique du gouvernement qui vise à lutter contre les inégalités hommes-femmes.
Les enseignants vont empêcher les filles de jouer à la poupée et les garçons aux petites voitures
Cette intox découle directement de l’existence supposée d’une théorie du genre. L’Éducation nationale, avec son programme »ABCD de l’égalité à l’école », vise à expliquer aux enfants que différence ne rime pas avec anormalité. Comme a tenu à le repréciser le ministre de l’Éducation Vincent Peillon à la suite de cette « journée de retrait de l’école ».
Le but est de combattre les stéréotypes et ainsi de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes vis-à-vis de leurs orientations futures, scolaires, professionnelles… Les journalistes du Monde rappellent ainsi que cette politique d’éducation existe depuis la loi de 1989 et qu’elle est un principe fondamentalde l’Union Européenne.
Les enfants vont apprendre à se masturber en primaire
Cette idée, relayée par le siteÉgalité et réconciliation, est en fait née d’unrapport publié par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) en 2008, commandé par le gouvernement espagnol et le bureau européen de l’OMS.
Il vise à « promouvoir la santé sexuelle et à développer ou adapter des programmes d’éducation sexuelle à différents niveaux de développement et de formation ». Non pas à apprendre des pratiques sexuelles aux enfants. « Dans sa version en vigueur depuis 2004, le code de l’éducation indique qu »une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogènes’ », précise Le Monde.fr.
Les députés ont massivement voté en faveur du projet de loi sur l’égalité femmes-hommes, en première lecture ce mardi.
Le 31 janvier 2014, à l’occasion du sommet franco-britannique, François Hollande déclare sur la théorie du genre à l’école : «Ce qui est du devoir du gouvernement c’est d’assurer la sécurité, de faire en sorte que l’école puisse garder son caractère laïc et égalitaire (…)». Le seul fait que le chef de l’Etat doive fournir des justifications vaseuses aux délires de son gouvernement montre que La Manif Pour Tous a marqué des points.
De fait, il reprend à sa charge le langage pipé de Vincent Peillon qui déclarait trois jours plus tôt à l’Assemblée Nationale sur le ton de l’indignation feinte : « L’école de la République n’enseigne absolument pas la théorie du genre. Elle enseigne l’égalité de tous les points de vue ». Le mot piégé est lâché :«égalité». Car faites attention, l’égalité de Vincent Peillon n’est pas celle qu’on croit. A nouveau, il tord le cou au sens d’un pour masquer son coup tordu.
François Hollande le sait, et devant la levée en masse de La Manif Pour Tous, mouvement populaire qui démontre ce 2 février 2014 à Paris, à Lyon et en Europe, qu’il s’inscrit dans la durée, le chef de l’Etat n’a plus d’autre alternative que de clarifier l’action législative de son gouvernement au regard de la théorie du genre, dont l’idéologie politique avance masquée derrière l’ambiguïté de ses ministres.
Or, c’est bien de l’ambiguïté du mot « genre » lui même, que pendant ces 15 dernières années, cette idéologie nocive s’est nourrie en prétendant détruire, sans le dire ouvertement, la sexualité et la famille, ressenties comme obstacles à l’émancipation fratricide de l’individu. Il est à ce propos utile de rappeler les termes des débats lors de la conférence mondiale sur la place des femmes dans la société, organisée à Pékin en 1995 sous l’égide de l’ONU :
Lors de cette conférence et lors de la rédaction finale de ses documents, on fit usage du terme « gender », sans spécifier à quoi il se référait ; après plusieurs débats et objections de la part de certaines délégations, notamment celle du Saint-Siège, il fut convenu que le terme « gender » devait être entendu selon « son usage normal et généralement accepté ». Toutefois, le manque de définition officielle ouvrit la porte à une ambiguïté de fond qui permettait d’employer ce terme selon les visions anthropologiques les plus diverses.
Ainsi, selon la conception anthropologique de celui qui l’emploie, le mot « genre » acquiert des connotations différentes. Il n’est même pas évident de savoir quand on se réfère à une « idéologie du genre » ou quand ce mot exprime des approches typiques des sciences sociales qui en ont historiquement introduit l’usage.
L’ambiguïté avait été intentionnellement recherchée à Pékin, pour profiter d’un concept plus ample et obtenir ainsi le consensus. A cette époque, le Saint-Siège avait émis des réserves et avait estimé opportun d’ajouter une autre directive plus précise d’interprétation, dans laquelle il dissociait clairement le déterminisme biologique rigide, de l’idée folle selon laquelle l’identité sexuelle est « indéfiniment manipulable ».
Or, entre 1995 et 2014, les agences internationales ont développé une interprétation lourdement idéologique du « genre », soutenue par un lobbying économique intense qui voit dans cette théorie un levier pour faire avancer la dérégulation des économies nationales au profit de la mondialisation.
Voilà pourquoi, lorsque Vincent Peillon, et par contre-coup François Hollande, défendent «l’égalité», il ne s’agit plus de l’égalité républicaine de 1789, ni de celle du Général de Gaulle de 1958, mais ils défendent un autre concept d’égalité qui puise aux sources idéologiques de la « théorie du genre ». Où est la nuance ? Elle est de taille :
En effet, la théorie du genre prétend détacher la sexualité de la donnée anthropologique fondamentale de la personne. Il en résulte un refus d’être identifié à son sexe et pour finir une séparation du sexe par rapport au genre, comme si la nature emprisonnait toujours la liberté personnelle et entravait le développement culturel et historique. Ainsi, l’homme et la femme ne pourraient être égaux qu’à la condition qu’ils renoncent l’un et l’autre à leur identité sexuelle, qui selon ces idéologues induit des comportement stéréotypés, culturellement appris et socialement reproduits.
L’éducation à l’égalité à laquelle fait référence Vincent Peillon vise donc à lutter contre les comportements des enfants, dès avant l’âge de 3 ans, à leur interdire les comportements induits par l’expression de leur identité sexuelle, et in fine à leur imposer une vision construite idéologiquement de l’uniformité des genres.
Si on se réfère à « l’ABCD de l’égalité », nouvelle initiative controversée de Vincent Peillon, celle ci argumente essentiellement sur le fait qu’on observe des comportements différenciés entre les filles et les garçons lorsque les enfants sont laissés à une certaine liberté. Il faudrait alors interdire ces différences, car elles préfigureraient des comportements sexistes futurs, puis des inégalités entre hommes et femmes à l’âge adulte. Une vision purement idéologique de l’égalité qui en pratique conduit à détruire la personnalité de l’enfant, conduit à nier le rôle des parents, et finalement à construire le plus mauvais meilleur des mondes.
A force de déformer le sens des mots, les idéologues du parti socialiste ont fini par mettre François Hollande en difficulté, car une égalité peut en cacher une autre. Les tentatives de justifications vaseuses du gouvernement et du chef de l’Etat en ce début d’année 2014 démontrent que La Manif Pour Tous a marqué des points. ONLR !
Théorie du genre : j’explique la sexualité à l’école, dessiner un pénis n’est pas choquant
LES PLUS. Entre le boycott des parents d’élèves et la « théorie du genre », la question de la sexualité à l’école fait débat. Faut-il changer nos manières de l’aborder ? Christine Fenot, conseillère conjugale chargée des animations au Planning Familial, intervient dans les classes. Du stérilet au dessin de nus, elle nous explique en quoi ça consiste.
Un médecin montre une malette de démonstration contenant différents contraceptifs féminins. (DIDIER PALLAGES/AFP)
En tant que conseillère conjugale et chargée des animations en milieu scolaire, mon rôle est d’apporter aux jeunes une éducation populaire autour de la sexualité.
Mes interventions ne sont ni choquantes, ni mal placées. Ces jeunes de 14-15 ans sont en pleine puberté. Ils ont besoin d’en parler et d’échanger. Il ne s’agit absolument pas de les pousser à avoir des rapports sexuels, mais simplement de les informer.
Au cours d’interventions d’environ deux heures, les élèves de 4e et 3e ont l’opportunité de poser toutes les questions qui les taraudent et qu’ils n’ont pas toujours envie d’aborder avec leur famille, leurs professeurs ou les infirmières de l’école.
Je suis systématiquement bien accueillie par les élèves. C’est un sujet qui les intéresse véritablement.
Dessine-moi un sexe
À chaque début d’intervention, je tiens à faire un rappel anatomique. Poils qui apparaissent, seins qui poussent, sexes qui changent, le corps de ces jeunes est à cet âge en pleine transformation. Ils ne sont plus des enfants et pas encore des adultes.
Pour qu’ils en prennent conscience, je leur demande de se dessiner : les garçons esquissent les filles et inversement. Il y en a toujours qui sont très à l’aise et ont une vision assez réaliste du corps de l’autre. Certains, en revanche, sont beaucoup plus ignorants. À la question « combien y-a-t’ il d’orifices dans le sexe d’une femme ? », certaines réponse sont assez farfelues.
Je finis donc par réaliser un croquis sur le lequel je leur explique tout en détails et sans tabou. Pénis, seins, vagin, j’appelle un chat un chat.
Arrêtez de regarder des émissions de télé-réalité
Lorsque je travaille avec un professeur ou une infirmière, j’aime que ces derniers préparent en amont avec la classe une série de questions. Elles sont écrites anonymement sur un bout de papier. C’est souvent le moment où la classe est la plus dynamique. Les élèves se lâchent.
Il n’y a pas que des questions pertinentes, mais je pars du principe qu’il n’y en a pas de mauvaises. Les seules que j’élimine sont celles qui sont grossières.
Alors qu’est-ce qui intéresse nos adolescents ? Les questions les plus fréquentes sont celles qui concernent les premiers rapports sexuels : « Est-ce qu’on souffre quand on perd sa virginité ? », « Perd-on beaucoup de sang ? », « C’est quoi une fellation ? »
Ils s’interrogent aussi sur les maladies, les IST, la contraception ou l’homosexualité. Certains sont plus pudiques et je le respecte.
Évidemment, il m’arrive d’être étonnée par les connaissances de certains, en particulier ceux qui ont visionné des images pornographiques. Je leur dit aussi qu’il faut arrêter les émissions débiles de télé-réalité sur des histoires toujours plus improbables les unes que les autres.
« Pourquoi dans certaines religions, il est préférable de rester vierge ? »
Il arrive que l’on joue à « Câlin malin », c’est un jeu de société qui fonctionne un peu comme un jeu de l’oie. Les adolescents sont en équipe et doivent répondre à un maximum de questions pour gagner.
J’inscris aussi des questions au tableau pour lancer des débats. « Une fille peut-elle faire de la mécanique ? », « Une fille avec une jupe très courte, est-ce un appel à la sexualité ? ». Il y a beaucoup de réactions sur ce genre de sujets. Parfois les garçons s’écrient que « c’est une provocation », que c’est un accoutrement de « pute ». Je leur réponds que c’est une mode et qu’eux aussi suivent des tendances du même style, comme de laisser dépasser son caleçon du jean.
La question de la virginité fait elle-aussi débat. « Pourquoi dans certaines religions, il est préférable de rester vierge ? », « Comment cela se fait-il que les hommes n’aient pas à prouver leur virginité ? »
J’essaye de recadrer le débat, de rester la plus neutre possible
Faux pénis en caoutchouc et stérilet
Pour rendre ces interventions ludiques, j’ai toujours ma petite trousse à portée de main. Je fais ainsi circuler dans la classe différents moyens de contraception. Ils ne savent pas toujours à quoi cela ressemble et comment les utiliser, notamment le stérilet. Ils me demandent comment ça se met.
Concernant l’utilisation du préservatif, ma démonstration varie selon les établissements. Je me souviens que dans une école, la principale m’avait demandé de ne pas trop en faire car une sage-femme avait déroulé un préservatif sur un faux pénis en caoutchouc pour expliquer. Les élèves avaient été particulièrement choqués par le geste.
Le problème vient aussi des parents
Pour moi, toutes ces rumeurs sur la « théorie du genre » sont un faux débat. Nous ne parlons pas de sexualité, mais de sexualités avec un « s ». Ce n’est pas parce qu’on parle d’homosexualité à l’école que votre enfant va devenir homosexuel.
Entre le mariage pour tous et la « théorie du genre », les adolescents ont du mal se forger leur propre opinion. Je crois que le problème vient aussi des parents. C’est peut-être parce qu’ils ne sont pas eux-mêmes au clair avec leur sexualité qu’ils veulent qu’on arrête d’en parler. Nous sommes tous sexués.
J’ai déjà fait des réunions avec les parents pour les rassurer. Selon moi, ce genre d’interventions devrait être plus fréquentes.
Je dirais même que nous abordons la sexualité trop tardivement. Aujourd’hui, la puberté est de plus en plus précoce. J’ai eu l’occasion d’intervenir dans une classe de CM2 et j’ai été impressionné par leur réactivité. De toute ma carrière, je n’ai jamais vu autant de doigts levés. C’était étonnant.
Je ne suis pas fermée à quelques évolutions. Pourquoi ne pas parler des différences entre le corps féminin et masculin en maternelle ? Il ne s’agirait pas de parler de sexualité, mais de réflexions anatomiques avec des schémas simplifiés.
Propos recueillis par Louise Auvitu
Sur le web: « Théorie du genre »: Hollande fustige des rumeurs « totalement infondées » – 31/01
Enfant roi et théorie du genre : un mélange explosif
La collision est inévitable. Elle a déjà commencé. D’une part le règne de l’enfant roi est solidement installé. Aujourd’hui tout tourne autour de l’enfant. La famille nucléaire a glissé du centrage sur les parents en tant que pôle de référence réelle : géniteurs, protecteurs. nourrisseurs et éducateurs, au centrage sur l’enfant en tant que projet hypertrophié et harassant.
Le règne de l’enfant-roi
Les signes de ce règne sont nombreux. D’abord le petit nombre d’enfants engendrés par les couples. Un, deux, voire trois enfants contre six, sept, huit ou plus il y a un siècle ou deux. Moins d’enfants signifie que la perte d’un seul est un risque plus grand pour l’espèce aujourd’hui qu’hier. L’enfant est donc plus valorisé, avec des recherches pédagogiques pointues, des livres et jeux éducatifs représentant un réel créneau économique, une place de chaque individu plus grande au sein de la famille. Le nombre de divorces, l’enjeu que sont les enfants en cas de séparation, les familles recomposées ou monoparentales, accentuent le fait que l’organisation des adultes tourne non pas autour d’un projet familial moribond mais autour des enfants. Sans parler des questions scolaires accaparantes, des activités parascolaires chronophages, des dangers de la société moderne – de la rue à internet.
L’enfant-roi est au centre de la société. Son pouvoir d’achat direct ou par l’entremise parentale en est un indice économique, sa volonté souvent moutonnière de faire élire tel produit formaté à la Star’ac en est un indice culturel, l’aggravation des questions sexuelles en terme de répression ou de libéralisme en est un indice moral. En tant qu’enfant-roi les limites qui prévalaient se sont effacées. Ces limites provenaient en partie de la grandeur de la fratrie. Une famille nombreuse oblige à trouver une place limitée et à y exceller, à respecter une hiérarchie d’âge, à avoir des préférences, des affinités ou des alliances hors de l’omniprésence parentale. A un ou deux enfants par couple cela n’existe plus et l’on se trouve dans une polarisation parents-enfants extrême.
Les relations se construisent alors sur un modèle unique et sur un même rapport de force pendant toute l’enfance et l’adolescence. Les seules aires de repos sont extra-familiales. Elles n’offrent donc pas la même solidité que celles tissées au sein de la famille. On voit des adolescents traitant leurs parents en copains, et les parents accepter cela pour éviter d’être une fois de plus en conflit, puisqu’il n’y a pas d’autre dérivatif que cette relation monolithique. L’enfant-roi a le pouvoir au sein de la famille. Il dicte ses règles, ses horaires, ses envies, sans être trop contrarié. Il n’apprend pas ses limites ni la hiérarchie naturelle des âges ou de la chronologie de l’apparition et de l’expérience. Il croit tout savoir comme ses profs ou ses parents. Il n’est plus humble et donc ne sait plus apprendre.
Le genre, ou l’illimité des possibles
Sur ce tableau arrive la théorie du genre, qui dit en résumé ceci, dans la foulée de Simone de Beauvoir : le genre sexué n’est pas un déterminisme, c’est un choix individuel. Cela signifie que l’on décide si l’on est une femme ou un homme. Cette théorie étant appliquée sur des cobayes enfants, on laisse ceux-ci disposer de leur identité dès l’âge de quatre ou six ans, comme s’ils étaient adultes et surtout comme s’ils avaient les moyens de choisir.
Or pour choisir il faut des références : qu’est-ce qu’être homme, qu’est-ce qu’être femme ? Où sont ces références si justement on les nie et si les parents ou les adultes ne les incarnent pas ? Le choix que l’on donne aux enfants est simplement impossible. Impossible et profondément perturbant et ne peut que déboucher sur une inhibition et une forme de castration du pouvoir par l’excès même de ce supposé pouvoir(trop de choix tue de choix). Il y a en effet excès – le fait de demander à un enfant de six ans de choisir son genre sexué – alors pourtant qu’il n’y a pas de magie dans la baguette de pouvoir, c’est-à-dire pas de représentation possible puisqu’il n’y a plus de référent.
Dans les crèches dites « égalitaires » on fait jouer les garçons avec des poupées et les filles avec des camions. C’est tout ce que l’on a trouvé pour donner des représentations masculines et féminines. Ce ne serait que caricatural et dérisoire si ce n’était en même temps profondément destructeur des structures anthropologiques qui façonnent l’humanité depuis des millions d’années. Le choix de références qu’impose la société féministe aujourd’hui est le camion ou la poupée, ou encore l’hétérosexualité ou l’homosexualité. Cela se comprend aisément quand on écoute la ministre des droits des femmes (et pas des hommes) Najat Vallaud-Belkacem, la Robespierre féminine, qui dit aux filles que l’égalité c’est faire maçonnes, et aux garçons c’est faire puéricultrices (vidéo ci-dessous). Tout ceci est posé en terme de « droits ». La théorie du genre est particulièrement perverse et dangereuse en ce qu’elle évacue toute notion de contrainte.
La stupidité et l’enfermement idéologique éclate ici au grand jour. Pourquoi y a-t-il plus d’hommes maçons que de femmes ? C’est d’abord une question de force physique, puis de conditions sociologiques où traditionnellement l’homme qui s’exile pour trouver du travail là où il y en a. En Norvège, ce genre de programme volontariste qui visait à mener les femmes dans les travaux du bâtiment a totalement échoué, et le gouvernement à fermé les subventions aux idéologues du genre.
L’explosion à venir ou le réveil des hommes
L’enfant-roi sans limites, se gouvernant sans plus d’autres balises qu’un rapport de force – soumettre ou être soumis – et la théorie du genre conférant un supposé pouvoir illimité sur soi – celui de choisir d’être femme ou homme, indépendamment de la biologie et de ses contraintes – se sont aujourd’hui rencontrés. Deux concepts fonctionnant sur la suppression des limites, la dénégation des formes collectives d’identité et les marqueurs catégoriels, et donnant tout pouvoir à l’individu. La seule limite est aujourd’hui la sanction pénale du comportement puisqu’il n’y a plus de morale normative.
Le risque à venir est que les garçons tenteront un jour de reconquérir ce qui a toujours fait leur identité : la force. Les hommes ayant comme fonction essentielle dans l’espèce la protection – les femmes ayant fondamentalement celle de la reproduction – on ne pourra faire l’économie de cette quête d’identité puisque les référents du choix seront annulés, voire criminalisés comme pour les comportements masculins.
On peut certes dire que la société moderne offre davantage de possibles que la préhistoire. L’homme peut être protecteur ou protégé, guerrier ou nounou, etc. Oui, c’est vrai, et cela a toujours été. Mais la construction intime et la puissance individuelle ne peuvent faire l’économie de schémas simples comme celui du héros.
Le réveil du masculin pourrait être très explosif. Quand surviendra-t-il ? Dans ce siècle probablement. Ce réveil, sans l’éducation masculine qui doit être donnée aux hommes pour organiser leur force, pourrait être dévastateur. Il est possible que d’autres cultures contribuent à ce réveil car les hommes ne sont pas partout aussi soumis à la féminisation qu’en occident. Ce réveil pourrait se produire par une augmentation de la criminalité masculine spécifiquement orientée contre les femmes, perçue comme cause de leur limitation dans une projection des frustrations, ou par une modélisation sur des représentations extrêmes allant jusqu’au fascisme ou un retour aux bandes violentes. Le fascisme s’est développé à une période où les pères étaient manquants : morts à la Grande guerre, émigrés, dans les mines, entre autres. Des images compensatoires extrêmes se sont développées. Ce n’est pas par hasard qu’aujourd’hui, époque de pères manquants, Vincent Peillon, ministre de l’éducation, parle d’imposer une nouvelle religion laïque et se réfère à un modèle aussi extrémiste que Robespierre.
Le réveil des hommes pourrait aussi se produire par un refus du couple et du partage avec le féminin – aujourd’hui déjà, près de 20% des hommes de cinquante ans n’ont pas d’enfants ou n’ont jamais vécu en couple selon l’Insee en France. Enfin on pourrait aussi assister à une grande dépression masculine, à une sorte d’implosion : les hommes, moralement et socialement castrés et inutiles, sans projet et sans plus d’image positive d’eux-mêmes, deviendrait la cause d’un enrichissement démesuré des psychiatres et thérapeutes en tous genres, d’échecs scolaires et professionnels, et d’une démission sociétale à grande échelle. C’est déjà le cas. Le déficit d’hommes responsables aujourd’hui est le signe que l’implosion a commencé. Mais comme une supernova se contractant sur elle-même avant de s’expanser brutalement, on peut encore avoir le rebondissement et l’explosion.
On voit ici un peu mieux l’enjeu de la déconstruction des théories misandres féministes. Mes discussions avec des femmes divorcées, assurant l’éducation des enfants, et dont l’ex-mari est devenu fantomatique, m’amènent à poser une question brutale et sans complaisance : où sont les hommes ? J’y reviendrai.
Lire aussi :Sexualité(s) à l’école : la France est devenue folleImage2 : film Le démantèlement ; 3 : film Alamar ; 4 : Garde de fer fasciste.
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Sexualité(s) à l’école: la France est devenue folle
05 FÉVRIER 2014
Sexualité(s) à l’école: la France est devenue folle
«Quelles sont tes pratiques sexuelles? Buccale? Anale? Vaginale? Avec des hommes? Des femmes? Avec les deux? Autres?» C’est le tableau de la diversité sexuelle proposée par le gouvernement aux enfants dès onze (11) ans. Sous prétexte d’éducation sexuelle et d’idéologie du genre les profs sont aujourd’hui contraints de parler très tôt des aspects les plus minoritaires de la sexualité, voire d’inciter des gamins pré-pubères à oublier leurs livres pour mettre la main dans leur slip, avec la bénédiction de l’autorité pédagogique.
Le reniement des ministres
Le gouvernement français se trouve empêtré dans une controverse qu’il aurait mieux valu qu’il évite. Il en est réduit à mettre hors ligne le site web litigieux Ligne azur qui contenait des documents comme celui-ci(image 1, cliquer pour agrandir), copie d’écran archivée avant sa disparition. Le site estégalement archivé ici. A lire attentivement pour réaliser à quoi aboutissent le féminisme et la pseudo-égalité.
Il apparaît clairement que l’indifférenciation des genres est enseignée au titre d’apprentissage de l’égalité et d’une «éducation personnelle» de l’enfant, «en complément à l’éducation parentale». Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes a décrété que lesdits droits passent par une mise en avant démesurée de l’homosexualité et des pratiques qu’un enfant n’imagine même pas. Même si aujourd’hui elle se rétracte sans élégance en affirmant que le genre n’existe pas et qu’elle ne l’a jamais rencontré, sa politique est entièrement tournée vers la démolition des identités des enfants – ceux-ci étant plus manipulables que les adultes. Elle utilise à ses fins l’école de la République, devenue le fer de lance d’une idéologie sectaire hétérophobe.
Son collègue Vincent Peillon, qui affirme ailleurs qu’il faut terminer le travail d’éradication du catholicisme et prétend instaurer une nouvelle religion laïque, selon ses propres termes, s’est également renié sur le même sujet alors qu’il écrivait le 4 janvier 2013 une lettre aux recteurs insistant fermement sur la nécessité de «relayer avec la plus grande énergie» le site Ligne azur qui contient clairement un appel à questionner l’identité de genre (image 1). Ce gouvernement n’a plus le courage de ses opinions tant elles sont incitatives à la déconstruction des valeurs qui permettent aux garçons et aux filles de créer leur univers, de se rencontrer dans leurs différences et – peut-être – d’appeler unjour au désir qui permet la reproduction de l’espèce. Certains parlent avec excès mais non sans un humour acide de la politique socialiste comme d’un crime contre l’humanité. En tous cas les idéologues sectaires du think tank Terranova et LGBT s’en donnent à coeur joie.
Hétéros, out!
Examinons maintenant un autre document: l’affiche de la Ligne Azur qui figure sur le site du gouvernement et qui concerne bien l’identité de genre. On va voir ici que le gouvernement fait une intrusion dans la conscience des jeunes pour inspirer leur sexualité. Le matraquage scolaire a commencé. Cette affiche consiste en une image, un point d’interrogation, et un titre suivi des coordonnées de la Ligne azur. L’image(No 2, cliquer pour agrandir) est significative de l’intention du gouvernement.
Sur ce point d’interrogation il y a 34 items en couleurs ou en noir. La norme de comportement sexuel dominante à environ 95% de la population, soit l’hétérosexualité, n’est citée qu’une seule fois et pas sous sa dénomination: on lit «fille + garçon», en petit. Par contre l’homosexualité féminine (lesbiennes ou fille-fille) est mentionnée deux fois, l’homosexualité masculine quatre fois et la bisexualité quatre fois. Le gouvernement voudrait orienter les jeunes générations vers l’homosexualité ou la bisexualité qu’il ne s’y prendrait pas autrement. A moins qu’il ne se fabrique une réserve de chair fraîche pour ses ébats discrets, puisqu’il se refuse à toute discrimination de finalité normative et qu’au fond les questions posées sur la fiche d’orientation (image 1)montrent une totale équivalence de toutes les pratiques. On voit même mentionnés des «autres» dont on se demande de quoi il s’agit. Peut-être son chien? Par ailleurs, dans la colone «sexe social» on voit Androgyne. Or l’androgynie n’est pas un genre puisque selon wikipedia: «Un ou une androgyne est un être humain dont l’apparence ne permet pas de savoir à quel sexe ou genre il/elle appartient.» La confusion à ce niveau ne peut être fortuite. Il y a une intention.
La question n’est pas l’homosexualité en elle-même, qui concerne ceux qui s’y sentent bien. J’ai toujours défendu une grande liberté et je ne souhaite pas entrer dans un moralisme sexuel que je laisse aux féministes. Je souhaite que les personnes homosexuelles vivent en paix et heureuses, si possible. Mais la question ici est dans l’incitation ou le prosélytisme. La religion laïque de Vincent Peillon serait donc homosexuelle. Ce qui est simplement inenvisageable en terme de survie de l’espèce. Et ce qui va provoquer tôt ou tard une réaction de rejet tant la pression est violente et agressive de la part de la secte rose.
Le mot-mystère de Clitorina Vaginovskaïa
Enfin l’implication du gouvernement dans la sexualité des gens, et son soutien aux sexualités non reproductives, va encore plus loin hors du cadre scolaire. En effet,une brochure pour les lesbiennes intitulée «Tomber la culotte» a été éditée grâce ausoutien financier de l’IPNES(Institut national de prévention et d’éducation pour la santé). L’image 3 dessinée par Sarah Fisthole en est extraite. On voit les différents lieux de jouissance périnéale et péri-vaginale avec des points comparatifs en terme d’intensité de la jouissance.
Mais ce que l’on voit aussi c’est d’une part c’est le titre: Flipper Geisha. Madame Vallaud
Belkacem apprécie peut-être qu’une représentation de prostituée jouissant (une geisha) orne une publication approuvée par le gouvernement, dans lequel elle se profile comme la mère fouettarde de la pudeur. On voit aussi la boule de flipper devant ce vagin ouvert, associant le sexe de la femme et son plaisir à un jeu électronique de bar. On pourrait aussi l’illustrer avec une cible comme pour le tir au fusil tant qu’on y est. Très bon pour l’image des femmes et la prévention du viol, ça.
Que Charlie publie une telle image, on en rirait. Et j’espère que cela donnera des idées aux lesbiennes en panne de jouissance. Mais que le gouvernement soit impliqué est incompréhensible car il ne s’agit plus ici de la santé.
Enfin en page 23 (image 4) un jeu de mot-mystère rédigé par «Clitorina Vaginovskaïa» va du bâillon au vibro en passant par la cravache et le martinet.
Les français seront très heureux d’apprendre à quoi leurs impôts sont utilisés par ce gouvernement de pornocrates. Vive le progrès.
Le féminisme, à l’origine de ce délire, est l’arme de destruction massive d’une société suicidaire et culpabilisée.
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L’annonce n’a pas fait la une des médias. Pourtant l’événement est majeur et d’actualité quand on sait que la France par exemple a mis l’enseignement de la théorie gender au programme scolaire. Cela alors qu’il n’y a aucune démonstration scientifique, aucun débat public sur la question, et aucune urgence à décerveler nos chères têtes blondes et brunes. On leur apprend qu’à la différence de l’identité sexuelle, le genre ne serait pas inné.
Laissée pour morte
Ainsi le Bulletin Officiel du 30 septembre 2010 précise, sous masculin/féminin: «Ce thème vise à fournir à l’élève des connaissances scientifiques clairement établies, qui ne laissent de place ni aux informations erronées sur le fonctionnement de son corps ni aux préjugés. Ce sera également l’occasion d’affirmer que si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée. A l’issue de cet enseignement l’élève devrait être capable d’expliquer (…) le déterminisme génétique et hormonal du sexe biologique, et de différencier ainsi identité et orientation sexuelles».
Retour sur l’événement. Il s’est produit en Norvège. Suite à l’enquête menée par Harald Eia, le scandale de la théorie du genre a éclaté au grand jour et est devenu une affaire nationale. Au point où le gouvernement a décidé d’annuler les subventions aux études de genre et aux associations qui en font la promotion! La théorie du genre a été flinguée et laissée pour morte dans le caniveau dont elle n’aurait jamais dû sortir.
Cette théorie a été portée par des lesbiennes américaines qui y ont vu un moyen de changer la société à leur profit. Le modèle de référence étant l’hétérosexualité et la différenciation sexuelle, il fallait démolir ce modèle. Avec une double intention: ne pas assumer leur homosexualité comme une différence, et dévaluer au passage l’identité masculine. Aux Etats-Unis, Judith Butler, féministe homosexuelle, a largement diffusé cette théorie, en particulier dans les milieux universitaire. Elle est cautionnée par son université (Berkeley), comme d’autres études de genre sont cautionnées dans les université suisses. Les politiciens et les recteurs d’université se sont volontairement inféodés à la Féminista.
Rappel rapide: la théorie du genre affirme que la biologie n’a aucun lien avec la définition du masculin et du féminin, qui ne seraient que des constructions sociales et culturelles. Corps et culture sont découplés, dissociés, comme une sorte de schizophrénie intellecuelle. Toute différence est niée, le corps est refusé. Sauf, étonnement, quand il s’agit d’accuser les hommes d’une supposée mise en esclavage des femmes et de leur attribuer toute la charge du mal de la planète. Un des résultats de cette théorie est le refus de différencier les enfants et de nier toute identité fondée sur le sexe biologique. L’école suédoise d’Egalia est l’un des plus graves exemples de cette volontaire destruction des identités, de cette déculturation. De cette négation de millions d’années dévolution.
Cassééé!
Le point de départ de l’enquête norvégienne est le suivant. Un journaliste, Harald Eia, s’étonnait que dans son pays – le plus égalitaire au monde selon une étude – les femmes étaient bien plus représentées dans les professions touchant à l’humain – les soins en particulier – et les hommes dans les professions techniques. 90% des infirmiers sont des femmes et 90% des ingénieurs sont des hommes. On pourrait supposer qu’ils ont été éduqués et imprégnés de différence culturelle. Pourtant le gouvernement a lancé plusieurs programmes de soutien à l’égalité professionnelle et poussé les femmes vers les professions techniques, et les hommes vers celles du soin. Cela n’a rien changé.
Le journaliste a fait une enquête au cours de laquelle il a interviewé des scientifiques de haut niveau aux Etat-Unis. Les expériences les plus récentes démontrent que filles et garçons ont des intérêts différents dès la petite enfance (quelques mois), et même dès le premier jour de leur naissance. L’une de ces expériences consistait à filmer des bébés qui venaient de naître. On leur présentait une série d’objets ou de jouets connotés comme masculins (objets mécaniques, camions, etc) ou féminins (poupées par ex.). Le résultat est que dès la naissance les filles regardaient longuement, de manière systématique, les objets féminins, et les garçons les objets masculins. Ces longs regards des nouveaux-nés étaient une manière d’établir une relation particulière et privilégiée avec les objets regardés. Cette expérience, et d’autres, mettent en cause directement l’idéologie gender.
Les scientifiques norvégiens ont refusé de s’interroger sur ces études, qualifiant simplement les chercheurs américains de «médiocres» et réaffirmant leur adhésion totale à la théorie du genre, laquelle est pourtant cassée par cette expérience récente et par d’autres. Ils ne montraient pas la plus petite interrogation scientifique. Après la diffusion du reportage le débat s’est enflammé et le gouvernement à coupé tous les subsides aux tenants de cette idéologie.
Le choix du kangourou, ou la régression au reptilien
Dans la vidéo ci-dessous, les 14 premières minutes exposent succintement la théorie du genre et interrogent sur les différences professionnelles entre femmes et hommes. La suite relate plusieurs expériences réalisées aux Etats-Unis, expériences qui montrent bien une différence entre le masculin et le féminin. La fin du reportage étale l’arrogance des «chercheurs» norvégiens, comme Catherine Egeland avouant sans gêne sa propre limitation:«J’ai ce que vous appelleriez des bases théoriques. Il n’y a pas de place pour la biologie là dedans pour moi.» Et bien il serait temps que la sociologie se donne des bases plus complètes si elle veut être crédible, faute de quoi elle verse dans l’idéologie. A tout le moins, la démonstration est faite que la théorie du genre est une idéologie et n’a aucune base scientifique. Pire: elle montre l’absence d’esprit scientifique et d’ouverture intellectuelle chez ces «chercheurs» qui s’accrochent à leur dogme comme à une religion. Ces gourous ont fait la pluie et le beau temps. Mais la fin de leur temps approche.
La théorie du genre prétend donner la liberté de choisir d’être homme ou femme (ou kangourou, pour quoi en rester à ce stupide anthropocentrisme?) indépendamment du sexe biologique. En réalité cet hyper-égalitarisme forcené est une dérive marxiste dont le but est la destruction de la société et de toute notion de différence entre les humains. Le remplacement des institutions privées et familiales par l’Etat-Mère égalitariste qui s’occupe de tout et nivelle tout est une variante de l’Etat fasciste. La différence est qu’il s’impose par l’idéologie plutôt que par la force.
L’indifférenciation sert à jeter la confusion intellectuelle et à valoriser une sorte de toute-puissance infantile. C’est un super-productivisme positiviste. On n’accepte plus le destin ou la nature. Mais c’est aussi une régression au stade foetal du tout début de la gestation, quand le petit d’Homme traverse les étapes de développement reptilien, avec une queue qui se résorbe peu à peu. Un retour au temps des dinosaures!
Le gender est donc un danger pour la société, une volonté de la détruire pour la remplacer par un égalitarisme forcé. C’est aussi en filigane une charge contre les hommes toujours accusés d’avoir inventé les genres à leur seul profit. Rappelons-nous que la théorie du genre valide la victimisation féministe systématique – le fond de commerce du féminisme.
Tout en prônant une indifférenciation on reconstruit une différence et un stéréotype. Mais la supposée violence de genre et la supposée domination masculine ne sont que du pipeau, une lecture biaisée et orientée des relations hommes-femmes. Les féministes ont pris de relais de Lénine et de sa clique. Il y a le feu dans la maison. Le gender doit être éliminé de la société, ainsi que le féminisme qui s’y réfère.
La vidéo qui fait mal
La théorie du genre s’infiltre dans les lieux d’influence, Etats et universités, pour y prendre le pouvoir. Les lois de genre, comme celles sur la violence faite aux femmes (rien sur celle faite aux hommes) et sur la parité sont des lois de genre. Mais sous un vernis rhétorique le gender est une des plus grosses escroqueries intellectuelles du siècle. Dorénavant, quand on vous parlera de «chercheur» ou «chercheuse» dans le gender, vous saurez que c’est du foutage de gueule et du salaire gagné de manière malhonnête. Il n’y a plus à négocier avec ce féminisme-là, et rien à en garder. C’est comme un virus informatique destiné à détruire le disque dur. Il faut en prendre délibérément le contrepied et l’éradiquer de nos esprits et de nos institutions.
Pour donner à la société des anticorps contre la maladie du gender, il faut commencer par éduquer les filles et les garçons dans une différence assumée et respectueuse. Les filles et les garçons ne fonctionnent pas à l’identique. L’éventail des comportements est plus large que les stéréotypes convenus mais ces comportements ne se superposent pas. D’ailleurs l’indifférenciation n’invoque aucun respect particulier, la différence oui.
Il faut aussi arrêter avec cette mode aliénante de vouloir à tout prix faire pleurer les garçons. Ils ont un autre vécu, comme le montre cette autre étude. Vouloir qu’ils pleurent pour être comme les filles (car c’est bien un modèle féminin qu’on leur impose) c’est les détruire profondément dans leur identité. C’est une violence psychologique majeure.
Mères, pères, reprenez l’éducation en main! Le lavage de cerveau – car ce n’est qu’un lavage de cerveau sans aucune base scientifique, une sorte de dérive psychanalytique, voire une schizophrénie intellectuelle - peut être arrêté. L’avenir de notre société en dépend. La vidéo qui suit fournit nombre d’arguments pour former les anticorps. Prenez un moment, cela en vaut la peine.
Sexualité et normalité : accepter son statut
Les mots ont un sens et l’esprit de l’époque, prompt à stigmatiser, ne doit pas conduire à inhiber l’analyse et la critique. Il est permis de mettre en cause ce qui se présente comme un progressisme, alors qu’il s’agit autant d’une déconstruction d’acquis culturels et sociétaux que de libéralisme philosophique.
Démocratie ou lobbycratie
La démocratie a été définie récemment à la télévision comme la sauvegarde des droits des minorités. C’est un peu court. La démocratie est d’abord la loi de majorités votantes. Ces majorités ne recoupent pas forcément des communautarismes ou des intérêts spécifiques. Ainsi les hommes ne votent pas que pour des hommes ni que pour des programmes politiques favorisant les hommes.
L’universalité de la démocratie est de faire une place aux minorités et de tempérer la loi du plus fort. Toutefois une minorité reste une minorité. Ne pas l’accepter c’est dénier le réel, pour des raisons qu’il faudrait analyser. Est-ce une mémoire collective douloureuse – c’est par exemple le cas des juifs, des homosexuels, des tziganes en Europe – ou est-ce une angoisse individuelle qui rendrait difficile le fait de s’assumer différent ? Les deux causes peuvent être liées.
On peut faire partie d’une majorité normative (je suis homme, blanc et hétérosexuel) et en même temps d’une minorité. Je le sais pour avoir choisi un champ professionnel qui, à mes débuts, était mal reconnu socialement et m’avait valu une inculpation – classée ensuite. A cette époque les homosexuels ne subissaient pas ce genre de menace et ne courraient en Suisse aucun risque d’être emprisonnés ou condamnés pour leur orientation sexuelle comme j’en courais le risque pour mon orientation professionnelle.
Si certaines pratiques sexuelles ont été proscrites socialement dans le passé, et encore aujourd’hui dans certaines régions du monde, ce n’est plus le cas dans la majorité des pays occidentaux. Cela dit il faut remarquer que certaines formes de sexualité sont mieux servies que d’autres. La communauté homosexuelle fait preuve d’un lobbyisme efficace pour obtenir que certains pays mettent au programme de l’école primaire un cours sur le genre qui fera passer l’homosexualité pour équivalente à l’hétérosexualité en terme de représentation sociale (représentation quantitative ou fonctions reproductive). Ce qui est abusif. On parle d’environ 4 à 5% de la population, et d’une population par nature non vouée à la reproduction. Il n’y a pas d’équivalence de fait avec l’hétérosexualité. Cette exagération, cette surreprésentation volontariste, fait peut-être partie du chemin vers une forme de normalité. Ou d’un plan féministe-LGBT en vue de déconstruire la famille, donc le masculin, et la société dite patriarcale.
La quête de normalité
La normalité désirée n’a cependant rien d’essentiel, d’existant par définition, pas plus que d’autres formes de sexualité tout aussi minoritaires. Selon le sens du mot normaltel que défini précédemment, à savoirhabituel, régulier, majoritaire, les minorités sexuelles ne sont ni « normales » ni normatives. J’utilise à dessein les mots normal et normatif. Peu m’importe que les mots fassent peur. On ne transforme pas la peur en lui abandonnant le terrain, ici le terrain sémantique.
Mais ceci doit être clair : l’a-normalité n’est ni une maladie ni un péché. Une personne faisant partie d’une minorité sexuelle n’a pas à être mal jugée, parce que la philosophie libérale, opposée au totalitarisme, reconnaît la liberté individuelle plus que la contrainte du groupe. Si la religion et la morale ont été au pouvoir par le passé (ce qu’elles paient encore aujourd’hui) elles doivent se vivre non plus comme une chose imposée mais un exemple ou une invitation. Aucune raison médicale ne devrait non plus être invoquée pour dénigrer une minorité. Les personnes aux yeux vairons ou les gauchers ne s’estiment pas anormales, même si leur particularité est minoritaire, voire ultra-minoritaire en ce qui concerne les yeux.
Mais alors est-il encore approprié de parler de normalité ? Faut-il abandonner cette question de la normalité ? J’en fais état parce qu’elle est et a été soulevée, parce que tout ce qui diffère de la norme majoritaire peut être considéré comme quantitativementa-normal, et parce qu’il faut la dédramatiser. La question de la norme reste d’actualité également parce que l’hétérosexualité reste la norme de référence, ce que conteste le lobby LGBT.
Un des moyens de faire reculer la menace qui planerait sur une minorité est de lui enlever son statut de minorité et de lui donner une place normative par des artifices divers, dont légaux. A l’inverse, certaines tribus africaines ou sud-américaines, ou certaines cultures en France et en Europe, préfèrent affirmer leur différence et leurs particularités. Le lobby marxiste LGBT, a choisi la normalité et la prise du symbole hétérosexuel par excellence, le mariage. Symbole hétérosexuel, oui, car quoiqu’en disent certains, les mariages entre hommes de l’époque romaine ont été rares et réservés à la classe dirigeante. L’empereur fou Caligula avait épousé son cheval : je n’ai pas vu que cela fasse école.
Discriminations entre minorités
Je ne sais pas pourquoi on devient homosexuel. Influence environnante ? Biologie ? Facilité des contacts sexuels immédiats sans passer par la justification relationnelle et la procédure qu’exige une relation hétérosexuelle ? J’ignore surtout comment on peut devenir amoureux d’une personne du même sexe. Cela reste un mystère pour moi tant les femmes m’inspirent et me touchent alors que les hommes me laissent sentimentalement indifférent.
Si le lobby homosexuel bénéficie d’entrées dans les gouvernements, il n’en est pas de même pour d’autres catégories caractérisées par une sexualité minoritaire. Je me suis à une époque intéressé à la question de la bisexualité. Refusant de me satisfaire de jugement moraux j’estimais que le plaisir du corps pouvait être recherché avec les deux sexes. La position était philosophiquement tenable. Les bébés ont d’ailleurs cette ambivalence : les contacts physiques (non sexuels) avec les parents des deux sexes sont appréciés et rassurants. La différenciation et les limites viennent autant de l’éducation que de facteurs biologiques.
Je suis étonné de voir la bisexualité associée à l’homosexualité. Le dénominateur commun serait le fait d’appartenir à une minorité sexuelle. C’est insuffisant. Le simple contact sexué ne suffit pas plus. J’ai connu des personnes bisexuelles occasionnelles ou habituelles, aucune ne s’est définie comme possiblement homosexuelle. La bisexualité est d’abord un fun, une expérience ludique destinée à explorer, une transgression. Elle a en partie la même fonction sociale que la simple liberté sexuelle des années 1970.
S’il y a quelques personnes bisexuelles dans le lobby LGBT, c’est probablement par engagement politique plus que par sentiment de discrimination. C’est donc peu relevant et je soupçonne ici la volonté des idéologues du gender de vouloir faire nombre pour tendre vers une normalité par la quantité. Pour ma part si j’avais développé une bisexualité je ne me serais jamais reconnu dans le camp de l’homosexualité, qui est une problématique et une culture très différentes.
Je constate que les exigences sociétales actuelles restent essentiellement homocentrées. Les bisexuels sont laissés de côté, de même que les personnes qui pratiquent l’échangisme ou le triolisme. Au nom de l’égalité on devrait pourtant en parler à l’école dans les cours de gender, et en parler autant que des homosexuels. La bienveillance politique actuelle à l’égard de la communauté homosexuelle (complaisance qui interdit toute critique par peur d’être jugé homophobe alors même que des gays traitent ouvertement les hétéros d’ennemis et critiquent sans retenue leur manière d’occuper le monde), ne se retrouve pas envers les bisexuels, les adeptes du triolisme, les polyamoureux, les échangistes, les polygames, les adultérins. Et encore moins envers l’ultra-ultra minorité des couples adultes incestueux par consentement mutuel. Rester homocentré est somme toute bien conformiste. L’égalité et la non-discrimination ne sont donc pas le moteur des LGBT. Ce moteur est à rechercher du côté d’une volonté d’imposer un marxisme culturel à la société.
Je ne doute pas que Najat Vallaud-Belkacem, chantre féministe du gender et des droits des personnes homosexuelles, agira pour mettre fin à cette discrimination à l’encontre des autres minorités sexuelles. Ainsi nos chères têtes blondes auront un plus grand choix de livres pour apprendre la vie en sortant de la maternelle. Non seulement ils auront : « Papa porte une robe », ou « Medhi met du rouge à lèvres », mais encore : « Papa est le frère de maman », « Maman vit avec quatre hommes », « Nos voisins dorment dans le même lit que mes parents », « Maman, maman et papa sont dans un bateau », « Papa est peut-être mon papa mais il n’a pas fait le test ADN », ou celui-ci : « Papa et Maman c’est toute la Terre : ça me fera une sacrée pension quand ils divorceront », entre autres…
La volonté normalisatrice et le refus d’accepter un statut minoritaire devraient donc en bonne logique être accessibles à toutes les sexualités.
Conclusion
Cette volonté normalisatrice reste par ailleurs associée à une différenciation sexuelle nette. Les gay ont davantage de visibilité et de présence sociétale que les lesbiennes. La Cage aux folle, les cabarets spécialisés, mettent en scène des hommes, pas des femmes. L’homosexualité féminine est-elle davantage tabou que la masculine ? Et puisque l’on parle tant de l’homosexualité, quelle est la place de l’échangisme dans la communauté gay ? Et de l’amour incestueux consenti ? Autant de sujets qui restent toujours dans l’ombre, à l’abri des revendications plus policées que sont le mariage et l’adoption, qui se moulent dans le modèle préexistant de la famille mis en place par les couples hétérosexuels depuis des millénaires. La normalité a quand-même un look convenable, pré-normé par l’ennemi…
En conclusion, si les sexualités minoritaires sont a-normales en terme de fréquence et de volume, elles ne sont pas anormales en terme de maladie puisque les personnes qui les pratiquent sont en bonne santé, adultes et libres, responsables et autonomes, et capables d’empathie et de hauteur morale au même titre que tout humain. Mais on ne peut prétendre à une normalité de représentation et l’imposer à la société dont la survie continue à dépendre d’une norme majoritaire hétérosexuelle. Il n’y a pas ici de discrimination car il n’y a pas de jugement de valeur : la norme est hétérosexuelle, et la reproduction et le couple hétérosexuel restent les référents de base. C’est un fait. Il n’y a pas de supériorité à être hétérosexuel, sinon numérique, comme il n’y a pas de gloire nouvelle à être homosexuel ou échangiste. Accepter son statut et sa catégorie, sans y adjoindre de jugement de valeur, me paraît infiniment plus progressiste que toute autre démarche.
Mais peut-être que cette sorte de « conservatisme progressiste » est trop moderne pour notre époque prisonnière de théories dépassées, comme celle de l’égalitarisme absolu.
Images 1 : Une fille, deux garçons (film) ; 2 : Inde du Nord ; 3 : Paul Avril, 1906, Manuel d’érotologie classique ; 5 : Mehdi met du rouge à lèvres.Précédemment :1. Sexualité et normalité (1) : la loi laïque
2. Sexualité et normalité (2) : tout est norme et catégorie
3. Sexualité et normalité (3) : anormal ou immoral ?
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Sexualité, droit et démocratie
La loi Taubira et les débats qu’elle a provoqués auront au moins eu le mérite d’ouvrir les yeux de tous ceux qui, comme moi, considéraient que tout devait être mis en œuvre pour que le droit inaliénable de chacun à mener la vie sexuelle qu’il souhaite soit garanti, mais n’avaient pas une exacte conscience des véritables enjeux qui se cachaient derrière le Pacs et la reconnaissance publique du statut des partenaires homosexuels. Avec tous ceux qui s’opposent à l’affichage public d’une orientation sexuelle de nature privée, je revendique le droit d’être contre ce véritable changement de civilisation à l’œuvre depuis l’adoption du Pacs, sans faire l’objet des insultes et autres accusations injustifiées d’homophobie, d’ostracisme ou de passéisme dont tous les zélateurs de la pensée dominante nous abreuvent à longueur de tribunes et de commentaires sans répondre à aucun de nos arguments.
La sexualité, au sens biologique ou plus précisément physiologique du terme, est un ensemble de mécanismes ou de comportements ayant pour objet le rapprochement et l’union des sexes, pour moyens le désir ou le plaisir (et , chez l’être humain, le sentiment amoureux), et pour finalité la reproduction de l’espèce. En toute rigueur donc, lorsqu’elle est pratiquée par deux individus de même sexe, elle est une confusion des sens qui, prenant ses moyens pour une fin, la détourne de sa vocation biologique à perpétuer l’espèce, avec pour seule finalité la satisfaction d’un désir réciproque accompagné chez l’être humain d’un échange psycho-affectif qui fonde la relation amoureuse.
Sur le plan théorique ou conceptuel de la seule biologie, l’homosexualité est donc un dévoiement de la notion de sexualité, qui est détournée de sa vocation à assurer la reproduction de l’espèce, par confusion de ses moyens (amour, désir, plaisir) avec sa finalité. D’un point de vue purement rationnel, en dehors de toute considération à caractère moralisateur (physiologiquement parlant, l’homosexualité n’est ni bien ni mal, c’est juste une confusion des sens), le recours à la notion de sexualité pour désigner l’union de deux sexes identiques est seulement une confusion sur le sens de ce concept biologique essentiel pour la perpétuation des espèces, qui oublie sa finalité procréatrice. Stricto sensu, l’homosexualité est un détournement de la sexualité (et, chez l’être humain, de la relation amoureuse qui l’accompagne) de sa fonction biologique première consacrée au rapprochement des sexes et à la perpétuation de l’espèce.
Sur le plan humain en revanche, l’amour homosexuel est une liberté individuelle relevant de la vie privée et de l’intimité de chacun. Cette liberté imprescriptible doit être respectée sans aucune restriction autre que l’indispensable respect de celle du partenaire, ainsi que le respect absolu du caractère intime et privé des relations sexuelles. L’article 29 de la Déclaration universelle des droits de l’homme reconnaît en effet des limitations à l’exercice des droits et à la jouissance des libertés de chacun, que la loi doit établir « exclusivement en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique ». On peut toujours discuter de ce que recouvre exactement l’expression « justes exigences de la morale », mais la relation homosexuelle qui confond les moyens de la sexualité (amour, désir, plaisir) avec sa finalité première (procréation), ne satisfait indiscutablement pas aux exigences de la morale telles qu’elles sont notamment enseignées dans la plupart des grandes religions. Or, chacun en démocratie doit être libre de considérer (liberté de conscience) que la relation homosexuelle dont la finalité ne peut être procréatrice est contraire à de justes exigences de la morale. Cela impose à la relation homosexuelle une discrétion d’ensemble, à laquelle la relation hétérosexuelle n’est tenue que dans la manifestation de ses moyens car la dimension sociale de sa finalité justifie qu’elle puisse être rendue publique pour organiser et soutenir le renouvellement des générations.
Sur le plan social enfin, la relation amoureuse entre deux partenaires de même sexe est donc tenue, en raison de la nature même de sa finalité exclusivement sentimentale et sexuelle, à une certaine discrétion afin de préserver l’intimité inhérente à toute relation sexuelle. Si la République n’a pas vocation à s’occuper de valeurs morales, elle doit néanmoins se préoccuper d’établir par la loi, comme l’y invite la Déclaration universelle des droits de l’homme, « les limitations à l’exercice des droits et à la jouissance des libertés auxquels chacun doit être soumis en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale ». Les Principes fondamentaux reconnus par les lois de la République (PFRLR), qui ont valeur constitutionnelle, imposent de respecter la liberté de conscience de chacun et donc en particulier de tous ceux qui pensent que l’affichage public des pratiques amoureuses relevant de l’intimité de chacun ne satisfait pas aux justes exigences de la morale, et même tout simplement de ceux qui mettent la finalité biologique première de la sexualité parmi les justes exigences de la morale. Si elle doit impérativement respecter la sexualité de tous ses citoyens qui relève de la vie privée de chacun, la République, bien que résolument laïque, ne peut en aucun cas imposer à tous l’affichage public d’une sexualité ne satisfaisant pas aux exigences d’une morale enseignée par toutes les grandes religions représentées au sein de la société dont elle est censée être le ciment.
En particulier, aucune loi, dans l’esprit de la Déclaration universelle des droits de l’homme et le respect des principes à valeur constitutionnelle, ne peut institutionnaliser l’affichage public d’une relation amoureuse dont la finalité ne peut être que sexuelle. Sauf à reconnaître la vocation à fonder une famille de la relation homosexuelle, ce qui ne se peut que de manière artificielle (adoption ou procréation médicalement assistée), toute loi officialisant l’affichage public d’une telle relation ne peut donc être que contraire aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ayant valeur constitutionnelle. Ce n’est donc pas la loi Taubira qui aurait pu ou dû être invalidée par le Conseil constitutionnel, mais bien avant elle, la loi instaurant le Pacs, qui avait pour but de prendre en compte une partie des revendications des partenaires homosexuels aspirant à une reconnaissance publique de leur statut. Dans la mesure où les partenaires homosexuels n’avaient pas vocation à procréer et donc à fonder une famille, de simples contrats à caractère strictement privé auraient dû suffire à organiser leurs vies communes selon des modalités aussi variées, que la diversité des situations et des motivations qui amènent à décider de vivre en commun peut être vaste.
La loi Taubira qui a donné aux homosexuels un accès de principe à l’adoption en leur ouvrant le mariage est d’une certaine manière plus claire : elle reconnaît à la relation homosexuelle une vocation, certes artificielle mais néanmoins bien réelle, à fonder une famille. Compte tenu toutefois des difficultés inhérentes à l’adoption et du faible taux de satisfaction des demandes de candidats à l’adoption, cette vocation restera toujours dans ces conditions bien abstraite. Pour qu’elle puisse se traduire pleinement et concrètement dans les faits, il faudra très vite ouvrir aux homosexuels (hommes comme femmes) la procréation médicalement assistée.
Au-delà du fait que l’affichage public d’une relation amoureuse n’ayant pas vocation naturelle à favoriser le renouvellement des générations – qui conduit de facto à sortir une pratique amoureuse de la stricte intimité à laquelle devraient être tenues toutes les pratiques sexuelles – ne satisfait pas aux justes exigences de la morale la plus élémentaire, le Pacs a ainsi enclenché une machine infernale qui de mariage en PMA aboutira inéluctablement à l’instauration de la gestation pour autrui. Les mensonges qui ont émaillé ce processus infernal, ceux d’Élisabeth Guigou en 1998 devant la représentation nationale (« il n’est pas question, ni aujourd’hui ni demain, que deux personnes physiques du même sexe, quel que soit leur sexe, puissent se marier… Je soutiens, comme de nombreux psychanalystes et psychiatres, qu’un enfant a besoin pour sa structuration psychique, sociale et relationnelle d’avoir face à lui pendant sa croissance un modèle de l’altérité sexuelle, un référent homme et un référent femme »), comme tous ceux des défenseurs de la loi Taubira qui refusent d’avouer l’issue inéluctable du mécanisme implacable qu’ils soutiennent, sont une insulte à la démocratie.
Le seul moyen d’enrayer le processus implacable et liberticide en cours, qui nous conduit tout droit au meilleur des mondes imaginé par Aldous Huxley, c’est de ne pas reconduire les politiciens qui l’ont enclenché, prolongé ou laissé passer, et les remplacer par de véritables hommes d’État suffisamment clairvoyants et courageux pour défaire ce Pacs dont l’inconstitutionnalité est à l’origine d’un déni de démocratie sans précédent qui nous enferme dans cette machine infernale impossible à stopper démocratiquement autrement qu’en s’attaquant à sa source. Compte-tenu du paysage politique actuel dans notre pays, j’ai bien peur malheureusement que ce moyen soit tout-à-fait hors de notre portée.
Ce constat bien pessimiste, mais malheureusement je le crois, plutôt réaliste, contredit en partie mes réflexions précédentes qui considéraient le Pacs comme un fait acquis et irréversible et tentaient, malgré tout et bien inutilement comme l’histoire nous l’a montré, de m’opposer à ceux qui voyaient dans le mariage pour tous une avancée en termes d’égalité et de liberté. J’étais probablement victime de cette propagande que je dénonçais pourtant dans un article précédent sur la dictature de la pensée dominante. Ce véritable terrorisme intellectuel m’empêchait sans doute inconsciemment de penser l’homosexualité dans tous ses aspects tant biologiques qu’humains, jusqu’à en tirer les conclusions qui s’imposent sur le plan social, sans craindre les accusations d’homophobie qu’une remise en cause du Pacs ne pouvaient manquer de faire redoubler (crainte de me brouiller durablement avec certains de mes proches, de mes amis ou de mes relations, qu’ils soient homosexuels ou non ?).
Depuis Galilée, l’Eglise catholique a toujours eu un problème avec la recherche scientifique, les progrès dans le domaine des sciences sociales, la médecine. Rien n’a changé. Il y a un siècle l’Eglise n’admettait pas le divorce, a refusé la loi de déchéance paternelle visant à protéger les enfants contre les violences du père. Dans les années 1970, elle a refusé la loi Weil autorisant l’avortement comme elle a refusé la loi Neuwirth dépénalisant la contraception. En 1990, elle s’est opposée au PACS et en 2013 à la loi sur le mariage pour tous.
Elle prétend avec ses ouailles institutionnalisées régenter l’éducation publique au nom du principe que les enfants appartiennent à leurs parents qui sont les premiers éducateurs. Aujourd’hui, ils s’opposent à la modification du contenu des manuels scolaires à propos de l’égalité homme/femme et « traquent » tout ce qui peut être référence à la théorie du genre… !
Pour le CNAFAL, tout enfant a droit à une éducation laïque, c’est-à-dire autant que faire se peut dégagée des conditionnements familiaux, cléricaux, sociétaux politiques, dégagée des dogmatismes. Pour le CNAFAL, la meilleure éducation possible est celle qui permet à l’enfant d’oser un regard critique sur soi (une fois adulte), sur la société, sur son histoire, sa vie, son environnement, lui permettant ainsi de construire sa propre personnalité, son propre jugement donc sa propre liberté. Il doit avoir accès à tous les champs du savoir sans restriction avec l’apport qu’amène la raison. C’est la raison pour laquelle, le curé ne peut être au-dessus de l’instituteur…
Notre démarche laïque privilégie la liberté future de l’enfant. C’est pourquoi le CNAFAL approuve le projet de loi sur l’égalité des sexes et la modification du contenu des manuels qui vise à changer les mentalités et à lutter dès le jeune âge contre le machisme et le sexisme. Il n’y a dans cette démarche aucune tentative de perversion de la jeunesse :
Ø on ne naît pas femme, mais qu’on le devient (Simone de Beauvoir 1949) (panthéonisable)
Ø chacun des sexes « joue » ou « habite » un rôle construit, écrit d’avance avec des codes : féminité pour les uns, « masculinité » pour les autres
Ø rien dans la société humaine qui nous paraît naturel, n’est naturel ; tout est construit et variable !
Ø l’étude des mécanismes de production des normes comportementales et des inégalités entre les sexes repose sur des rapports de force séculaires ou millénaires.
Déjà, Cécile Brunschvicg, secrétaire d’Etat à l’Education Nationale sous le premier gouvernement de Léon Blum en 1936, première femme d’un gouvernement, dénonçait le modèle prôné par les familialistes comme celui d’une « autorité maritale » d’essence divine et à cet esprit traditionnaliste, elle opposait l’évolution, le progrès et « la vraie libération de la femme »
Par delà, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’affrontement avec les Eglises s’est poursuivi dans le champ de l’éducation et sur les choix de société plus ou moins libéraux envers les femmes et les mœurs : divorce, éducation des filles, mariage, citoyenneté pleine et entière mais aussi les différents idéaux féministes. Et c’est précisément, là, que se porte la lutte idéologique parce que l’Eglise catholique y a toujours exercé un contrôle social à travers lequel s’exprimait le parti-pris d’assigner les femmes à un rôle précis et écrit d’avance : la bonne mère, qui reste à la maison pour élever les enfants, au service du mari qui assure les revenus du ménage. Le retour au « naturalisme » auquel on assiste depuis quelques années passe par la culpabilisation des mères.
Pour le CNAFAL, le combat pour l’égalité homme/femme commence dès la naissance et c’est pourquoi nous soutenons l’extension du congé de paternité et le raccourcissement du congé parental, tout comme nous sommes pour la pénalisation des entreprises qui ne pratiquent pas l’égalité salariale.
Manipulation, inquiétude et ClarificationDepuis quelques semaines des militants des AFC ( Associations Familiales Catholiques) distribuent des tracts devant des écoles pour dénoncer l’enseignement de la théorie du genre.Un appel « anonyme » reprend cette dénonciation et va plus loin en appelant à une journée sans école….Des parents à qui on a fait croire n’importe quoi, jusqu’au pire sont inquiets.j’ai entendu une mère dire à la radio qu’elle pensait qu’on allait faire de l’éducation sexuelle en maternelle……
Et j’ai lu sur un forum : « Et en France, ils envisagent aussi les cours sur cette théorie à la kon en maternelle ? …. pour les jeunes filles de découvrir son corps en se caressant« . »
Comment voulez- vous que des parents ne soient pas dans la panique et que certains n’en arrivent pas à croire ces sornettes.
Des enseignants ont calmé le jeu et expliqué aux parents qu’il ne fallait pas croire aux rumeurs.
Des associations comme le CNAFAL apportent des clarifications :
« Depuis la déclaration des Droits de la Femme d’Olympe de Gouges, le combat laïque pour l’émancipation totale des femmes et des hommes n’a cessé. La revendication égalitaire est un des fondements de la République.
C’est pourquoi le CNAFAL approuve en bloc et en détail, la totalité de la loi présentée par la Ministre Najat Vallaud-Belkacem.Il approuve le côté novateur de la loi qui vise à modifier les mentalités et les vieux réflexes qui assignent le meilleur rôle à l’homme (Monsieur Gagne-pain) et un rôle mineur à la femme (Madame Ménage).En agissant sur les médias, sur la formation des journalistes, sur l’école dès le primaire, elle vise très justement à rendre rapidement effectif le changement des mentalités.Le CNAFAL condamne les multiples pressions exercées sur les enseignants, aux abords des écoles publiques, par des groupes catholiques intégristes et d’autres que l’on a retrouvé chez les partisans de la Manif pour tous, visant à empêcher une éducation à l’égalité hommes/femmes.Le CNAFAL condamne la campagne mensongère voulant faire croire que l’on enseignerait dans les écoles la théorie du genre.Il rappelle que ce qui est remis en cause par les responsables de cette désinformation c’est toute l’éducation contre les discriminations sexuelles et l’apprentissage de la raison critique sur les processus de domination. »
Le débat d’idées contradictoires est utile pour la démocratie.
Les rumeurs, elles, sont à combattre.
Quand je parle des rumeurs, je parle de n’importe quelle rumeur, qu’elle vienne de droite ou d’ailleurs.
Jean-François Chalot
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/un-recul-lourd-de-consequences-147569
Un recul lourd de conséquences
Les militants associatifs et politiques du mouvement social sont sonnés et écoeurés, même celles et ceux qui, pour des raisons qui leurs sont propres n’étaient pas favorable à la GPA et à la PMA :
Comment un gouvernement qui a été élu sur un mandat peut abandonner un projet juste après la tenue d’une manifestation organisée par des organisations influencées par l’extrême droite ?
« Loi Famille – Le CNAFAL déplore un recul dangereux
Le CNAFAL considère que le retrait du projet de loi Famille, « travaillé » depuis plusieurs mois, en concertation avec le ministère concerné est une grave erreur politique.Le CNAFAL maintient sa pleine confiance à Madame Bertinotti, Ministre de la Famille et à son opiniâtreté faite de convictions assumées.Le CNAFAL dénonce une reculade devant la rue : politiquement c’est un recul de la République devant des manifestants manipulateurs qui n’ont pas hésité, depuis plusieurs mois, à attaquer l’école de la République, qui sous la houlette de son ministre, vise à rétablir sa prépondérance dans la formation du citoyen : charte de la laïcité, ABCD de l’égalité.
Avoir cédé à la rue, c’est aussi battre en brèche la récente loi d’égalité homme/femme. C’est compromettre la future loi sur le droit de mourir dans la dignité.C’est pourquoi le CNAFAL considère ce retrait comme gravissime : c’est la République déjà mise à mal par le précédent Président, qui a été affaiblie par des manifestants contestant la légitimité du Président de la République, contestant la légitimité de l’Assemblée nationale à légiférer selon ses valeurs. Pourtant, la religion catholique a cessé d’être religion d’Etat depuis longtemps. Pourtant, le « Monde des religions » en septembre 2011, a publié un sondage montrant que 34% des français se disent athées et 30% agnostiques ! Laissant un tiers pour toutes les croyances présentes en France.La revue « CLES » de décembre 2013 confirme ce sondage : 33% des français(e)s se déclarent croyants et parmi eux 62% ne conçoivent pas Dieu comme celui décrit par les écritures dites saintes… Alors pourquoi avoir cédé à l’obscurantisme et à l’intégrisme ?
Le CNAFAL appelle les parlementaires de Gauche à un sursaut salvateur ! »Si le sursaut salvateur commence à venir du côté de parlementaires ayant annoncé leur intention de déposer des propositions de lois, il faut pour que la proposition de loi soit soumise au parlement et votée que le gouvernement change de cap !?
Jean-François Chalot
La réaction d’hier et d’aujourd’hui
La mixité dans les écoles a constitué une avancée extraordinaire.
Comme le montrecette image, on apprend à vivre ensemble, à jouer et à travailler ensemble.
Les adeptes de la réaction sont fidèles à leurs prédécesseurs du milieu des années 30
Les garçons et filles vus par certains adeptes de la « manif pour tous » !?De plus en plus de chrétiens ont des positions progressistes sur les questions de société et du vivre ensemble.
Ils ne se reconnaissent pas du tout dans les positions caricaturales de Madame Boutin, des évêques et des AFC ( Associations familiales catholiques) qui se situent sur l’orientation de la droite la plus dure qui soit.
Depuis septembre, les AFC diffusent des tracts devant les écoles publiques pour dénoncer l’inscription de la théorie du genre dans l’enseignement.
C’est un mensonge éhonté comme l’ont montré de nombreux enseignants.
Mais qu’importe, calomniez il en reste toujours quelque chose.
Avant-hier les AFC s’appelaient « Union des associations catholiques chefs de famille »….C’était la réaction sur toute la ligne, « Vichy avant Vichy » jugez-en vous-mêmes :
« Union des associations catholiques de chefs de famille – 1935La Coéducation des sexes et la gémination des écoles.La coéducation des sexes par la gémination des écoles a fait, depuis la guerre, des progrès effrayants. C’est la « LEPRE DE LA LAÏCITE ».
Par milliers se comptent les écoles géminées, c’est-à-dire les couples d’écoles dont l’une réunit grands garçons et grandes filles sous la direction de l’instituteur, l’autre, petits garçons et petites filles sous la direction de l’institutrice…La coéducation et la gémination sont en effet immorales. Par la promiscuité des filles et des garçons, elle excite leurs sens plus tôt qu’on ne pense, elle enlève aux jeunes filles la réserve et la pudeur et en fait des GARCONNES dès l’âge de treize ans.Mais n’oublions pas que l’âge de la scolarité va être prolongé jusqu’à quatorze ans, et avec lui la promiscuité ;Que les cours complémentaires se poursuivent jusqu’à seize ans, et avec eux la promiscuité ;Que la coéducation a été établie dans les collèges et les lycées dans les classes supérieures, et avec elle la promiscuité jusqu’à l’âge de dix-sept et dix-huit ans.Que sera-ce lorsque, à l’exemple des Soviets, abominables apôtres de la coéducation, la promiscuité des sexes se pratiquera dans l’internat et dans la serre surchauffée des dortoirs, après que dans la journée on aura donné à filles et garçons réunis l’enseignement sexuel avec exercices pratiques de pièces anatomiques articulées ?N’y a-t-il pas là un plan abominable de déchristianisation par la corruption de l’âme et du corps de la jeunesse ? »
Ah réaction quand tu les tiens !
On est loin des inquiétudes de parents affolés et désinformés, là c’est le retour en arrière.
Jean-François Chalot
Najat Vallaud-Belkacem, à qui l’on pose pas mal de questions en ce moment, ne sait pas quoi faire de plus pour mériter son salaire et surtout donner l’impression qu’elle est utile à Son Altesse.
Je n’écris pas Majesté, il faut au moins en avoir l’air.
Le journaliste du Figaro Yves Thréard posait presque la même question que moi, à savoir ce qu’elle pensait du rôle de première dame et aussi, pour elle si prompte à défendre la veuve, mais pas l’orphelin, ce qu’elle pensait du comportement de son patron.
Ce sont des questions auxquelles elle ne répondra pas.
Mais elle nous a réinventé la théorie du genre ou comment oublier ce qui différencie la femme de l’homme.
On dirait un règlement de comptes vis-vis des hommes, car elle a dû, je suppose, combattre pour arriver à ce poste à responsabilité(s).
Mais voilà, dès l’enfance, on sait que l’on est un garçon ou une fille, et c’est tant mieux, nous avons des différences notables, physiologiques et psychologiques qui nous différencie pour la vie entière.
En famille, entre frères et sœurs, il n’y a pas de raison de mélanger les genres, et ceux qui veulent ou qui sentent leur masculinité ou leur féminité savent le montrer et le faire comprendre dès leur plus jeune âge.
On sait quel sport ou quelles relations nous attirent, l’éducation se fait en grandissant.
Si l’on veut modifier le comportement d’un enfant, il faut en changer le contexte et l’environnement. Une famille aisée et sans problème financier aura plus de facilités pour apprendre à l’enfant d’autres valeurs que l’inquiétude ou la peur du futur.
Ce que l’on veut maintenant faire, c’est enlever notre libre-arbitre, celui que l’on a acquis au fil des millénaires et qui construit notre personnalité.
Ce n’est parce qu’on a obligé une petite Najat il y a trente ans à jouer à la poupée, qu’elle a vécu dans une famille marocaine où l’homme est tout puissant (C’est faux ? dites-le moi), qu’elle doit reconstruire l’éducation française qui est bien plus égalitaire que ce qu’elle a connu enfant.
Elle est arrivée à cinq ans en France, et sa famille n’a pas derrière elle des générations de scolarité à la Jules Ferry.
L’égalité à l’école existe depuis longtemps et on n’a pas besoin de refaire des lois inutiles qui ne font qu’attiser les différences d’opinion.
Il y avait plus d’égalité dans les classes et dans les écoles il y a trente ans, même sans mixité, que maintenant où la diversité des cultures a inversé la donne.
Ce serait à ce niveau-ci qu’il faudrait intervenir, ce n’est pas aux professeurs de défaire ce que les parents ont construit dans la tête de leurs enfants.
Il y a déjà bien assez de dégâts comme cela depuis que le divorce est devenu monnaie courante, que les enfants voient leur parents non plus comme des modèles, mais comme des personnes normales parfois paumées, qui ne savent pas où ils vont.
Alors, dans tout le capharnaüm qu’est devenue l’école, laissons-lui son rôle principal, réapprendre au moins nos enfants à communiquer, à lire et à écrire.
Rien que cela, ce serait un retour vers le passé qui serait un progrès.
« Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Tout le monde connaît cette réplique que Michel Audiard fait dire à Lino Ventura dans Les Tontons flingueurs (1963) de Georges Lautner.
Eh bien ces cons là ont osé en effet :
« Le choix est simple, soit on accepte la « théorie du genre » (ils vont enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon mais qu’ils choisissent de le devenir !!! Sans parler de l’éducation sexuelle prévue en maternelle à la rentrée 2014 avec démonstration et apprentissage de la masturbation dès la crèche ou la halte-garderie…), soit on défend l’avenir de nos enfants. »Les « enseignants et militants LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels) abordent en classe l’homosexualité, la bisexualité et la transsexualité. La pudeur et l’intégrité de nos enfants sont profondément attaquées par « la théorie du genre »« Les enfants [seront utilisés] dans une propagande interminable à partir de l’âge de 3 mois, quand ils sont déposés à la crèche » !« Le mariage homosexuel avait pour objectif de faire entrer ce qu’on appelle la théorie du genre (…) à l’école »« L’introduction de la théorie du genre à l’école est une arme de destruction massive dirigée contre le peuple français »
Et pour certains qui décidément osent vraiment tout et devraient aller à con-fesse : il s’agit de vouloir apprendre à des élèves de 4 ans « comment se masturber » et à se servir « de peluches en forme de pénis et de vagin » (où l’on voit clairement à quoi s’alimentent les fantasmes délirants de ces Tartuffes qui vont jusqu’à imaginer que l’école va ainsi devenir un repère de pédophiles, d’onanistes, et le lieu de toutes les transgressions alors qu’ils sont eux-mêmes ceux qui transgressent le pacte républicain de l’école laïque obligatoire).
Ces propagateurs professionnels de rumeurs affichent sans vergogne leurs thèses manipulatrices sur le site du JRE (Journée de retrait à l’école) dont le « Manifeste des intellectuels du peuple destiné aux parents d’élèves » (sic) piloté par Farida Belghoul, a pour but de s’opposer à « l’enseignement de la théorie des genres à l’école primaire ». En arrière-plan il y a la mouvance trouble d’Alain Soral, un ami de Dieudonné, Béatrice Bourges présidente du Printemps français, l’extrême droite réactionnaire, les nationalistes et intégristes religieux de toutes obédiences et même un philosophe (?) égaré comme Alain Finkielkraut :« Quand une petite fille voudra jouer à la poupée et qu’un garçon fera glisser une voiture sur la table en faisant vroum-vroum, on dira au garçon : ‘Mais qu’est-ce que t’as à jouer à faire vroum-vroum ? Joue donc à la poupée !’ Et à la petite fille, on lui demandera de faire vroum-vroum ou de jouer au ballon ! » Quant à J.F. Copé il a échappé de peu au désastre en condamnant in extrémis l’appel au boycott de l’école non sans avoir accusé le gouvernement d’instrumentaliser ces rumeurs. Mais si cela est vrai, alors il doit fournir des preuves de ce qu’il avance sinon il ne s’agit que d’une rumeur s’ajoutant aux précédentes, l’ensemble de celles-ci relevant alors d’un délit de diffamation puni par la loi.
Bien entendu la théorie du genre n’est qu’un argument fallacieux visant à discréditer des faits évidents, accrédités par toutes les études scientifiques, et connus de tous : l’identité sexuelle de chacun est un processus intime complexe et largement inconscient qui se construit progressivement à partir d’un faisceau d’influences qui se coordonnent et interagissent entre elles, notamment le sexe biologique et ses contraintes génétiques, l’éducation reçue, les identifications à l’Autre et les normes sociales en vigueur. Le choix sexuel final étant un compromis, parfois conflictuel et douloureux pour le sujet, entre ces différents apports. Or il faut bien constater que les pressions sociales exercées sur le fait de naître garçon ou fille sont souvent le prétexte à exercer des contraintes intolérables sur les femmes pour des raisons souvent présentées comme religieuses dans les pays les plus rétrogrades, mais en réalité politiques car elles visent à leur interdire l’accès à l’éducation, la maîtrise de leur corps, et l’égalité des chances dans les différents domaines de la vie sociale. En France aussi on constate de nombreuses inégalités qui touchent les hommes : par exemple la garde des enfants après un divorce et la circoncision des enfants, mais surtout les femmes : accès aux postes de responsabilité, représentation insuffisante en politique et dans les assemblées du peuple, importantes différences de salaire à travail égal, violences conjugales, contraintes vestimentaires, mutilations sexuelles… etc.
Il paraît donc plutôt sain, et pas vraiment audacieux, de penser que l’école républicaine qui arbore le mot d’égalité sur son fronton puisse se faire l’écho de préoccupations sociales partagées par la plupart des français, car celles-ci relèvent du bon sens élémentaire tant il est évident pour chacun que les sociétés les plus développées au monde sont aussi celles qui sont les plus respectueuses de l’égalité entre les sexes, et qu’à l’inverse les plus rétrogrades sont celles qui la combattent. Le projet expérimental des « ABCD de l’égalité » contre lequel se mobilisent ces détracteurs factieux et hypocrites n’est peut-être pas parfait mais il permet au moins de réfléchir à ces questions, puis d’en évaluer les résultats pour faire en sorte que l’école puisse ensuite assumer sereinement son travail de formation des futures générations de personnes libres. Les croyances folles et les obscurantismes de ces intellectuels de bazar montrent à l’évidence que « le sommeil de la raison engendre des monstres » (Goya) ce qui rend nécessaire aujourd’hui que les citoyens responsables s’opposent avec fermeté à tous les fondamentalismes imbéciles, d’où qu’ils viennent.
Bon.
On va commencer à dire ceci, qui résume probablement une opinion largement partagée dans les classes populaires et semi-populaires de mon pays :
- »La « théorie du genre », on s’en fout. »
De même d’ailleurs qu’on s’en fout de la plupart des théories concoctées par des intellectuels coupés de la réalité du combat quotidien et imbus de la soi-disant supériorité que confère le bout de papier qu’on appellediplôme.
On a autre chose à faire : se nourrir, se loger, se vêtir, se déplacer, se chauffer, résister à la pression du boulot quand on a la chance d’en avoir un, et arriver à prendre un peu le temps de vivre dans tout ça, toutes choses qui deviennent de plus en plus difficiles.
Au point que, pour la plupart des gens, le terme LGBT, par exemple, n’évoque rien d’autre qu’un nouvelle invention technocratique, style TSCG ou autre euro-tuile, dont on soupçonne vaguement qu’elle pourrait, un jour, nous tomber sur la tête.
Mais bon. Déjà tant de choses risquent de nous tomber sur la tête.
Ceci pour dire que, voilà, si la question ne vous intéresse pas, passez votre chemin, et n’allez pas voir le lien qui se trouvez plus bas, ce serait une perte de temps, et franchement, ça vaut pas la peine de s’en faire pour si peu.
Les Bobos ont leurs soucis de Bobos, et nous, nous avons les nôtres.
Et moi, pour ma part, je trouve là juste une occasion d’un peu me délier les doigts sur le clavier tout en me défoulant sur les dits bobos.
Se défouler étant, vous le savez, le contraire de refouler. C’est à dire convertir une énergie biologiqueexcédentaire en caractères d’imprimerie pixellisés, et susceptibles de diverses transmissions qui n’ont rien de magique, et, soi dit en passant, cette prodigieuse capacité du Vivant à transformer la matière est la base même de la théorie marxiste, qui nous rappelle que seul le travail vivant crée de la valeur ( tant matérielle que spirituelle, d’ailleurs ) , tandis que le travail mort ne crée rien du tout par lui-même. ( Et il en va de même pour les neurones, même si LA Science moderne est incapable de faire la différence entre un neurone vivant et un neurone mort ). Mystères de la Vie. Et intuition géniale de Bon-Papa Karl.
Ajoutons-y une touche perso : seule la vie est capable de magie…
Bref. Donc, n’attendez ici nulle littérature, nulle philosophie, nulle poésie. Je compte y revenir incessamment sous peu, ceci dit. Que les dix lecteurs réguliers de mon blogue prennent patience.
Or Donc,
Voici le lien qui nous introduit à l’article en question, paru dans le Nouvel Observateur Sur-Ligne ( pas sur lie, non – en langage Bobo on dit « onelagne » ).
Ce dernier, est, disons, la Pravda du Glorieux Parti Unifié de la Nouvelle Vérité Prolétarienne Révélée ( GPUNVPR ).
Lequel constitue le cocon bienfaisant dans lequel peut s’épanouir le frisson révolutionnaire qui fait frémir, depuis environ un an, la bourgeoisie contestataire de la bonne ville de Paris, ainsi que la clientèle militante de celle-ci.
Il le fallait, bien sûr.
A force de traquer le dernier plaisir à la mode, ce qui, soit dit en passant, en dit long sur la réelle capacité de plaisir des Bobos, chacun sachant, au moins instinctivement, que le plaisir total comble totalement et rend insipide toute « recherche » de plaisir, il était fatal que l’on tombât, un jour, sur la nécessité de goûter au plaisir révolutionnaire.
Mais.
Chacun sait que les révolutions, les vraies, sont des épisodes vitaux où, certes, le plaisir est présent, mais qui s’accompagnent tout autant de grandes souffrances, peurs, inconforts et déchirements divers. Et ce n’est guère compatible avec la vie exaltante, faite de développement personnel, que l’on mène dans les Cocons où se reproduit la nouvelle bourgeoisie progressiste.
A qui il fallait donc trouver un adversaire à sa mesure, c’est à dire tout à la fois suffisament repoussant pour permettre le frisson, et suffisament tenu en laisse par les grandes institutions pour ne présenter aucun réel danger de contact physique. Une horde de réactionnaires insensibles à la beauté de l’Idéal révolutionnaire et prêts à tout pour défendre leurs préjugés multiséculaires. Une horde de « beaufs », composée d’ouvriers nécessairement alcooliques, de paysans superstitieux, voire même catholiques, horreur, de caricatures d’humains défendant contre vents et marées un attachement folklorique à leur identité sexuelle, la seule racine naturelle qu’on leur a laissée, après les avoir jadis arraché de leurs terroirs, détruit leurs coutumes populaires, mis au musée leurs outils traditionnels, anéanti leurs « patois » et tourné en ridicule leurs danses, chants et instruments de musiques coutumiers, ceux-là même que les Bobos qualifient avec mépris de « Gaulois », parce que c’est ce qu’ils sont, les lointains héritiers d’une culture et d’une civilisation où les hommes étaient fiers de leurs femmes, leurs égales, elles-mêmes capables de renverser l’issue d’une guerre si elles décidaient de s’en mêler.
J’ai nommé, donc « les réactionnaires ».
Place au cirque :
http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20130909.OBS6115/21h-theorie-du-genre-ce-qui-froisse-les-reacs.html
Petit a : Il n’y pas grand chose à réfuter là dedans, puisqu’il est difficile de réfuter le vide, et que les seules références « scientifiques » qu’on y trouve sont
1 -l’habituelle imputation de la sexuation aux chromosomes XX et XY, qui, comme chacun le sait, montent en bateau…( Si XX tombe à l’eau, qu’est ce qui reste ? ), où l’on retrouve cette affirmation scientiste que nous sommes déterminés par ces sortes de petites bêtes, alors que rien ne prouve que ce n’est plutôt la sexuation qui détermine chromosomes, hormones, et tout le saint bataclan. Et, encore une fois, qu’est ce qui différencie un chromosome vivant d’un chromosome mort ? Mais nous ne sommes, n’est ce pas, que des sortes de robots qu’il appartient aux gens qui savent de régler comme il convient…
2- Une allusion, en référence, à la couleur du cerveau. À se demander ce qu’ils ont contre le rose et le bleu pâle. À signaler, en passant, que la coutume d’attribuer ces couleurs aux enfants femelles et mâles est relativement récente, et que, de manière coutumière, le bleu vif est la couleur femelle, et le rouge vif la couleur mâle. L’inversion et l’édulcoration de ces couleurs sont des phénomènes récents ( Voir Mona Chollet, « Beauté Fatale ) . Le bleu ( couleur du vivant ) et le rouge étant les couleurs opposées, et complémentaires, du spectre lumineux, et ayant une signification sensorielle, et donc symbolqiue, très différente.
Ce qui nous amène au petit b, le sophisme consistant à mélanger les champs sémantiques ( de signification ) « différence » et « égalité ». Petite démonstration mathématique.
Les ensembles [2+5] et [4+3] sont, indiscutablement, différents. Mais ils sont égaux. La « théorie du genre » affirme que, pour qu’ils soient égaux, il faut les changer, par exemple, en [6+1] tous les deux.
Vous voyez ?
Et TOUTE l’argumentation du GPUNVPR ( voir plus haut ) repose sur ce type d’argumentation, qui aurait valu, du temps où l’école s’occupait encore d’instruction – transmission des connaissances – et non d’éducation – formatage des comportements – , un zéro pointé.
Passons à la suite, plus consistante : la manière dont s’exprime ici l’arrogance de la caste intellectuelle, qui, souvent, frôle le racisme social.
Je me contenterai d’en relever l’introduction.
Vous êtes assez grands pour faire le tri du reste vous-mêmes, en décrypter le côté résolument émotionnel, personnellement, j’ai hâte de revenir à mes moutons. Signalons simplement qu’en termes d’ »études de genre », on ignore résolument toutes les recherches du vingtième siècle, et ses précurseurs réellement révolutionnaires du dix-neuvième, qu’il s’agisse de Morgan, d’Engels, de Charcot, de Freud, de Wilhelm Reich, d’Ivan Illich…Tous passés au gommeur magique de la ringardisation, moteur de l’ »Occidentalisation du Monde » ( Serge Latouche )…
Voici les paroles sacrées de la Pravda du Glorieux Parti Unifié de la Nouvelle Vérité Prolétarienne Révélée.
» La droite opposée au mariage homo s’en prend aux manuels scolaires qui refusent les traditionnels stéréotypes masculins et féminins. Enquête sur un procès en sorcellerie. »
« La droite » : Exit donc, tout ce qui dans la Gauche, ne suit pas la ligne du Glorieux Parti, donc la gauche syndicale, composée de travailleurs qui, si on avait l’idée idiote de leur poser la question, ( comme si on allait perdre son temps à demander l’avis de gens qui n’ont même pas été à l’univertsité ! ) affirmeraient probablement en majorité qu’ils ne sont pas près de renoncer à leur identité d’êtres vivants sexués.
À quand,donc, les purges ?
« opposée au mariage homo »…
Dans le même sac, donc, tous ceux qui n’en ont rien à cirer du mariage, mais estiment avec justesse qu’un enfant a besoin d’une mère et d’un ( au moins ) réfèrent masculin pour se construire. Il est vrai qu’on prône la « déconstruction des stéréotypes », pendant psychologique de la dérégulation des marchés que soutient fermement le Nouvel Obs., et qui implique la »déconstruction » d’autres « stéréotypes : la sécurité d’emploi, un travail épanouissant et suffisamment payé, la sécurité de logement, la possibilité de prendre des vacances ; tous stéréotypes réactionnaires auxquelles les classes populaires restent stupidement attachées.
« s’en prend »…
On ne peut attendre d’autre chose d’une horde barbare sans la moindre éducation qu’elle s’en prenne à…Il est clair que « ces gens là « ne savent ni parler, ni réfléchir.
« procès en sorcellerie »…
Bouquet final ?
Rappelons que les procès en sorcellerie visaient, en priorité, les femmes dont le rôle –tourné en ridicule par les femen-istes – était de préserver et de transmettre les coutumes populaires, notamment médicales, qu’il était indispensable d’éradiquer pour permettre l’avènement d’un nouveau pouvoir sur les corps. Le pouvoir, justement, d’arracher ces corps vivants à leur biotope pour les plonger, plus tard, dans l’enfer de l’industrialisation.
N’est-ce pas un peu cela qui se passe en ce moment, de la part des « partisans » d’une idéologie qui n’a même pas le mérite de se baser sur une théorie cohérente ? Arracher les corps vivants à leurs « déterminismes » ( c’est à dire leurs racines ) pour en faire des robots ?
Et pour terminer, envoi, en forme de dernier couplet d’une ballade coutumière.
Si je me suis tapé la relative corvée de composer et taper ce texte,
C’est d’avoir contemplé, incrédule, au long de deux journées
Tourner en boucle, sur Touitteur, ce refrain :
« ce qui froisse les réacs »
Preuve, s’il en est
D’abord
Que la pratique de la pensée unique
N’enrichit pas nécessairement l’Imagination
Ensuite,
Que nous ne sommes capables que de réactions émotionnelles,
Dépourvues d’intelligence,
Bonjour chez vous, en attendant le Meilleur des Mondes, que nous promet le Glorieux Parti Unifié etc…
Il avait assisté à une conférence de Jeanne Hersch. Cela se passait à Genève, au Collège Voltaire s’il a bonne mémoire. S’il a bonne mémoire, il aurait préférer ce soir là aller revoir « Il Etait Une Fois En Amérique » qui venait juste de sortir, mais, bon, il se retrouva en face de cette philosophe qu’il ne connaissait pas, dont il ne savait rien. Comment s’était-il retrouvé là ? Il s’était retrouvé là.Milieu des années 80. Il avait 18 ans. Il n’avait pas gardé grand souvenir de la conférence. Une phrase pourtant l’avait marqué. Juste une phrase, mais qui allait l’accompagner jusqu’en 2014, au moins… La dame avait dit : « Pour sortir du cadre il faut avoir un cadre ». Il avait 18 ans ; forcement, ça marque. « Pour sortir du cadre il faut avoir un cadre ». Limpide, étonnant, vif comme un coup de stylet. Pour sortir du cadre il faut avoir un cadre. Ca, il l’avait retenu.
2012, 2013 en France. Il est question du mariage homo. Il ne se trouve pas légitime pour débattre à propos de ce sujet car il se moque du mariage homo, (franchement, s’ils veulent vivre une vie de bourges, après tout…), car, tout simplement, il se moque du mariage. Ses grands-parents qui sont mariés depuis plus de 70 ans lui demandent quand est-ce qu’enfin il va épouser celle qu’ils appellent « notre belle ». Il est étonné de constater que cette interrogation lui fasse du bien, tout de même, puis comprend, ce qui pourtant est une évidence, que cette interrogation signifie tout simplement que ses grands-parents aiment celle qui depuis des années est sa compagne ; cette interrogation signifie tout simplement qu’ils voudraient, ses grands-parents, qu’elle fasse officiellement partie de la famille. Son grand-père est un homme simple et bon, il vendait des fruits et légume à la nouvelle Agora d’Athènes, à deux pas de l’Agora antique. Il est fier à l’idée de son grand-père donnant de la voix à l’Agora d’Athènes. Tous les dimanches ses grands-parents vont à l’église orthodoxe de Paleo Faliro. Quand il est en Grèce, il lui arrive de les accompagner, lui qui est athée ; cela lui rappelle son enfance. Le calme, la sérénité, et au sortir, ni dieux, ni maîtres, devant un bon gigot. Grand-père se fâche. Grand-mère se fâche. On fait semblant de se fâcher. On fait semblant, pour la forme. Qu’importe, on est ensemble.
2012, 2013. Il ne comprend rien à la manif pour tous, cela ne correspondant en rien à ses schémas internes. Frigide Barjot en tête de cortège (le système est bien foutu), ne faisant rien pour arranger les choses. La presse, de façon à peine voilée, présente les manifestants comme étant d’horribles fascistes rétrogrades, cathos intégristes, hystérique, (forcément hystérique). Mais qu’ont-ils donc contre les homos, tout ces gens-là ?
13 janvier 2013. Il est assis à une terrasse pas loin de la tour Montparnasse. La manif pour tous passe dans le quartier. Un vieil homme tenant une pancarte « un papa, une maman, deux enfants » s’installe à la table à côté de la sienne et se commande un demi. Ce qu’il y a de pratique avec une manif c’est que l’on peut parler avec son voisin ; même à Paris, cela peut encore se faire sans passer pour un dangereux psychopathe.
_ Vous étiez à la manif ?
Le vieil homme a la gentillesse de ne pas lui répondre que non, de se balader avec une pancarte ridicule est juste un de ses passetemps favoris lors de ses promenades dominicales.
_ Oui, oui.
_ Vous êtes contre le mariage homo ?
Le vieil homme a la gentillesse de ne pas lui répondre que non, il est pour le mariage homo, mais une de ses grandes joie dans l’existence consiste à participer à toutes sortes de manifestations et ce quelles qu’en soient les revendications.
_ Je suis pour le mariage, tel qu’il existe depuis des millénaires. Pas vous ?
_ Moi… Vous savez… L’une de mes chansons préférées de Brassens est « La non demande en mariage ». Alors…
_ Vous aimez Brassens ?
_ J’adore Brassens.
_ Je l’ai vu sur scène, à quelques mètres de là. Bobino. C’était à Bobino. En quelle année était-ce déjà ?
_ Vous avez vu Brassens sur scène ?
_ 66 ? 67 ? Je ne sais plus.
_ Vous avez vu Brassens sur scène ?
_ Il a chanté « A l’eau de la claire fontaine », il a chanté « La mauvaise réputation ». J’aimais beaucoup « La mauvaise réputation ». J’étais jeune, je faisais quelques bêtises.
Alors ils ont parlé de ses bêtises. Plus tard il a demandé au vieil homme s’il pouvait lui offrir une autre bière, et ils ont encore et encore parlé puis se sont séparés avec une franche poignée de main en sachant que jamais plus ils ne se révéraient. (Ca c’est Paris). Il regarda l’homme s’éloigner en réalisant qu’il ne l’avait pas questionné au sujet de sa femme. Car oui, de femme il y avait, mais ce jour-là, faut croire, qu’il n’avait pas envie de savoir. Il regarda s’éloigner le facho.
Nombre de ses amis sont des théâtreux. Nombre de ses amis sont des artistes. Donc, ben oui, nombre de ses amis sont des homos. Chose étrange, ils ne comprennent pas tout ce battage médiatique qui serait censé leur venir en aide. De cette aide-là ils n’en ont rien à faire. De cette aide-là, ils ne veulent pas. Mais il se pourrait aussi que ses amis homos ne soient pas très représentatifs.
Et voilà qu’arrive jusqu’à ses oreilles la théorie du genre. C’est quoi encore ce truc qui n’existe pas ? Des gens s’énervent, des gens s’agitent. C’est quoi encore ce truc ? Ce truc qui n’existe pas ?
Ce pourrait-il qu’on ne nous trouva pas encore suffisamment abrutis ?
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Deux de ses proches sont au chômage.
Son meilleur ami a la pudeur déchirante d’écourter un appel téléphonique de peur d’éclater en sanglots au vu de sa situation financière catastrophique.
Le silence après ce téléphone-là.
Et :
Mariage pour tous.
Et :
Théorie du genre.
La théorie du genre qui n’existe pas.
Bon !
C’est encore quoi ce truc de « théorie du genre » qui n’existe pas ?
Sur i>TELE Eric Zemmour parle d’un questionnaire de la Ligne Azur, un site soutenu par l’Education Nationale. Cela est si énorme qu’il ose à peine y croire.
_ Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, dit une sénatrice, et puis non, elle ne l’aurait pas vraiment dit. Pas de chance Madame, les verba volant de moins en moins de nos jours.
Voilà, nous étions passés tranquillement d’Instruction nationale à Education nationale, (pas à s’en faire, ce ne sont que des mots et les mots ça ne veux rien dire), et après on s’étonna de ne l’avoir pas vu venir. Il s’interroge, dans ses premières années l’aurait-on influencé pour jouer aux petits soldats plutôt qu’à la poupée ? Et plus tard en a-t-il été de même quand il trouva Jean Seberg infiniment plus attirante que Jean-Paul Belmondo ? Mais, oui bien sûr, cela venait peut-être du fait qu’il soit une forme particulière de lesbienne munie d’un appendice qui la dispenserait de s’accessoiriser.
Le pire cependant restait à venir dans une des vidéos des plus anodines où une éducatrice suisse apprenait aux tout petits que garçons et filles, (garçons – filles, filles – filles, garçons – garçons), pouvaient se prendre par la main, pouvaient se toucher, s’embrasser, et que cela était bon.
Du vol.
Le pire des vols.
A 4 ans il était tombé amoureux d’une petite de son âge. Il n’osait s’approcher d’elle. Il avait peur d’elle. Il avait peur surtout des autres qui allaient le traiter d’amoureux, il est amoureux ! Il est amoureux ! Mais finalement il s’approcha d’elle et pris même l’habitude de s’asseoir à ses côtés, il est amoureux ! Il est amoureux. Il n’en avait plus rien à faire des moqueries. Ce qui se jouait là était bien plus important. Il assumait. Et un jour il osa prendre la main de la fillette dans la sienne. Elle voulait bien. Ce fut infiniment doux, pudique aussi, et la déflagration qui en résulta le fit se hisser à 10 000 pieds au dessus de sa condition de « petit bonhomme ». Qui est donc cette pseudo toubib qui va lui voler cela en faisant mine de le lui apprendre ? Ce jour-là le petit bonhomme avait tout simplement inventé l’amour, tout seul. Quelques années plus tard, quand il aura 16 ans, au sortir d’un premier grand chagrin d’amour, les adultes lui diront que ce n’est rien, que cela lui passera, que ce n’est pas grave, et lui de répondre qu’ils ne peuvent pas comprendre. Que connaissent-ils de l’amour ceux-là ? Les adultes ne peuvent pas comprendre. Les adultes : non, vraiment, on n’est définitivement pas sérieux quand on a 47 ans.
Sexualité : la connexion exacte de l’âme et du corps ; pourquoi veut-on manipuler ce qui se passe là, et ajouter de la confusion à une confusion déjà bien grande ? Le problème le plus important à l’école est-il l’homophobie ? En 2011 ils ont trop vite déclaré vouloir faire entrer la théorie du genre à l’école. Ils ont depuis fait marche arrière et traduit cela par « égalité filles – garçons » ; de même, quelques années auparavant, plutôt que de parler de la salarisation des femmes ils avaient hissé le drapeau de leur « Libération ». Bien joué ! Quand il s’agit de salarisation on négocie avec le patronat pour qu’il n’y ait pas de baisse de salaire, mais qui irait négocier pour que les femmes soient oui ou non libérées ? Qui négocierait sur l’égalité entre garçons et filles ? La méthode est toujours la même, et allons donc de ce pas soutenir la pauvre fille du professeur d’université dominée par la puissance du petit mâle, fils d’ouvrier au chômage !
Jeanne Hersch est enterrée au Cimetière des Rois, à deux pas de la maison où il a passé la plus grande partie de son enfance, Ses grands-parents eux sont au cimetière de Paleo Faliro. Ils ont eu la chance de partir avant de prendre acte de la disparition de leur pays. Les canards s’en vont et s’en viennent au parc George Brassens. « Pour sortir du cadre il faut avoir un cadre ». Il a depuis revu maintes et maintes fois « Il était une fois en Amérique ». Sortir du cadre est fort jouissif mais le briser n’est-ce pas se condamner à vivre en apesanteur, aussi déconnecté du réel que peut l’être un camp de nudistes de l’érotisme ?
« Mon bienaimé est blanc et roseSa tête d’or pur est belle entre touteSon cou est comme une tige gracieuseEt pourtant il y a peut-être un an qu’il ne l’a pas lavé ».
Trois sujets (gender au lycée, mariage homosexuel et révision de la loi de bioéthique) ont mérité l’attention des grands médias qui, bien entendu, se sont rigoureusement abstenus de toute analyse de fond, préférant opposer comme d’habitude un progressisme sympathique à la limite parfois un peu brouillon à l’expression habituelle du conservatisme le plus primaire. Les trois sujets étant absolument liés, je crois utile ou plutôt dramatiquement nécessaire de les relier ici.
1/ Le gender ou la théorie du genre devenue science
Le “gender” désigne un débat initialement anglo-saxon dans les milieux féministes lesbiens, en particulier aux Etats-Unis, lancé à partir des années 1970. Par opposition aux féministes mainstream qui revendiquent en même temps leur identité de femme et leur droit à diriger leur vie comme elles l’entendent en se délivrant des préjugés machistes, les tenant(e)s du gender considèrent qu’il faut aller plus loin et libérer l’espèce humaine de l’aliénation que constituerait l’attribution naturelle des organes génitaux en déconnectant ceux-ci de toute conséquence sur l’identité de l’humain. Pour faire simple, il s’agit d’expliquer à un garҫon qu’il n’a pas à se considérer comme tel parce qu’il a un phallus ou à une fille que ses seins et son vagin n’ont absolument aucune raison de l’empêcher d’être un garҫon.
L’éducation nationale vient d’imposer un enseignement du gender au lycée en sciences et vie de la terre, une matière ayant vocation à expliquer le fonctionnement de la nature. Cette introduction a suscité un certain débat, présenté par l’essentiel de la presse comme la conséquence du conservatisme habituel de quelques catholiques. Je me refuse pour ma part à penser que le sujet n’intéresserait que quelques “fous de Dieu”. Je pense au contraire que c’est un sujet d’intérêt général et que l’on n’a pas besoin d’être “endoctriné” par qui que ce soit pour ne pas vouloir que l’on inocule à nos enfants, en” sciences dures” tout du moins, ce qui génère a minima une grande confusion dans la personnalité en devenir qui est celle d’un enfant.
De fait, indépendamment de toute posture morale, le gender va très loin : un homosexuel n’est plus homosexuel puisque son partenaire n’est pas forcément du même sexe choisi ou genre que lui. A l’inverse, un hétérosexuel peut-être homosexuel si lui ou son partenaire décrète qu’il ne se sent pas lié, en termes d’identité sexuelle, par ses attributs génitaux. La finalité du gender est explicitement de supprimer la différenciation sexuelle du genre humain, ce qui emporte de nombreuses questions liées à la condition humaine, à la reproduction et à l’organisation de la société.
Pour creuser un peu, je vous recommande l’article suivant, remarquablement bien fait :http://anfe.eu/index.php/99-identite-sexuelle-identite-du-genre-categories/theorie-du-gender/identite-sexuelle-identite-du-genre/74-la-theorie-du-gender-origines-et-consequences
Petite conclusion intermédiaire : j’ai un peu le sentiment que les 68ards nous disent en fait en nous mettant dans les pattes cette théorie tellement en vogue qu’elle va être enseignée en sciences en non pas en philosophie que, certes, nous n’aurons pas la même prospérité que la leur, que le monde qu’ils nous laissent est difficile mais qu’au moins, si nous n’aurons pas leur opulence ni leur liberté, nous serons affranchis de la terrible contrainte avec laquelle ils ont été condamnés à vivre, leur sexe ! Merci qui ?
2/ Le mariage gay, sympathique conquête démocratique
Mme Jospin, la philosophe Sylviane Agacinski (c’est bon, elle n’est pas une catho intégriste-conservatrice-médiévale-réactionnaire ?) éclaire un peu le débat qui serait devenu urgentissime :
« On ne semble pas remarquer que la revendication du « mariage homosexuel » ou de l’ « homoparentalité » n’a pu se formuler qu’à partir de la construction ou de la fiction de sujets de droit qui n’ont jamais existé : les « hétérosexuels ». C’est en posant comme une donnée réelle cette classe illusoire de sujets que la question de l’égalité des droits entre « homosexuels » et « hétérosexuels » a pu se poser. Il s’agit cependant d’une fiction, car ce n’est pas la sexualité des individus qui a jamais fondé le mariage, ni la parenté, mais d’abord le sexe, c’est-à-dire la distinction anthropologique des hommes et des femmes.
D’abord, même si cela semble beaucoup agacer certains, le mariage est ouvert depuis toujours aux hommes et aux femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle. Jean, homosexuel, peut parfaitement prendre femme, comme Jeanne, homosexuelle, peut « prendre homme » si leurs conjoints en sont d’accord. De la même manière, Jean, qui vit à Biarritz, a parfaitement le droit de se promener chaque jour au jardin du Luxembourg à Paris même si ce droit lui est absolument inutile puisqu’il vit à 900 km.
A quoi sert le mariage civil et pourquoi le droit l’assortit de privilèges fiscaux et patrimoniaux (ainsi que de devoirs) ? Il n’y a aucune option morale là-dedans, l’Etat considère à juste titre que le mariage entre un homme et une femme, dans son essence, est la formule idéale pour la reproduction, l’éducation des enfants et l’apprentissage de l’altérité entre les deux composantes naturelles de l’humanité que sont les hommes et les femmes, que dame Nature fait naître à parts à peu près égales (la légère différence en faveur des hommes à la naissance étant compensée par leur plus grande mortalité précoce).
Jusqu’à preuve du contraire (rassurez-vous, les scientifiques aiguillonnés par les adeptes du gender y travaillent), il faut un spermatozoïde et une ovule pour qu’un humain soit conҫu et une union entre deux personnes de même sexe est donc naturellement stérile. Les objections habituelles sont les suivantes :
- la réalité de la faculté reproductive n’est pas vérifiée avant le mariage et certains couples sont de facto stériles, par contrainte ou par choix. C’est exact, l’Etat n’impose pas un examen médical ni une déclaration sur l’honneur relative à la fécondité du mariage. Peut-être le devrait-il si cela peut donner de la clarté à ceux qui font semblant de ne pas comprendre la différence entre la règle et l’exception…
- les nouvelles techniques reproductives permettent déjà aux lesbiennes de profiter de la fécondation in vitro. Discrimination !!! Et les gays, alors ??? Il leur reste les mères porteuses mais il n’y a en France pas grand-monde qui semble être d’accord pour valider cette marchandisation du corps féminin (et c’est tant mieux) ;
- les couples homosexuels pourront enfin adopter les enfants qui attendent la chaleur et l’amour d’une famille. Sauf qu’il y a des années de liste d’attente pour les couples hétérosexuels qui veulent adopter et qu’il n’y a donc pas un problème de carence d’adoptants. L’adoption a d’ailleurs pour finalité la compensation en faveur de l’enfant abandonné et non la satisfaction d’un droit à l’enfant qui n’existe pas et qui n’est qu’un terrible égoïsme d’adulte.
Une synthèse et une proposition : le mariage n’est pas une institution destinée à encourager et subventionner l’amour de deux adultes, par ailleurs parfaitement respectable. Il a pour finalité l’offre d’un cadre stable pour la procréation, dont on estime qu’elle a une utilité sociale d’autant plus grande que les parents assument en grande partie l’éducation des enfants, futurs citoyens et contribuables. Dans un pays dont le système social est fondé sur un dynamisme démographique minimal, c’est sage…
Quant à la proposition, si nos élus ne peuvent résister à la tentation de satisfaire la revendication d’un petit lobby de peur d’être traités de réactionnaires, je serais prêt à me résoudre à la suppression du mariage civil. Il restera le mariage religieux ou le concubinage et les privilèges de feu le mariage ne seront plus attachés qu’aux enfants résultants de ces deux types d’union.
Dernier élément : beaucoup se sont indignés d’une comparaison qui a été faite entre le mariage homosexuel et la polygamie. Je ne comprends pas. Si la morale, éminemment relative en nos temps modernes, ne doit pas déterminer les choix politiques et législatifs, au nom de quoi fermerait-on un droit à trois, cinq ou trente adultes consentants qui s’aiment et veulent disposer d’une même reconnaissance de leur engagement ? Ou à deux frères ou à une mère et son fils ? Des restes de l’ordre ancien chez nos libérateurs ?
3/ La reproduction libérée des contraintes de la sexualité
Bon, maintenant que, gender oblige, nos sexes sont indifférenciés et nos organes génitaux réduits à l’expression résiduelle de l’infâme conservatisme de la Nature et que le mariage cesse d’être l’idiot utile de la réaction procréationniste, reste à gérer l’envie d’enfants de l’androgyne moderne qui, être supérieur qu’il est enfin devenu, ne saurait accessoirement accepter que son acquisition soit imparfaite.
Youpi, de gentils scientifiques uniquement désireux de mettre leur savoir à la disposition de l’humain libéré (et pas du tout, mais alors pas du tout poussés par l’appât du gain) nous proposent fécondation in vitro, diagnostic pré-implantatoire, demain clonage et/ou gamètes synthétiques et après-demain utérus artificiels. L’enfant sera choisi sur catalogue et peut-être parviendra-t-on à lui ôter les gênes pleureurs, pisseurs ou chieurs. Et surtout sexuels. Alleluia, la Nature ne sera plus qu’un lointain souvenir qui viendra s’ajouter à la longue liste des « heures les plus sombres de notre histoire » (vous savez, celles qui ont vu des êtres humains décider de l’utilité d’autres êtres humains).
La transition aura été rapide. Astucieux, nos amis scientifiques, épaulés par d’influents et bienveillants intellectuels, auront d’abord inventé la fécondation in vitro, destinée à réparer les injustices de la stérilité (et tant pis pour les embryons surnuméraires créés, détruits ou au mieux congelés) puis convaincu les uns et les autres qu’aucune condition ne saurait être posée à leurs clients. Un refus de vente, c’est dégueulasse, non ?
Gageons également que l’égalité restera une valeur phare de notre post-humanité. Il apparaîtra rapidement que l’Etat doit prendre à sa charge et garantir le droit à l’enfant parfait. Dans de nouveaux pôles de compétitivité en biotechnologie, nous aurons des matrices publiques qui garantiront une qualité de production exceptionnelle
Alors, l’Homme sera enfin libre. Le Meilleur des Mondes sera retiré de la vente et rejoindra dans la prohibition les manuels de la barbarie comme Mein Kampf, à moins que celui-ci soit réhabilité en hommage à son auteur, brillant opérateur de l’eugénisme d’Etat.
Francesco Serrano, juge à Séville, compare la situation espagnole à Gantanamo. La doyenne des juges de Barcelone, Maria Sanahuja, déclarait en 2006 : « Il y a une sorte de folie dans la loi, qui génère de l’abus, l’élimination de l’administration de preuves pendant la procédure et l’absence de présomption d’innocence ».
S’agit-il de procédure contre des terroristes ? Non : il s’agit des lois de genre telles que votées par le gouvernement socialiste de Zapatero en 2003 et telles qu’appliquées depuis lors. Le juge Serrano a été relevé de ses fonctions en 2012 pour une accusation qui n’est pas démontrée dans l’application du droit de visite d’un père. En présentant alors son livre : « La dictature du sexe. Une menace contre la justice et l’égalité. »Il déclarait que l’exercice de juge aux affaires familiales est devenue une profession à haut risque si vous ne vous soumettez pas au lobby de genre – entendez au lobby féministe.
Parmis les critiques venant de la juge Sanahuja, il y a le trop grand pouvoir mis entre les mains des femmes avec les lois de genre, l’atteinte l’égalité et à la justice. Selon son expérience, 90% des quelques 100’000 plaintes pour violence domestique et agression sexuelle sont fausses. 90%… qui ont fait 3 millions de victimes enfants, grands-parents et parents, tous ceux qui ont été touché par ce cauchemar.
En Espagne, le Ministère de l’Egalité est couplé à l’Institut de la femme. Les lois de genres considèrent que l’homme est forcément, automatiquement coupable en cas d’accusation, sans preuve, et qu’il l’est parce en raison de la supercherie nommée domination masculine.
Ces lois passent pour légitimes dans un contexte de lavage de cerveau féministe, de contamination générale de la société par des mensonges maintenant bien connus. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. De telles lois discriminantes tuent la démocratie. On a connu les lois racistes, qui semblaient normales à une époque. Les lois contre les juifs ne choquaient personne. Aujourd’hui ce sont les lois contre les hommes. Simplement parce qu’ils sont des hommes. Ces lois, issues du lobby féministe et votées par des politiciens opportunistes et lâches, sont une honte. En l’état, tant qu’elles n’auront pas été purement et simplement abrogées, il faut considérer qu’il n’y a plus de démocratie et que le féminisme est une dictature.
En 2012 une jeune femme de 23 ans a avoué avoir menti quand elle avait 11 ans, accusant son père de viol. Il a passé 9 ans en prison et vient d’être libéré après les aveux de sa fille. Celle-ci ne sera pas poursuivie. Selon la femme procureur c’est pour ne pas décourager les victimes de viol à déposer des plaintes ! Que l’on ait détruit la vie d’un homme, 9 ans de prison pour rien, n’est visiblement pas important. C’est un cas parmi beaucoup d’autres.
Les hommes du Québec connaissent malheureusement aussi cela, et depuis longtemps : un coup de téléphone de la femme à la police, et l’homme est en prison, perd son domicile, sa voiture, l’usage de son compte en banque.
De plus en plus d’hommes et de pères sont touchés par cette violence pénale et légale, par cette société à deux vitesses. Faudra-t-il une révolution masculine pour faire cesser cette situation ? A sentir la révolte qui monte et le matraquage féministe continu, c’est probable. Il faudrait d’ailleurs faire une étude pour chercher le lien éventuel, hormis l’alcool, entre la répression contre les hommes et la violence que certains d’entre eux (1-2%) exercent contre des femmes.
La vidéo ci-dessous est un résumé d’un document plus long que l’on peut trouver ici. Il illustre l’état de guerre qui prévaut dans les sociétés malades du féminisme.
Photos : juges Maria Sanahuja et Francisco Serrano.
Le monde des shudras : réflexions sur la symbolique des castes appliquée au monde contemporain
Pour les hindous et tant d’autres, la société s’organise autour du système des castes. Celui-ci consiste en une répartition des fonctions, chacun selon ses prédispositions.
Ainsi, le Mânava-Dharmashâstra (encore appelé loi de Manu), sorte de code juridique poétique fondé sur le Véda – somme des écritures sacrées de l’hindouisme- distingue 4 types d’êtres aux aptitudes différenciées. Il y est fait mention de 4 varnas, ou « teintes », chacune symbolisant une partie du corps humain, analogie du corps social.
En premier lieu, le Brahmane, associé à la tête, est le détenteur de la connaissance métaphysique. Il a pour mission de la conserver et de la transmettre. Il est à la fois le sage et l’enseignant. Il possède l’autorité spirituelle et est le gardien de l’harmonie du monde.
Le Kshatriya quant à lui, associé au tronc et aux bras, est à la fois le guerrier, l’administrateur et le politique. Sa plus haute figure étant le Roi,il est chargé d’exercer le pouvoir temporel.
Le Vaishya se distingue quant à lui dans l’activité économique. Associé au ventre, il est l’agriculteur, l’artisan, et le commerçant.
Enfin, et cette composante est souvent traitée à tort de manière tout à fait résiduelle, le Shudra, représentant les jambes et les pieds de la société et de l’ordre divin ( les deux sont indissociables dans une vision traditionnelle, l’une étant le reflet de l’autre), n’extériorisant aucune des tendances propres aux autres varnas, est chargé de les servir tous.
I.
Le système des castes étant aussi méconnu que décrié, il convient de démentir certaines contre-vérités à son sujet, colportées bien souvent par des auteurs inaptes, de par leur constitution d’esprit, à en saisir l’efficience et le sens profond (1).
La première idée reçue est celle de l’hérédité des charges. Celui qui naît au sein d’une caste ne pourrait en sortir au risque de devenir un paria. Cette vision, corroborée en effet par la réalité actuelle et passée, n’est pas du tout inhérente au système lui-même mais simplement une marque de sa dégénérescence. A l’origine, c’était au Guru (maître) de déceler chez l’enfant ses caractéristiques afin de l’orienter vers l’activité la plus proche de sa nature propre. Ainsi, dans la pureté de la doctrine, la naissance ne prend aucune part dans la nature des êtres.
Le second stéréotype, et non des moindres, est celui de l’infamie qui serait attachée à certaines fonctions. L’image de l’ « intouchable » heurte particulièrement l’imaginaire et la morale occidentale toute imbibée d’une égalité pourtant introuvable. Or, l’intouchable ne fait partie d’aucune caste, il est celui qui, ayant contrevenu aux devoirs de son ordre, a renoncé par la même à ses privilèges. Cette disgrâce n’est pas héréditaire en théorie comme nous venons de la voir. L’intouchable serait l’équivalent de l’excommunié sous nos latitudes.
En dernier lieu, et puisque les réflexions sur ce sujet se prêtent à des considérations infinies qui sortiraient largement de notre propos, il conviendra de réaffirmer que ce type d’organisation sociale est à la fois verticale dans l’ordre métaphysique et horizontale d’un point de vue matériel. S’il est incontestable que le Brahmane et le Kshatriya, membres de la noblesse, jouent un rôle cosmique bien plus éminent dans l’équilibre du monde, il n’en demeure pas moins qu’à l’échelle terrestre (donc d’un point de vue horizontal), celle que les hindous appelle la « manifestation », chaque ordre dépend étroitement des autres. Chacun dans son rôle participe à l’unité divine et à l’harmonie du monde. Chacun est également indispensable et respectable.
Une lecture du Bhagavad-Gïtâ (XVIII, 41-44) nous offre d’ailleurs une démonstration de cet esprit de synthèse, qui, s’il fut universellement partagé il y a de cela des milliers d’années, est désormais l’apanage de l’Orient (en actuelle « occidentalisation » accélérée, à tel point que la distinction n’a plus véritablement de raison d’être, si tant est qu’elle n’en ait jamais eue) :
« Les devoirs des Brahmanes, Kshatriyas, vaishyas et shudras se repartissent en fonction des qualités primordiales d’où ils tirent leur nature propre
Sérénité, maîtrise de soi, ascèse, pureté, patience et rectitude, connaissance,discernement et foi, tels sont les devoirs du Brahmane selon sa nature
La vaillance, la gloire,la constance et l’adresse, le refus de la fuite, le don et la seigneurie, tels sont les devoirs du kshatriya selon sa nature
Soin des champs et du bétail, négoce, tels sont les devoirs du vaishya selon sa nature
Servir est le devoir du Shudra selon sa nature. »
Il ne faudrait pas voir dans ces quelques précisions liminaires la marque de considérations destinées à satisfaire une certaine forme de « curiosité exotique ». La classification que nous venons d’étudier succinctement n’appartient pas en propre à l’Inde, même si elle trouve dans cette civilisation son application la plus aboutie.
Héritiers incontestables d’une vision hélleno-chrétienne, nos illustres ancêtres n’envisageaient pas les choses autrement ; que l’on songe seulement à la classification tripartite de l’ancien régime, clergé/noblesse/tiers-état, l’analogie étant trop évidente pour que l’on s’y attarde ; que l’on songe également au « Timée » de Platon, exposition sous forme dialectique de la constitution de l’Athènes de jadis, et dont Socrate fait remonter les origines à la naissance de l’univers. Rappelons ici les paroles de Critias (la figure du Sage) :
« Tu verras qu’un bon nombre de lois ont été copiées sur celles qui étaient alors en vigueur chez nous. C’est ainsi d’abord que la classe des prêtres est séparée des autres ; de même celle des artisans (…), pour la classe des guerriers, tu as sans doute remarqué qu’elle est chez nous séparée de toutes les autres ; car la loi leur interdit de s’occuper d’aucune autre chose que de la guerre. »
On retrouve ici en tous points la classification hindouiste, à une exception notable : alors que grecs et chrétiens (et tant d’autres en réalité) adoptent un découpage trinitaire, l’hindouisme se distingue par une classification quadripartite incluant une catégorie sûrement considérée par d’autres comme parfaitement marginale, la caste des shudras. C’est elle qui ici retiendra ici toute notre attention.
II.
Le shudra tire sa spécificité de l’absence des prédispositions propres aux autres castes. Il n’est ni guerrier, ni homme d’affaire, ni intellectuel, ni commerçant dans l’âme. Ainsi, cette définition « négative » fait de cet être singulier un élément proprement passif. N’étant pas mû par une volonté spécifique, il se contentera de « servir ». Se mettre au service de l’autre, porteur lui d’une destinée, est sa fonction dans l’univers. Participant activement à l’harmonie et à l’unité, au même titre que les autres, le shudra doit faire preuve de qualités spécifiques.
Ainsi, le shudra est interchangeable. Il servira les desseins de quiconque, kshatriya, brahmane ou vaishya, faisant ainsi preuve d’une plasticité inconnue des autres ordres. Le bon shudra est un auxiliaire indispensable : travailleur, dévoué, pointilleux et zélé, malléable. Et cela car il est totalement dénué d’esprit critique.
Si l’idéal-type du Shudra n’est pas un guerrier, il fera un excellent soldat. S’il ne sera jamais un intellectuel, il fera un parfait universitaire. S’il ne fera jamais un bon entrepreneur, il vendra avec enthousiasme n’importe quel type de produit. S’il ne sera jamais un grand cuisinier, il fera un parfait commis. S’il n’excellera jamais en tant qu’agriculteur, il labourera avec ardeur le champs de quiconque. Les exemples de ce type peuvent se décliner indéfiniment.
Le shudra est un exécutant dévoué et il est apprécié pour cela. Il se chargera des basses besognes ou participera aux plus grands desseins avec le même sentiment de servitude et de satisfaction.
Entendons-nous bien, il ne s’agit pas ici de porter un jugement de valeur, car comme nous l’avons dit, le shudra, jambes et pieds du monde, est une composante essentielle de l’ordre (ou du désordre, puisque même le désordre apparent actuel fait en réalité partie d’un ordre plus grand, de la volonté divine). Le Shudra n’est certes pas un être moral, il n’est pas non plus immoral, il est a-moral. Il n’est pas responsable de la mauvaise utilisation que l’on fera de ses dons.
La place du shudra est donc de servir.
Dans un monde harmonieux et donc hiérarchisé, dans lequel le prêtre commande au roi, le shudra est le serviteur de l’ordre divin et de l’unité. Néanmoins, et toujours dans la vision traditionnelle, la perfection est un état transitoire appelé « âge d’or » qui a vocation a dégénérer graduellement avant de renaître. Ainsi, la première étape de cette chute consiste en une corruption de la caste sacerdotale. De cette corruption découlera la révolte du roi, qui se libérera de la tutelle du brahmane. Ensuite, la puissance économique devra prendre une place grandissante et entraîner la prise de pouvoir du vaishya.
Il est bien évident que la révolution française de 1789 offre un exemple typique de cette prise de pouvoir qui s’est désormais généralisée. La prophétie s’est réalisée.
Le système ne pouvant être dépourvu de tête, l’idéologie marchande deviendra la métaphysique de cette phase cyclique, le capitaliste se fera brahmane. Ce que Garaudy nommait « le monothéisme du marché ».
Le vaishya devenu brahmane apprécie tout particulièrement les qualités du shudra. Nous avons vu précédemment qu’en raison de sa nature, ce dernier se pliera volontiers à toutes les exigences du libéralisme, exigences qui écœureraient jusqu’à la nausée tout bon prêtre ou guerrier véritable. Le prototype du shudra estl’homo-economicus, l’employé modèle, le consommateur enthousiaste (2), si bien que toute l’éducation ou la philosophie s’évertuera désormais à produire cet être hors-sol et indifférencié. Le monde moderne est un terreau fertile pour sa culture et sa prolifération. Toute notre formation intellectuelle actuelle a pour objectif de nous « shudraiser ». Malheur à celui qui n’y parvient pas.
Le shudra est donc, d’une façon tout à fait logique, destiné lui aussi à diriger le monde à l’ultime stade de cette phase descendante, tous comme ses coreligionnaires l’avaient précédemment fait. Tout notre propos est de démontrer que c’est effectivement devenu le cas.
III.
Le vaishya, s’il est incontestable qu’il s’est fait brahmane, n’en est pourtant pas un. Sa constitution, sa tournure d’esprit et son idéal sont totalement incompatibles avec la fonction éminente qu’il se proposait d’exercer. Il a réduit l’harmonie de l’univers et du monde à « la main invisible du marché ». Sa volonté exacerbée d’offrir un cadre parfait au commerce l’a conduit à ignorer toute morale transcendante et tout bon sens. Il a substitué aux règles naturelles les plus élémentaires un libéralisme débridé niant jusqu’aux réalités les plus triviales.
Pourtant, ce faisant, le vaishya, auto-proclamé « humaniste des lumières » (rien que ça !), se trompait de bonne foi. Toute la pensée moderne est portée par une volonté non feinte, bien qu’inopérante, de paix et de prospérité. De ce que l’on appelle le Progrès.
Et même si la pensée marchande, aussi bien dans ses composantes purement économiques, mais aussi culturelles et politiques, était inapte à tenir ses promesses (si l’on s’en tient bien évidemment à notre présupposé des castes, auquel il n’est nullement obligatoire d’adhérer), il était encore permis d’y croire jusqu’à un passé récent, que nous situerons à la fin des années 70. En effet, les avancées technologiques, les gains de productivité, la fin du communisme, la relative augmentation du niveau de vie dans les pays du nord ; tout cela pouvait laisser encore accroire – à celui qui refusait de voir les impasses qui se présentaient et les débâcles passées – à un avenir radieux (3).
L’émergence des problématiques environnementales, l’impossibilité d’assurer à l’humanité entière le standard de vie promis par la publicité, les conflits de plus en plus fréquents et sanguinaires, la chute de la conscience et de la morale, jusqu’au vacillement inquiétant du système économique lui-même depuis ce qu’il est convenu d’appeler la « crise » ne devrait plus laisser aucun doute dans un esprit sain : le modèle que l’on nous a légué n’est absolument pas viable.
Pire,en 60 ans de développement maximal, il menace, par sa matérialité maladive et sa puissance de guerre phénoménale, pas moins de détruire la terre.
Que dirait Adam Smith des subprime ? Que penserait Tocqueville de notre législation sociétale ? Qu’inspirerait à Locke un champs de soja aspergé de Round’up ? N’en doutons pas, les penseurs libéraux seraient très étonnés de voir les résultats pratiques de leurs réflexions quelques deux siècles après. Sade avait pris toute la mesure des conséquences de ce changement de paradigme. Dostoïevski dans un autre registre l’avait entrevu (4). Les deux ont fini embastillé pour cela. A l’instar de tant d’autres.
Il en ressort que les tenants du monde contemporain, les décideurs, diffèrent radicalement de leurs inspirateurs en ce qu’ils ne discutent plus le modèle actuel, ne feignent même plus la recherche d’un idéal, prenant leur idiosyncrasie pour un acquis indépassable qu’il convient d’appliquer coûte que coûte, jusqu’à la folie et la mort : ce sont des shudras.
De là un capitalisme débridé, débarrassé de toute « morale bourgeoise », avec le profit comme seul objectif. La figure du parvenu, celle d’un Rastignac, d’un Sorel ou d’un Brulard n’a plus aujourd’hui quoi que ce soit de romanesque, elle est celle de tout aspirant à l’emploi. L’époque est sans conscience. Où sont les intellectuels (au vrai sens du mot) qui affirment que notre monde est le fruit d’une erreur fondamentale ? Ils se comptent sur les doigts d’une main et n’occupe qu’une place marginale, souvent condamnés à errer dans les tréfonds du net ou à mourir de faim.
« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. »
L’aspirant à la transcendance est probablement brahmane ; celui qui se désespère de toute l’absence d’esprit chevaleresque et de virilité est probablement un kshatriya, celui qui en dépit de tout entreprend est vaishya, celui qui pense vivre dans le meilleur des mondes (même s’il se peut qu’il souhaite le reformer à la marge, en adhérant à l’UMP ou au PS, ou en souhaitant « plus d’Europe ») est à n’en pas douter shudra, mais où est le guru qui nous le certifiera ?
Pour conclure, puisqu’il le faut bien, nous nous aventurerons à citer une phrase de Guénon :
« si les éléments sociaux les plus inférieurs accèdent au pouvoir d’une façon ou d’une autre, leur règne sera vraisemblablement le plus bref de tous, et il marquera la dernière place d’un certain cycle historique, puisqu’il n’est pas possible de descendre plus bas ; si même un tel événement n’a pas une portée plus générale, il est donc à supposer qu’il sera tout au moins, pour l’Occident,la fin de la période moderne. » (5)
Insh’Allah.
Raphaël M.
(1). Pour exemple : Emile Durkheim, Le régime des castes
(2). Ceci nous rappelle un célèbre Hadith : « Celui qui mange et qui pleure n’est pas égal à celui qui mange et qui rit »
(3). Ce que Fukuyama appelait « la fin de l’histoire »
(4). Que l’on songe seulement à la phrase culte de Dmitri dans les frères Karamazov : si Dieu n’existe plus, alors tout est permis.
(5). Autorité spirituelle pouvoir temporel Chap XII.
Par facilité, les mâles au pouvoir ont préféré pendant des millénaires inférioriser la gent féminine qui les troublait et les féministes ont eu raison de réagir contre une construction sociale sexiste. Aujourd’hui, alors que cette infériorisation apparaît inadmissible, il semble que, toujours par facilité, la différence des sexes ne soit pas davantage acceptée.
Pour ne pas risquer de la juger supérieure ou inférieure, la différence est maintenant souvent gommée. Parce qu’elle avait entraîné des discriminations inacceptables, il semble qu’on préfère aujourd’hui ne pas avoir à la gérer. Celle-ci est réduite au « genre », c’est à dire à la seule conséquence d’une construction sociale sexiste qui doit être combattue. Il est fait abstraction de la structuration du psychisme, indépendante de la culture, différente chez la petite fille et chez le petit garçon.
La différence de structuration du psychisme est difficile à prouver mais ne l’est pourtant pas davantage que la construction sociale. Si le fait de choisir tel jouet pour un garçon ou tel jouet pour une petite fille peut avoir de l’influence sur leurs comportements futurs pourquoi le fait d’être né d’une personne du sexe opposé ou d’être née d’une personne du même sexe (donnée indépendante de la culture) n’en aurait-il pas, au moins, autant ?
Admettre une différence des sexes amène à faire des distinctions entre les pères et les mères. Cette opposition dans les fonctions peut certes faire penser aux rôles donnés aux hommes et aux femmes par l’idéologie de la société patriarcale traditionnelle. C’est ainsi que de nombreux travaux de psychanalystes traitant de la place du père, apparaissent pour certains dépassés et même réactionnaires. Le refus d’une fonction différente du père que certains veulent confondre avec le sexisme et l’autoritarisme du « père fouettard » n’est-il pas pourtant en grande partie responsable de l’effacement des pères, regretté aussi bien par les hommes que par les femmes ?
L’homme, se limitant de plus en plus à un rôle maternant, devient souvent aux yeux de l’enfant, le simple auxiliaire d’une maman qui, par ses liens avec l’enfant (neuf mois de gestation…), sa nature (les hormones…), a plus de facilité dans ce domaine. Celle qui, au nom de l’égalitarisme ne voit plus la nécessité de faire appel à l’homme pour être le garant de la loi, ne lui permet pas d’être vraiment écouté par l’enfant qui reste dans la fusion avec la maman perçue « toute puissante ». Il ne faut pas s’étonner alors que celle-ci puisse être tentée d’écarter celui qui devient vite gênant s’il n’est pas assez performant. Ainsi, non seulement il a peu de chance d’être « inter-dicteur » et donc éducateur, mais il risque, devenant inconsistant, d’être évincé et de ne même plus pouvoir jouer le rôle affectif de papa.
Cette égalité-identité ne satisfait pas les hommes qui ne se retrouvent pas dans le nouveau rôle qu’ils se donnent ou dans lequel les mamans veulent bien les cantonner. Elle ne donne pas davantage satisfaction aux femmes qui sont les premières à se plaindre qu’il n’y a plus d’hommes assez solides avec lesquels se confronter et sur lesquels aussi s’appuyer. Les conflits qui s’en suivent entraînent les drames que l’on connaît pour les adultes. Plus grave encore, ils privent les enfants d’une véritable éducation et fait d’eux très souvent, des enfants en manque de père et de re/pères, des enfants qui ayant mal intégré la loi, risquent d’avoir des difficultés à vivre en société, à apprendre à l’école etc…La lutte légitime pour l’égalité en droits doit-elle être confondue avec la recherche d’une société sans différence hommes-femmes. Alors que l’on veut refuser toute construction sociale, l’égalitarisme ambiant ne nous amène-t-il pas à un nouveau sexisme ? Ainsi, comme certains le proposent, ne cherche-t-on pas, pour aller à l’unité de sexe à guérir « l’homme malade »* pour en faire un « homme nouveau » ? Ne risque-t-on pas, alors, comme ceux qui recherchaient l’unité de race (les hitlériens) ou l’unité de classe (les staliniens) de verser dans l’utopie totalitaire et la confusion ? Nous n’en sommes pas là, mais avec l’idéalisation de l’humain androgyne ne sommes nous pas déjà un peu dans l’indifférence… ?*Elisabeth BadinterJean GABARD auteur de : Le féminisme et ses dérives – Rendre un père à l’enfant-roi, Les Editions de Paris Max Chaleil réédition nov.2011http://www.jeangabard.com
Egalia, genre et éducation : éloge de la différence
Je reviens sur le billet d’il y a quelques jours : Suède : Egalia, un pas vers la folie. Il a permis de nombreux et intéressants échanges. Certaines questions particulières ont été abordées, qui pour moi impliquent des développement complémentaires. Je donne donc ici une suite à ce premier billet.
Pour rappel l’école primaire d’Egalia a supprimé toute référence à des modèles filles-garçons, allant jusqu’à supprimer le « lui » et le « elle ». Les raisons en sont données dans le premier billet.
Je pense pour ma part qu’il est préférable d’avoir un modèle, dont on pourra toujours se démarquer, que de ne pas en avoir. Je pense aussi que les modèles qui ont été construits depuis des millénaires ne se sont certainement pas mis en place pour rien, ni juste pour enfermer les gens. Par exemple les modèles père-mère sont forcément différents. Ils impliquaient pour l’un la défense du territoire, donc la guerre et la mort souvent précoce. La femme-mère était amenée à s’occuper des enfants, non parce que le « patriarcat » l’y aurait contrainte (aberration du discours féministe), mais parce que la disponibilité de son corps (allaitement) en particulier l’y invitait naturellement. D’où aussi une propension probable à s’occuper des soins, puis de l’éducation.
On peut donc comprendre que l’éducation des filles et des garçons ait été différenciée pour les préparer à cette vie. En ce qui concerne les garçons, je n’ai personnellement jamais eu de problème à exprimer ma tristesse si nécessaire. Mais vu les conditions ancestrales où l’homme devait se battre, je comprends que l’on n’ait pas voulu encourager chez lui le ressenti de ses états d’âme. Un soldat ne doit pas pleurer avant et pendant l’attaque.
Je constate – et je ne suis pas le seul – que la tendance naturelle de l’humain est de répéter un système quand il semble marcher : comportement, réaction neuro-physiologique, etc, et de faire de cette répétition, peu à peu, une norme, ou au moins un référent. L’humain fixe, fige, ce qui fonctionne. Un deuxième constat que l’on rencontre en général dans la nature, est le regroupement des espèces animales ou végétales par similarité : identité commune, territoire favorable, climat, etc. Dit autrement pour faire vite : qui se ressemble s’assemble. C’est une forme d’économie d’énergie. Et le corollaire est que qui ne se ressemble pas, ou qui ne s’assemble pas, demande un effort d’adaptation plus grand, voire peut être perçu comme un complément à soi mais aussi comme une menace. Le différent, quand il est moins nombreux, doit se faire accepter. Alors que pour le plus nombreux, quel qu’il soit, l’acceptation se fait plus ou moins par défaut.
Ainsi un hétéro dans un milieu homo est un « étranger », comme un chinois est un étranger en Afrique, ou comme un berrichon est un étranger à Paris, etc. Ce phénomène me semble inévitable. Je veux dire par là que quelle que soit la définition que l’on donne de soi, elle devient normative et excluante ou au moins relativisante pour d’autre. Donc l’acceptation du différent demandera un travail conscient tôt ou tard.
Enfin, c’est ma façon de voir. A partir de là, est-il possible de mettre en place une éducation qui évacue le sentiment d’appartenance à une norme (quelle qu’elle soit) et qui donc éviterait ce mécanisme d’apprivoisement du différent ou la contrainte de ladite norme ? Personnellement j’en doute. Je pense qu’il y a un travail cognitif à faire sur l’acceptation du différent. Cela ne se fait pas à la maternelle.
Je pense que donner un modèle, ou un référent, est compatible avec le fait de pouvoir par la suite compléter et faire évoluer ce référent. Il y a forcément toujours un modèle préexistant à toute forme, en tous cas aujourd’hui. Ce n’était peut-être pas encore le cas pour les premières molécules qui ont pu être très polymorphes et labiles dans la structure de leurs composants avant de se stabiliser dans une forme reproductible à l’identique.
La transmission d’un modèle culturel était assez rigide par le passé. Il y avait probablement des raisons. Mon avis et ma tendance personnelle est que les modèle peuvent être plus fluides, plus mobiles, plus malléables, afin de ne pas y être assujetti de manière pénalisante. Cela est une évolution déjà considérable. Mais plus fluides n’implique pas qu’il n’y ait plus de modèle.
La distinction des genres par le sexe, et la fonctionnalité de cette distinction (reproduction) est fondamentale. C’est l’une des classifications majeure, sinon LA classification majeure, à l’intérieur des espèces. En faire l’économie, par peur d’y être assujéti, est d’une part une amputation et une déconstruction, d’autre part la raison ne me paraît pas suffisante pour tenter une telle déconstruction.
L’amplification du clivage hommes-femmes telle que proposée par le féminisme radical ou marxiste voudrait justifier une telle déconstruction, car dans cette déconstruction il y a aussi la déconstruction du masculin, plus que du féminin puisque cela se fait « à cause du et contre le masculin considéré comme producteur d’une domination de type esclavagiste ». Mais je ne crois pas que le passé ait été cet esclavage. La rhétorique féministe creuse ce poncif pour en contrepartie s’octroyer un droit de regard sur ce que doit être le masculin. Je conteste cette rhétorique. J’ajoute aussi que plutôt que déconstruire, on pourrait augmenter ou jultiplier : augmenter le nombre de modèles. La maman ou la putain, c’est un peu court comme choix pour les femmes, de même que leur variante infirmière ou femme fatale. On peut aussi élargir le pendant côté hommes, car beaucoup d’hommes en ont assez d’être catalogués pourvoyeurs ou violeurs par des féministes qui pour elles-mêmes refusent les stéréotypes mais n’hésitent pas à en asperger les hommes (la variante étant : papa ou prédateur).
Pour en venir plus précisément à la situation des personne transgenres, qui faisait l’objet de remarques et questionnements, je me suis longtemps demandé pourquoi les féministes associaient autant les minorités sexuelles (LGTB). Car les femmes hétéro ne sont pas une minorité sexuelle ! Deux réponses à cela : d’une part le féminisme radical des années 70 a été largement accaparé par des lesbiennes américaines. D’autre part cela facilite l’idée que les femmes en général sont une minorité opprimée. En plus cela fait caisse de résonance. Malheureusement j’y vois un acte de colonialisme féministe. Les Bi et les homo n’ont certainement pas les mêmes problématiques concrètes que les femmes. Et puis alors, pourquoi ne pas mettre les hommes comme autre minorité opprimée ? Opprimés par des stéréotypes, par des dirigeants, etc ? Ben non, il faut forcément un ennemi de classe (n’oublions pas que ce féminisme là est une lutte des classes et se revendique comme tel) ! Si tout le monde est opprimé, il n’y a plus personne contre qui se battre et à rendre responsable de nos malheurs.
Cela dit, l’hétérosexualité restant la norme pour la reproduction de l’espèce, les homo ou les trans seront toujours dans une position sociale plus fragile. Il ne s’agit pas ici de jugement de valeur. Il y aura toujours un travail d’acceptation de l’altérité à faire, un démontage de l’arrogance possible du groupe numériquement dominant. Le dérangement produit par la différence restera. D’ailleurs la différence est faite pour être dérangeante et adaptative. Rien n’est donc donné d’avance. Croire qu’une éducation va supprimer ce dérangement me paraît illusoire, ou déculturant. Apprendre à accepter la différence me paraît infiniment plus réaliste et plus fécond humainement et spirituellement que de vouloir faire comme si elle ne dérangeait pas.
La différence dérange.
Par contre cette différence peut être traitée de manière intelligente. Pour faire une analogie, l’éducation d’enfants noirs et blancs dans une même classe ne doit pas être discriminante. Mais il n’y a pas à gommer la différence. Par exemple, les cours de géo ou d’histoire peuvent insister sur les pays ou régions d’origines, les différences de cultures, ce qui apprend aux enfants à reconnaître leur identité d’origine, et aux autres à la leur faire accepter comme intéressante et enrichissante.
A Egalia, on a supprimé le « lui » et « elle ». Imaginerait-on en classe supprimer la notion de couleur pour éviter le blanc et le noir ? Cela se fait aux USA : les schtroumpfs noirs sont violets !… Je trouve cela contre-productif par rapport à l’objectif. Car en filigrane, le racisme est toujours là. Ne vaut-il pas mieux dire : black is beautifull ? White is beautifull ? Woman is beautifull ? Man is beautifull ?
Dieudonné, Alain Soral, Farida Belghoul : cette France « black-blanc-beur » qui terrorise la « République »
Quelque chose flotte en ce moment dans l’air en France. Un vent de folie balaie les esprits de l’ensemble de la caste politico-médiatique, dont les trombes semblent devoir emporter jusqu’aux ultimes résidus de bon sens qui s’accrochaient encore, vaille que vaille, à quelques branches isolées et déjà prêtes à rompre. Cela commença voilà quelques semaines avec l’Affaire Dieudonné : car oui, il convient bien d’affubler le mot « Affaire » d’une majuscule, tant à entendre certains -à défaut de les écouter, évidemment- Adolf Hitler en personne s’était réincarné dans le corps d’un comique mi-breton mi-camerounais, celui-ci vomissant une panzer-division SS à chacune de ses blagues ; et secondé par une singulière milice d’hommes et de femmes prêts à rafler le premier juif venu, voire, si l’on se rappelle les propos d’Alain Jakubowicz, à se livrer à de douteuses pratiques relevant à la fois de la nécrophilie et de la nécromancie. Dieudonné serait-il donc sorcier ? Peut-être bien, à vrai dire.
Hystérie des élites contre colère du peuple Ces derniers jours, on aurait pu croire que, le battage médiatique s’étant déplacé de la quenelle de Dieudonné à un autre objet plus ou moins oblong appartenant au Président de la République, nos esgourdes allaient enfin pouvoir souffler un peu, et le citoyen lambda se risquer à allumer sa télévision sans avoir l’impression d’être définitivement pris pour le pire des demeurés. Las, ces espoirs n’auront pas fait long feu. L’espace politico-médiatique -qui n’est rien de plus que l’équivalent intellectuel d’une bulle spéculative- enfle toujours plus démesurément de superlatifs godwiniens et de formules toutes plus amphigouriques et absconses les unes que les autres, certains allant même jusqu’à nous ressortir les « ligues fascistes » de 1934 pour évoquer le Jour de Colère ou toute autre manifestation ayant le malheur de ne pas partager l’optimisme -sous LSD- du gouvernement socialiste, qu’il s’agisse d’économie ou d’autres sujets domestiques ou internationaux. Or voilà quelques jours maintenant que le phénomène prend de l’ampleur, atteignant des paroxysmes inédits de mauvaise foi et d’anachronisme abêtissant. Oyez, oyez Citoyens : la « République » est en danger ! La cause de cette nouvelle crise de délire collectif de nos élites ? Un mouvement de « Journées de Retrait de l’École », initié par Farida Belghoul, et visant à faire interdire l’enseignement de l’idéologie… pardon, de la « Théorie du Genre » dans nos écoles. Je n’ai nullement l’intention de m’étendre ici sur le fond de cette affaire en particulier. Beaucoup a déjà été écrit sur le sujet, et seuls l’aveuglement ou la mauvaise foi1 -ou un intérêt malveillant- peuvent expliquer que certains, y compris certains parents, hélas, s’échinent à ne pas voir ce qui se balade sous leur nez -ou plutôt celui de leur progéniture. Inutile donc d’en rajouter, dans la mesure où il suffit de reprendre les déclarations de certains responsables socialistes -ou certains éditoriaux ou articles complaisants- pour réaliser que les mêmes qui jurent aujourd’hui leurs grands diables que non, « la théorie du genre n’existe pas », voilà encore moins de deux ans faisaient la promotion de ladite théorie, sous le prétexte fallacieux de lutter dès l’école primaire -voire maternelle- contre les inégalités entre garçons et filles, et ce, en réalité, toujours afin de mieux occulter l’inégalité, autrement plus grave, existant entre un fils d’ouvrier et une fille de médecin -le premier devenant, miraculeusement, le « dominant sexuel » alors qu’il est clairement le « dominé social ». Mais passons, là n’est pas mon propos. Or donc, que s’est-il passé ? Mme Belghoul, avec une ardeur et une poigne dignes de lui valoir le sobriquet de Dame de Fer2, a entendu à la fois alerter et mobiliser les parents -ou tout du moins ceux qui ont encore conscience de ce que ce mot veut dire- sur et contre les dangers de l’introduction toujours plus poussée et précoce de la théorie du genre dans les programmes scolaires de nos enfants : à savoir à la fois, via l’introduction d’un paradigme libidocentré, leur abrutissement intégral -en faisant du sexe leur préoccupation première- ; leur réification définitive -en promouvant une vision exclusivement matérielle de la sexualité, réduite à un acte de consommation anodin- ; sans oublier d’en faire du gibier de psy et de futurs consommateurs -justement- d’antidépresseurs. Soit une masse crétinisée dont on sera à peu près sûr qu’elle n’ira jamais penser ni voter hors des sentiers battus obligeamment balisés par les médias. Ces Journées aurait pu rester assez confidentielles, se cantonner à des cénacles restreints de la « Dissidence » et de ceux qui suivent les acteurs de celle-ci. Or, divine surprise, il n’en a rien été. Ces JRE se sont en fait avérées un grand succès, ce que confirme du reste la bronca politique et médiatique proprement hystérique lancée contre leur initiatrice. Ainsi Vincent Peillon, le Ministre de (la prétendue) Éducation (prétendument) Nationale s’est-il ainsi fait à quelques semaines de distance l’écho tremblotant de son collègue de l’Intérieur Manuel Valls, entonnant à son tour la ritournelle sur la République menacée… par une Arabe, cette fois. Et oui, pas de chance. Ah, que ne donneraient nos belles âmes de gauche pour un adversaire taillé, non à leur mesure, mais à leurs standards idéologiques issu du prédigéré antiraciste ! Un Jean-Marie Le Pen, un Alain Escada, un Richard Millet… non ? Pas même un Renaud Camus ? Vous êtes sûrs ? En effet, comme dans le cas de Dieudonné, la gauche se retrouve ici bien embêtée. Ce n’était déjà pas facile de faire passer un métis franco-camerounais pour un nazi. Cela relevait d’un exercice d’équilibriste sans fil au-dessus d’un canyon que d’expliquer que les spectacles de l’humoriste préféré des Français -les chiffres de ventes de billets parlent d’eux-mêmes- étaient en fait des réunions de skinheads étrangement basanés et diversement colorés et plus portés sur la quenelle que sur la querelle. Car si l’on s’en tient à la logique pure -il est vrai que nos élites font leur possible pour l’ignorer- si l’on réunit dans la même pièce des Noirs racistes (détestant les Blancs), des Blancs racistes (détestant les Noirs) et des Arabes racistes (détestant… bah, à peu près tout le monde), l’espérance de vie moyenne à l’intérieur de ladite salle ne devrait guère dépasser les dix secondes. Or loin de s’entretuer, voilà des gens très différents, promis si l’on s’en tient à la bien-pensance antiraciste à la haine et à l’affrontement, rigoler des mêmes blagues et chanter les mêmes chansons… y compris la Marseillaise. Là est justement le nœud du problème ; et là réside la « sorcellerie », ou plutôt la « magie » de ce que certains ont pu calomnier par le passé sous l’appellation d’ »Effet Dieudonné », et peut-être demain sous celle d’ »Effet Belghoul ». Soit la réunion de toutes les composantes de la société française, dans et en dépit de leur différences ethniques et religieuses, sous un même drapeau, dans un même hymne, contre un même ennemi : non pas le Juif, comme on voudrait nous le faire croire3, mais bien un système décadent aux ordres des plus riches. Or cette France « black-blanc-beur » raciste -un cachet d’aspirine, s’il vous plaît- n’était pas prévue au programme des promoteurs, forcément « républicains » de l’antiracisme triomphant des années 90. Leur propre vision, d’ailleurs bien peu basée sur une quelconque notion de « bien public » s’articulait autour de Français de souche « assiégés » par des communautés halogènes rendues hostiles -ou ainsi présentées par le truchement de représentants spécialement choisis pour faire la sale besogne- par un endoctrinement permanent reposant sur le triptyque bien connu Esclavage-Colonisation-Collaboration, censé persuader les Français issus de l’immigration que leurs voisins blancs étaient nécessairement et consubstantiellement leurs ennemis. Recette idéale pour instaurer une véritable société de la tension, divisible ad nutum, donc facile à soumettre -et à faire exploser pour peu qu’on force un peu trop sur les doses. Apocalypse de l’antiracisme institutionnel Il est à parier que, dans quelques décennies ou siècles, lorsque des historiens s’attèleront à étudier et rédiger la chronique de cette étrangeté que fut l’antiracisme institutionnel français, ils marqueront les années 2013 et 2014 d’une pierre blanche, comme le tournant de la fin, l’amorce d’une inévitable descente aux enfers de cette idéologie. Car voilà, c’est précisément de ceux initialement destinés à être un ferment de division que semble devoir renaître l’unité. Farida Belghoul comme Dieudonné, la première ayant toujours refusé et le second définitivement et depuis fort longtemps maintenant abjuré la complainte communautariste et victimaire -un chant composé par d’autres- s’adressent à l’ensemble des Français, chacun à sa manière, mais sur des thématiques universelles -la justice, la lutte contre le racisme authentique de l’élite, la défense de la famille-, là où le pouvoir d’Etat ne s’emploie désormais plus qu’à susciter clivages et rivalités. Il est d’ailleurs symptomatique que le discours « sociétal » de la gauche -mariage homosexuel, lutte contre les « stéréotypes de genre »- prenne de plus en plus d’ampleur à mesure que grandit sa défiance envers une clientèle électorale dont elle estimait jusqu’à récemment encore avoir le monopole. C’est que le mariage homosexuel aura marqué une étape dans l’effondrement de l’antiracisme. Trop convaincue de sa mainmise sur les Français d’origine immigrée, la gauche sociétale avait parié sur le fait qu’elle pourrait les jeter dans la rue, aux côtés des militants LGBT et des féministes, pour lutter contre l’ennemi commun : le mâle blanc hétérosexuel et catholique. Tel ne fut pas le cas. Pour trouver des représentants de la « diversité » dans les cortèges en faveur de la profanation du mariage, il fallait un microscope très puissant et une belle dose de malhonnêteté. Restées très traditionnelles sur ces questions, les familles issues de l’immigration, et tout spécialement celles de confession musulmane, refusèrent de se prêter à cette aberration. Parallèlement, la présence, au sein de laManif’ pour Tous, de l’association Fils de France, de Camel Bechikh, mettait en lumière la réalité récente d’une fraction de plus en plus importante des Français musulmans renouant avec la religion authentique. La réussite des JRE, apparemment très marquée dans les « quartiers populaires », comme on dit, témoigne bien de cette réalité. Mais surtout, elle place un peu plus encore la gauche antiraciste et « républicaine », face à son plus grand paradoxe à cet égard. Un paradoxe que l’on peut, de façon lapidaire et un tantinet grossière, résumer en une phrase.
La gauche adore les Arabes, mais déteste les musulmans. En effet, aussi longtemps que l’Islam de France se cantonna à de vagues relents culturels du pays d’origine, manifestés à travers des revendications identitaires superficielles -vestimentaires ou alimentaires- fondamentalement dépourvues de toute véritable charge religieuse -et donc de valeurs traditionnelles, et exploitables politiquement, la gauche ne manifesta à l’égard de celui-ci aucune hostilité. Mais dès lors que les musulmans de France entendirent se réapproprier leur héritage théologique, on assista à l’éclosion de cette dichotomie entre le « bon Arabe » -qui écoute du rap et vote socialiste- et le « mauvais musulman », voire carrément l’islamiste -qui étudie le Coran et croit en Dieu. De là bien sûr l’apparente schizophrénie de la gauche, qui appelle au « vivre-ensemble » tout en défendant les dessins scatophiles de Charlie Hebdo et les pratiques à l’avenant des Femen4. Il était donc logique que, entre le succès de Dieudonné et celui des JRE, le seul mois de janvier 2014 aura vu littéralement exploser cette schizophrénie. Les médias ont en effet résonné de déclarations toutes plus délirantes les unes que les autres, révélant le racisme profondément enraciné chez cette gauche qui n’aime la « diversité » qu’aussi longtemps que cette dernière se soumet à ses diktats. Ainsi, d’un journaliste d’I-Télé affirmant sans rire que Dieudonné avait « une vraie tête de méchant« 5, à Anne-Marie Haller, secrétaire départementale de l’UNSA dans le Bas-Rhin, affirmant à propos des JRE que « cette campagne a touché un public crédule et peu éduqué« 6 (c’est-à-dire en gros les Noirs et les Arabes, si d’aventure vous n’aviez pas compris ; une thématique reprise d’ailleurs par bon nombre de journalistes), apparaît au grand jour l’incommensurable mépris des bien-pensants à l’égard de ces populations dont ils se croyaient, à tort, propriétaires. Bien entendu, certaines de nos belles âmes, n’assumant pas leur racisme profond, préfèrent éviter l’attaque frontale : plutôt que de traiter Farida Belghoul d’islamiste, elles la transforment en marionnette de l’association Civitas ; au lieu de fustiger l’antisémitisme de Dieudonné, elles le présentent comme étant sous la coupe d’Alain Soral. Ce faisant, évidemment, les belles âmes susmentionnées dévoilent leurs turpitudes suprématistes, puisque il devient clair que dans leur vision du monde, un Africain ne peut rien faire, dire ou penser s’il n’y a pas un Blanc derrière pour lui donner des ordres7. Le nom d’Alain Soral apparaît également dans l’affaire des JRE. De fait, le président d’Egalité et Réconciliation semble être devenu une espèce de figure tutélaire, un totem maléfique brandi par les médias, comme si sa seule évocation devait suffire à discréditer toute personne ou opération qui lui serait associée, réellement ou même hypothétiquement. Sa réapparition médiatique -fût-elle sous cette forme « spectrale »- témoigne cependant assez de son succès grandissant, y compris auprès de populations « préemptées » par la gauche et ses officines antiracistes. Difficile, du reste, de faire passer Soral pour un fou-furieux antisémite nostalgique du IIIème Reich lorsqu’il suffit d’une connexion Internet pour réaliser que le personnage est un intellectuel de calibre autrement supérieur à tous les faux philosophes et autres porteurs de ténèbres qui parasitent les plateaux de télévision. Farida Belghoul, Dieudonné et Alain Soral deviendront sans doute des figures marquantes de l’histoire de France. Ils le sont peut-être déjà, allez savoir. Ce qui est certain, c’est qu’à eux trois ils incarnent cette France, non pas « black-blanc-beur », mais cette vraie France, cette France des petites gens assommées par la dictature des marchés financiers et humiliées par ses oukases sociétaux réificateurs. Cette France qui a manifesté sa colère le 26 janvier dernier. Et qui va continuer, n’en doutons pas.
1On notera en particulier, au sujet du fameux rapport de l’OMS dont il a beaucoup été question ces temps-ci, que de nombreuses voix se sont élevées contre une interprétation prétendument abusive de ce texte. Or lorsqu’on vient vous expliquer qu’il faut aider un enfant de zéro à quatre ans à « développer une curiosité pour son corps et celui des autres« , il n’est guère besoin de beaucoup interpréter pour comprendre où l’on va.
2Ainsi que, paradoxalement, les louanges des théoriciennes du gender : après tout, voilà une femme qui en a. Quand même.
3La fameuse « France black-blanc-beur antisémite » de M. Haziza. J’en ris encore. Dieudonné n’a qu’à bien se tenir.
4À noter toutefois qu’une partie du sale boulot est délégué à une frange de « l’extrême-droite », et que hélas celle-ci se complaît dans une attitude anti-Islam dépourvue de nuance. Il serait bon de rappeler aux amateurs d’apéros saucisson-pinards que ce genre d’opérations existait déjà au début du XXème siècle : le vendredi, jour maigre pour les catholiques, se tenaient aux abords des églises des « Banquets Républicains » où des militants de gauche s’empiffraient de charcuterie et de vin. À méditer.
5On aurait aimé que ce monsieur précise à quoi il faisait exactement allusion : à la couleur de peau de Dieudonné ou à sa barbe fleurie.
La liberté de conscience de chaque citoyen,… ou le poids du lobby gay !
Après le discours de F. Hollande, …le milieu gay est en émoi !Le 19 novembre 2012 immense émoi dans le milieu gay français, après le discours du Président de la République que ce dernier venait de prononcer à l’occasion de l’ouverture du 95éme congrès des maires et présidents de communauté , ou abordant le mariage pour tous, il avait évoqué « la liberté de conscience des maires » source,. Voir également les résultats Google :là. « Les maires sont des représentants de l’État. Ils auront, si la loi est votée, à la faire appliquer mais je le dis aussi, vous entendant, des possibilités de délégation. Elles peuvent être élargies et il y a toujours la liberté de conscience. Ma conception de la République vaut pour tous les domaines ; et d’une certaine façon, c’est la laïcité, c’est l’égalité. La loi s’applique pour tous dans le respect néanmoins de la liberté de conscience. »source. Le lobby gay réagit et agit rapidement ! Dans mes précédents articles sur ma ferme opposition au droit d’adopter des enfants pour les couples du même sexe, j’ai plusieurs fois évoqué la puissance du lobby gay :1 – 2 – 3.
Ainsi quelques heures après cette déclaration, le milieu gay s’est mobilisé pour manifester son fort mécontentement :là , et en urgence celui-ci obtenait au palais de l’Élysée une entrevue avec François Hollande : voir le communiqué de presse de l’Inter-LGBT :là. J’évoquais le lobby gay, en effet malgré un agenda chargé ( voir son planning plus bas ) pour le 21 novembre François Hollande a trouvé l’espace de recevoir pendant une trentaine de minutes deux représentants de l’Inter-LGBT : là. A noter que l’opposition (de bonne guèrre :1 – 2 - 3) évoque elle aussi le poids du lobby gay :là, « Le culbuto », … ou l’homme qui change d’avis plus vite que son ombre ! Vous connaissez certainement ce petit jouet d’enfant qui représente un petit personnage dont la base arrondie est lestée de sorte que, même si le jouet est frappé ou renversé, il se redresse toujours et revient à la verticale en oscillant d’un coté à l’autre et que l’on nomme un culbuto. Beaucoup d’hommes politiques se voient attribués de surnoms, François Hollande n’échappe pas à la règle, même qu’au fil du temps , ce dernier en a amassé une collection complète : là – ici. , .. néanmoins depuis ces promesses comme candidat à la Présidence de la République, et ses récentes déclarations comme Président nombreuses ont été ses volte- face : source.la dernière étant sa déclaration qu’il avait prononcé le 19 novembre à l’ouverture du congrès des maires de France, et tel un culbuto, …sa retentissante reculade 3 jours plus tard, c’est à dire le 21 novembre, alors le surnom qui parfois lui est attribué , à savoir celui de « culbuto », souvent repris par les médias pour ses très nombreux revirements,…donc un terme qui lui va comme un gant : ici. Alors après ce ième volte-face ce dernier soucieux de désamorcer la polémique suscitée par ses propos, ce dernier retire l’expression de « liberté de conscience » qu’il a reconnue mardi aux maires de France dans la célébration des mariages homosexuels. Voir François Hollande retire ses propos sur « la liberté de conscience des maires » :là ,autres résultats Google : là. La liberté de conscience ! La phrase qui a mit en émoi le milieu gay, est cette fameuse phrase que François Hollande a prononcé au cours de son discours à l’ouverture du congrès des maires de France, « La loi s’applique pour tous dans le respect de la liberté de conscience. » : source. Voyons ensemble ce qu’est la liberté de conscience., sur le web, j’ai trouvé 3 bonnes définition sur ce concept : - Droit que tout homme a d’adopter les opinions religieuses qu’il croit conforme à la vérité,sans pouvoir être inquiété à cet égard par l’autorité publique : 1
- Désigne le droit d’un individu de choisir les valeurs qui vont motiver son existence :2 - Droit absolu de croire ou de ne pas croire :3 Peut de temps après cette déclaration, face à ce volte face, certaines personnalités de gauche ont grincées des dents , ainsi les Mamère, Bruno Julliard, Marie-Noëlle Lienemann , sont montées au créneau pour manifester leurs mécontentements :là,.. alors pour calmer le jeu, la Garde des sceaux Christiane Taubira déclarait que les maires seraient autorisés à ne pas appliquer la loi sur le mariage pour tous au nom de la liberté de conscience, en déléguant la célébration à un autre élu du conseil municipal : sources. Auparavant suite à la première déclaration de François Hollande au congrès des maires de France, nous avons pu remarquer, que les partisans du mariage gay se draper derrière la force de la loi, et ces derniers déclaraient que la loi était faite pou être appliquée, (se qui en réalité est exact ) . Néanmoins, il est bon de rappeler qu’une loi n’est pas inamovible , qu’elle peut très bien être supprimée, modifiée, ou être rendue caduc ! Nous avons vu , certaines personnalités ( citées plus haut ) poussaient des cris d’orfraies sur la liberté de conscience, et déclaraient que les maires devaient coûte que coûte appliquer la loi, et que la liberté de conscience ne devait pas être de mise lorsque qu’une loi était votée et que cette dernière devait êtres appliquée à tout prix. Je voudrais faire remarquer ces deniers qu’heureusement de temps en temps certains citoyens appliquent leur liberté de conscience, rappelons nous la période noire de notre histoire de France, celle qui s’est tristement passée sous le Régime de Vichy. Heureusement qu’à cette période que des citoyens ont usé de leur liberté de conscience en refusant ainsi d’appliquer des lois qui avaient pourtant bien été votées par les autorités légales du moment ! L’agenda de François Hollande du mercredi 21 novembre 2012.http://www.elysee.fr/ 8h30 : Entretien avec M. Jean-Marc AYRAULT, Premier ministre. 9h00 : Conseil des Ministres 10h30 : Entretien avec M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense. 12h00 : Entretien avec Son Excellencee M. Giorgio NAPOLITANO, président de la République italienne. 15h00 : Entretien avec Son Excellence M. Najib MIKATI, Premier ministre de la République libanaise 16h30 : Entretien avec Son Excellence M. Nursultan NAZARBAEV, président de la République du Kazakhstan. 20h00 : Dîner d’Etat avec Son Excellence M. Giorgio NAPOLITANO, président de la République italienne. Dans cette période difficile ou beaucoup de nos concitoyens souffrent de la crise actuelle, je remarque que notre Président de la République est bien moins empressé de recevoir les vieux qui n’arrivent plus a se chauffer, les femmes seules avec enfants, ou les sans abris. Gilbert Spagnolo dit P@py.
Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon, le 25 février 2013 dans une école de Paris (Photo Kenzo Tribouillard. AFP)
Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon s’est félicité vendredi à Montpellier de la présence de tous les enfants dans les écoles françaises après les rumeurs d’un prétendu enseignement de la «théorie du genre». «Je viens d’avoir les chiffres pour Montpellier et pour la France. Les enfants sont allés à l’école et c’est bien pour les enfants», a dit M. Peillon en marge d’une réunion électorale du candidat PS Jean-Pierre Moure. «Je remercie vraiment les parents qui ont été responsables, les enseignants qui ont expliqué. Je remercie d’une certaine façon la communauté nationale, dont les journalistes qui ont bien marqué sur ce thème qu’il ne fallait pas prendre les enfants en otage de rumeurs, d’émotions, de mensonges», a ajouté le ministre, pour lequel c’est une satisfaction pour la République «que les enfants soient allés à l’école en particulier dans des quartiers où ils ont besoin d’aller à l’école». «Cette affaire me semble derrière nous. Et tant mieux», a conclu Vincent Peillon.
Thomas Beatie (né en 1974), est un Américain devenu légalement homme1 (archive perdue), connu et reconnu dans les médias pour avoir été enceint2,3. Thomas Beatie était de sexe féminin à la naissance, mais transgenre FtM (Female To Male), il est devenu officiellement un homme suite à une intervention chirurgicale (réduction mammaire) et des injections de testostérone. Marié depuis 10 ans avec une femme stérile, il a bénéficié d’une insémination artificielle afin de concevoir l’enfant du couple. Une grossesse a été rendue possible par le fait que Beatie avait conservé ses organes sexuels internes et externes féminins. Après avoir arrêté son traitement hormonal, l’insémination artificielle a pu avoir lieu avec succès. Une césarienne était prévue initialement4. L’accouchement par voie naturelle a eu lieu le 29 juin2008 au matin5. L’enfant est une fille prénommée Susan Juliette Beatie. Le 9 juin 2009, il a donné naissance à un deuxième enfant, un garçon prénommé Austin Alexander Beatie. Le 25 juillet 2010, il donne naissance à son troisième enfant nommé Jensen James Beatie.
Avant tout, n’allez pas vous imaginer qu’elle ne sera pas enseignée, quelles que soient les déclarations ministérielles: elle est DEJA au programme, sous divers noms que vous n’aurez aucune peine à retrouver. Les autres thèses féministes marxistes, comme le « plafond de verre » ou l’inégalité salariale (issues d’une interprétation naïve des statistiques) sont déjà au programme en E/S au lycée par exemple, depuis plusieurs années. Le genre fait partie d’un ensemble plus vaste, son enseignement est en fait un « saupoudrage », il y en a un peu partout, y compris là où l’on s’y attendrait le moins. Il faut tout vérifier. C’est une méthode totalitaire dite de la saturation. D’autre part, si l’on peut compter sur quelques enseignants lucides, beaucoup sont broyés par leur administration et les élèves, et sont en mode « survie ». Il y a aussi ces incapables qui remplacent la compétence par l’idéologie, et sont les individus borné et arrogants que l’on appelle parfois les « demi-instruits ». Pour une idée de ce genre de jeunes lèche-bottes, qui ont une haute idée d’eux-mêmes et attendent indéfiniment que leur orthodoxie leur apporte un poste à l’université, je vous mets le lien d’un blog. Contemplez ce que c’est que d’avoir du béton dans la tête: http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/06/jenseigne-le-genre-et-je-continuerais.html Donc, le genre sera enseigné comme un fait. Peut-être plus enseigné que des notions cruciales comme l’histoire du pays ou la loi de la gravitation. Tout est social, tout est culturel, il n’y a pas de nature, pas d’instinct. L’humanité est hors-sol. Idée plaisante pour ceux qui veulent remodeler l’humanité à l’aune de leurs fantasmes . Et il sera enseigné dès 6 ans comme vous le savez. Presque personne ne se demande ce que l’enseignement d’une théorie sur la sexualité fait à l’école, et dans vingt ans, les mêmes qui affirment aujourd’hui que les articles pro-pédophilie du Monde et de Libé, dans les années 70, relevaient d’un climat d’ivresse propre à l’époque, et que c’est fini, nous raconteront que le genre c’était aussi une ivresse, mais c’est promis, ils ont compris, ils ne le referont plus, pareil. Le propre des idéologues est de ne jamais apprendre, et de toujours nier leur responsabilité. Avec le sourire. Les veinards. Même le privé sous contrat aura du mal à y échapper: il est tenu d’appliquer les mêmes programmes. Les mêmes inepties idéologiques y auront droit de cité. Dans le contexte actuel de refus de transmission des connaissances par l’éducation nationale, on a une jeunesse ignorante en-dehors des enfants des enseignants et de « l’élite », placés là où les pires délires ne sont pas reproduits. Ce n’est pas une chute globale du niveau, mais une restriction monopolistique de l’accès aux connaissances, afin de verrouiller un groupe social. Dominé culturellement par la gauche. Nous avons donc à faire à ‘une jeunesse majoritairement perdue, parfois mal éduquée par des parents démissionnaires. Nous le constatons tous les jours. L’enseignement de la théorie du genre, aussi totalitaire soit-il, ne fera pas disparaître les sexes ni les instincts. Aucune théorie ne peut rien contre la nature humaine à moins de trafiquerle code génétique, ce que l’on ne sait pas encore faire. En revanche, une théorie absurde peut pervertir, pourrir au dernier degré les relations humaines. Les premières victimes, celles qui subiront les pires abus de la part de leurs coreligionnaires, ce seront les jeunes homosexuels, ou les garçons un peu efféminés soupçonnables d’homosexualité, dès que début la préadolescence. Ils subissent déjà des brimades, mais si l’idée se répand que c’est une sorte de choix et non une question d’identité acquise à la naissance, et il faut voir que cette idée du « choix » est déjà très répandue parmi les homophobes (étonnant que le genre tienne un discours similaire…), les brimades seront redoublées. Les secondes victimes, ce seront les filles. Il y aura très tôt un climat épais de guerre des sexes, une méfiance réciproque. Les gamins seront perdus sur la question de leur identité sexuelle au moment du boost hormonal de l’adolescence, déjà difficile à gérer avec de bons repères. Garçons et filles devront bricoler cette identité dont les a délibérément privés, et ce ne sera pas beau à voir. Chacun verra en l’autre des travers, et chaque travers ainsi perçu dans l’autre sexe, chaque individu de l’autre sexe en sera tenu pour responsable. Puisque c’est construit, puisqu’on ne naît pas vraiment garçon ou fille. Beaucoup de garçons ne sauront jamais être des hommes. Ils resteront bourrés de doutes et apathiques, avec des phases récurrentes de déprime, ou ils se bricoleront une virilité comme on le voit dans les cités où les garçons naissent sans véritable père, que ce dernier soit absent ou démissionnaire. Ce sera un bricolage à partir de films pornographiques, de références à la mafia, une masculinité outrée, caricaturale. Il y aura aussi sans doute un accroissement des pratiques sexuelles extrêmes, ce à quoi on assiste déjà si l’on se fie à ce qu’en disent les urgentistes des hôpitaux, faute d’une capacité à gérer son désir, à respecter son partenaire, voire à aimer, suite à une désinhibition précoce, à un désespoir. Les filles dans ce contexte, vont vivre un enfer, et certaines tenteront de s’en sortir par une agressivité exacerbée, corsetée dans le mépris du sexe masculin. Elles seront les premières perpétuatrices de la théorie du genre en adhérant aux idées des féministes anti-hommes, comme Judith Butler ou Rachele Borghi, pour qui tout est viol et domination de la femme. Un climat malsain, fait de doutes, de peur, de dégoût, de cynisme, de violence et de haine s’installera. L’inculture achèvera de boucler la boucle en empêchant de se situer et de communiquer. Ce sera l’anomie, c’est-à-dire la dissolution du lien social, la méfiance généralisée, telle qu’on la connaît aujourd’hui parce que le processus a commencé depuis plusieurs décennies, mais très nettement aggravée, le retour aux clans en guerre permanente. Même la gauche ne pourra plus régner sur de telles ruines. C’est de la folie suicidaire. Le seul espoir c’est la résilience, qu’à partir d’un moment une prise de conscience générale arrête le désastre. Mais rien n’est moins sûr: la méthode globale a prouvé sa très haute nocivité depuis l’année de sa mise en place, en fait elle était connue pour sa nocivité depuis longtemps car elle a été importée comme le genre, et du même pays et des mêmes universités, et pourtant elle est toujours là. Amusant et désespérant à la fois que des anti-américains viscéraux puisent certaines de leurs lubies, les plus ignobles précisément, dans le milieu des facs américaines…
Le Figaro décrypte les éléments de langage utilisés par le gouvernement depuis ces derniers mois (article payant du 22 janvier que nous vous proposons gratuitement).
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● NE PLUS DIRE
Égalité hommes-femmes
Dire
Égalité femmes-hommes
«Pour une raison toute bête, explique-t-on au ministère des Droits des femmes, c’est par ordre alphabétique. Il n’y a pas de raison que les femmes soient en deuxième position!»
● NE PLUS DIRE
L’école maternelleDire
La première école
«Changer le nom en “petite école” ou “première école”, c’est neutraliser d’une certaine manière la charge affective maternante du mot “maternelle”.» (Sandrine Mazetier, députée PS, le 1er février 2013)
● NE PLUS DIRE
Travailler pour le pays
Dire
Faire France
«Il s’agira donc, désormais, de “faire France” en reconnaissant la richesse des identités multiples.» («Refonder la politique d’intégration », 2013)
● NE PLUS DIRE
Bâtir une société harmonieuse
Dire
Faire de l’en-commun
«De la conception à la gestion des espaces publics, comment construire un “en-commun”.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)
● NE PLUS DIRE
Se lancer dans des projets
Dire
Produire des possibles
«Il faut changer de paradigme, proposer une nouvelle forme d’action publique, pour produire des “possibles” à l’intersection des valeurs de la République et du respect des gens eux-mêmes et de leurs capacités à coproduire de l’action publique.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)
● NE PLUS DIRE
La France évolue
Dire
Les dynamiques plurielles de la société
«L’histoire enseignée se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des “grands hommes” mâles, blancs et hétérosexuels. Il y a donc un enjeu fort à faire évoluer le “panthéon” des figures censées incarner les grands mouvements, les époques et les dynamiques plurielles de la société.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)
● NE PLUS DIRE
Couple homosexuel dans l’impossibilité de procréer
Dire
Confronté à «l’infertilité sociale»
«La présente proposition de loi a pour objet d’ouvrir l’assistance médicale à la procréation à tous les couples infertiles, qu’il s’agisse d’une infertilité médicale ou “sociale”.» (Proposition de loi déposée au Sénat par cinq sénateurs socialistes le 19 juillet 2013)
● NE PLUS DIRE
Être enceinte
Dire
Être en état de grossesse médicalement constaté
«La collaboratrice libérale en état de grossesse médicalement constatée a le droit de suspendre sa collaboration» (Projet de loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes, septembre 2013)
● NE PLUS DIRE
Les parents et les médecins
Dire
Les acteurs impliqués dans la conception
«Aujourd’hui, la filiation biologique n’est plus la seule filiation possible ; il y a une multiplication des acteurs impliqués dans la conception et l’éducation des enfants.» (Dominique Bertinotti, commission des lois, réunion du 18 décembre 2012)
● NE PLUS DIRE
Construire la société française
Dire
Le Nous inclusif et solidaire
«L’enjeu est dès lors de rendre possible l’identification à une communauté politique plurielle, c’est-à-dire une communauté concrètement caractérisée par des identités diverses et hétérogènes – que ce soit en raison d’une histoire faite d’immigration, de colonisation ou tout simplement et plus généralement de la pluralité des identités sociales et politiques et des croyances morales qui traversent la société – mais néanmoins capable de s’identifier positivement à un “Nous”. Ce que nous nommerons un Nous inclusif et solidaire.» («Refonder la politique d’intégration», 2013)
● NE PLUS DIRE
Donner aux élèves la même éducation
Dire
Bâtir du commun
«Il revient à l’École française de contribuer à bâtir du commun.» (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l’école)
● NE PLUS DIRE
L’avenir des jeunes Français
Dire
Leur devenir de citoyen
«Il s’agit d’accompagner les élèves dans leur devenir de citoyen.» (Vincent Peillon, charte de la laïcité à l’école)
● NE PLUS DIRE
Personnel scolaire chargé de veiller à la discipline
Dire
Groupes académiques climat scolaire
«Afin de rendre effective cette lutte contre les violences, des “groupes académiques climat scolaire” sont par ailleurs déjà constitués pour aider localement chaque école et établissement.» (Site du ministère de l’Éducation nationale).
● NE PLUS DIRE
Détruire l’identité sexuée
Dire
Déconstruire les stéréotypes de genre
«La création du programme “ABCD de l’égalité”, qui s’adresse à l’ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre.» (Site du ministère de la Santé, décembre 2012)
Les opposants à la « théorie du genre » s’attaquent à des livres pour enfants
Dans la foulée du patron de l’UMP, les défenseurs d’une vision traditionnelle de la famille font de la littérature jeunesse leur nouveau champ de bataille, et demandent le retrait de certains ouvrages des bibliothèques.
Des livres présentés dans une bibliothèque à Epinal (Vosges), le 11 septembre 2012. ( MAXPPP)Par Francetv info avec AFPMis à jour le , publié le Tous à poil, Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?, Papa porte une robe. La littérature jeunesse est accusée d’être le cheval de Troie de la prétendue « théorie du genre ». Les défenseurs d’une vision traditionnelle de la famille emboîtent le pas au patron de l’UMP. Dans la foulée de Jean-François Copé, qui a brandi un livre pour enfants en contre-exemple, certains mouvements de droite font de la littérature jeunesse leur nouveau combat. Les livres pour enfants sont devenus un terrain de bataille politique, mardi 11 février.
Le Printemps français lance l’offensive
Depuis une semaine, un blog marqué très à droite, Le Salon beige, dresse une liste de « bibliothèques idéologiques » proposant, selon ses termes, des livres »à la gloire du ‘gender’ ». Mardi, le Printemps français, groupe d’opposants radicaux au mariage homosexuel, a pris le relais. Il appelle les parents à contacter les bibliothèques pour faire pression contre les livres reflétant, à ses yeux, la « théorie du genre ».
« Les livres qui mettent dans la tête d’une petite fille ou d’un petit garçon qu’ils ne sont pas forcément fille ou garçon en fonction de leur sexe biologique, mais qu’ils décideront quand ils seront plus grands, ces livres-là doivent être mis à part », estime la présidente de ce mouvement, Béatrice Bourges. Elle considère que ces ouvrages« sèment la confusion » dans la tête des enfants.
« On demande aux parents d’appeler les bibliothèques, d’appeler les mairies pour que ces livres soient retirés des rayonnages », explique-t-elle. Et elle se félicite que des appels téléphoniques aient déjà été émis « un peu partout » en France par des « parents citoyens soucieux de l’éducation de leurs enfants ».
« Près d’une trentaine de bibliothèques publiques » visées
La ministre de la Culture Aurélie Filippetti assure dans un communiqué que »près d’une trentaine de bibliothèques publiques ont fait l’objet, ces derniers jours, de pressions croissantes de la part de groupuscules fédérés sur internet par des mouvements extrémistes qui en appellent désormais à la lutte contre ce qu’ils appellent les ‘bibliothèques idéologiques’ ».
Selon une source proche du ministère, ces actions ont notamment visé les villes de Versailles, Rennes, Nantes, Dole, Toulon, Lamballe, Saint-Etienne, Troyes, Le Chesnay, Massy, Saint-Germain-en-Laye, Andernos-les-Bains, Neuilly-sur-Seine, Mérignac, Tours, Strasbourg, Castelnaudary, Quimperlé, Boulogne-Billancourt, Riom, Clermont-Ferrand, Lyon, Viroflay et Cherbourg.
Mais, pour l’heure, certaines des villes citées par le ministère disent à l’AFP n’avoir reçu aucune pression, comme à Strasbourg, Lyon, Saint-Etienne, Dole ou Mérignac. A Rennes, »un Rennais » a écrit un e-mail pour dénoncer la présence des ouvrages incriminés.
Des maires jouent le jeu
A Neuilly-sur-Seine, le maire UDI Jean-Christophe Fromantin assure, lui aussi, n’avoir reçu »aucune pression », bien qu’il ait reçu deux e-mails et un courrier incriminant cinq livres, dont certains sont en rayon depuis 1994. Les livres sont sur le bureau du maire, qui veut les consulter avant de prendre une décision. S’il juge qu’ils font la promotion de la théorie du genre, il « les retirer[a] après en avoir parlé aux élus. »
C’est la décision prise par le maire DVD du Chesnay (Yvelines) Philippe Brillault, en pointe de la contestation contre l’ouverture du mariage aux couples homosexuels. L’édile a reçu, la semaine passée, deux parents venus lui demander de retirer le livre Tango a deux papas et pourquoi pas ? des rayons de la bibliothèque. Quelques jours, plus tard, il recevait un message sur son blog et trois courriels de Chesnaysiens, »jamais agressifs » selon lui.
La dizaine de titres auparavant stockés dans un bac accessible aux plus petits sont désormais placés en hauteur sur une étagère du « fonds des parents », dédiée à la parentalité dans le rayon jeunesse de la bibliothèque de la ville. « Nous protégeons les enfants, c’est aux parents de choisir ce qu’ils veulent pour eux », a-t-il justifié. Il se défend d’être un « censeur » et il assure que la municipalité continuera »à acheter ces livres ».
Le gouvernement monte au créneau
La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, dénonce, dans un communiqué, les« pressions » exercées par des « mouvements extrémistes » contre des bibliothèques. Selon elle, ces groupes « somment » les personnels »de se justifier sur leur politique d’acquisition, fouillent dans les rayonnages avec une obsession particulière pour les sections jeunesse, et exigent le retrait de la consultation de tout ouvrage ne correspondant pas à la morale qu’ils prétendent incarner ».
« Ça existe peut-être mais je ne suis pas au courant », réplique Béatrice Bourges, qui évoque simplement des appels téléphoniques.
Les bibliothécaires se défendent
L’Association des bibliothécaires de France (ABF) exprime son « désaccord profond avec ces prises de positions partisanes et extrêmes ». Selon elle, les ouvrages incriminés par ces groupes de pression sont ceux d’une bibliographie proposée par le syndicat enseignant SNUipp-FSU de 79 livres de jeunesse pour promouvoir l’égalité femme-homme et la lutte contre l’homophobie. L’association, forte de quelque 3 000 adhérents, espère »que la liste des bibliothèques ayant procédé à ces acquisitions s’allongera » en dépit des « quelques sites web qui appellent ces derniers jours au retrait de livres, dont la liste est dressée ».
Ces pressions relèvent de »l’obscurantisme, d’une sorte de fanatisme » et d’un « manque de confiance en la capacité des Français à se faire une opinion par eux-mêmes », renchérit Patrick Weil, président de Bibliothèques sans frontières (BSF). La directrice du Salon du livre jeunesse de Montreuil, Sylvie Vassallo, s’inquiète, elle aussi, des« attaques » qui »se multiplient depuis quelques mois sur le caractère ‘pernicieux’ de la littérature jeunesse ».
Ce type de comportement n’est pas sans rappeler la situation que connaissent les bibliothèques américaines, relève Livres Hebdo. La censure exercée par différents groupes de pression y est suffisamment grave pour que l’American Library Association ait créé la « Banned Books Week », semaine contre la censure et pour la liberté de lecture.
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Peillon aux députés UMP : « Attention aux rumeurs que vous répandez »
Le ministre de l’Education nationale répond au député UMP Guy Geoffroy, qui a brandi à l’Assemblée un document sur la « théorie du genre ».
(LCP)Par Francetv infoMis à jour le , publié le Le député UMP de Seine-et-Marne Guy Geoffroy a relancé le débat sur la « théorie du genre » à l’Assemblée nationale, mardi 11 février. Il a en effet brandi le document issu d’un atelier « genre et éducation » d’une association, qui aurait comme objectif, selon le député,« de pénétrer tous les programmes académiques de formation ». « Il faut expliquer à un garçon qu’il peut très bien être une fille », mentionne Guy Geoffroy, une phrase extraite du document en question, lue lors des questions au gouvernement.« Le pire ennemi de la démocratie est la démagogie », a répondu le ministre de l’Education. « Jamais l’Education nationale n’a recommandé cet ouvrage, et d’ailleurs, vous ne le trouverez pas sur site Eduscol« , a ajouté Vincent Peillon. « La théorie du genre n’a pas sa place à l’école pour la bonne raison qu’elle n’existe pas », a encore asséné le ministre. Et de répliquer à l’opposition : « Faites attention aux rumeurs que vous répandez. »
Le livre « Tous à poil », quatrième dans le classement des ventes de livres chez Amazon.fr
Depuis qu’il a été critiqué publiquement par le patron de l’UMP Jean-François Copé, ce livre pour enfants sorti il y a trois ans est en train de devenir un best-seller.
La couverture de « Tous à Poil » (éd. du Rouergue), livre pour enfants abordant la question de la nudité, au centre d’une polémique lancée par Jean-François Copé. (ROUERGUE / FRANCETV INFO)
Un joli coup de pub. Depuis qu’il occupe le devant de la scène politique et médiatique,Tous à poil se vend bien. Très bien même. Le livre pour enfants qui aborde le thème de la nudité a fait son entrée, il y a deux jours, dans le top 100 des meilleures ventes de la version française d’Amazon. Mardi 11 février, il se classe quatrième dans la liste des ouvrages les plus vendus, en France, par le géant américain de la vente de livres sur internet.
L’ouvrage de Marc Daniau et Claire Franek, publié par les éditions du Rouergue, est pourtant sorti il y a près de trois ans, en avril 2011. Il semble donc bien que la polémique attise la curiosité des lecteurs, intrigués par ce livre vendu moins de 15 euros.
« Un regard décomplexé sur la nudité »
Tous à poil est destiné, selon son éditeur, « à apporter un regard décomplexé sur la nudité ». Il est composé de courts textes »à poil la maîtresse ! », « à poil le policier ! », « à poil les voisins ! », accompagnés de ces personnages qui font partie »du quotidien ou de l’imaginaire des enfants », en train de se dévêtir.
Il figure surtout sur le site de l’ABCD de l’égalité, qui propose des ressources pour encadrer cette expérience visant à transmettre aux élèves la culture de l’égalité entre filles et garçons. Le président du l’UMP, Jean-François Copé, y a vu un très mauvais exemple à donner, en pleine polémique sur un supposé enseignement d’une prétendue « théorie du genre ». L’éditeur, les auteurs et le gouvernement sont montés au créneau pour défendre ce livre.
Guy Sorman
Mon corps, à qui appartient-il? Cette interrogation envahit soudain le champ politique en Espagne, en France, aux États-Unis. On manifeste dans les rues, à Paris, Madrid ou Washington, pour et contre le droit à l’avortement, le mariage homosexuel, la procréation médicale assistée, l’adoption des enfants par des parents homosexuels et l’euthanasie choisie ou droit de mourir dans la dignité. Aux États-Unis, des référendums d’initiative populaire ont légalisé l’usage personnel du cannabis (au Colorado et au Washington). Cette réactivation de débats que l’on croyait éteints, hormis les États-Unis où l’avortement a toujours été un clivage essentiel entre partis politiques, saisit et surprend les acteurs et commentateurs de la vie publique: nul en vérité ne s’attendait à cette résurgence des questions dites de société dans le monde occidental. Les explications qu’on en donne, à gauche généralement, me semblent superficielles: une droite dite réactionnaire, en panne d’idéologie, tenterait de rassembler ses troupes autour de thèmes passionnels. Mais n’est-ce pas la gauche qui serait fautive pour avoir imposé des nouvelles normes légales à des nations qui n’en demandaient pas tant? Le fait qu’en France, sept mille mariages homosexuels seulement aient été prononcés en un an, illustre que cette légalisation ne répondait pas à un vœu profond, majoritaire, ni des Français ni même des homosexuels; ceux-ci, dans l’ensemble, se contentent d’un contrat d’union civile.
La plupart de ces insurrections prétendument « réactionnaires », ont émergé spontanément dans des mouvements de citoyens, sur le modèle du Parti du Thé aux États-Unis: les partis classiques, en Europe comme aux États-Unis, courent derrière ces mouvements et ne les précèdent pas. Il paraît également artificiel de rassembler sous une même étiquette idéologique – réactionnaire – des revendications aussi diverses: les opposants au mariage homosexuel coïncident le plus souvent avec les adversaires de l’avortement libre, mais les mêmes sont rarement favorables à la légalisation des drogues et tous sont partagés sur le droit à la mort dans la dignité. Ce qui réunit ces revendications n’est donc pas une relation quelconque au «progrès», terme indéfinissable de toute manière, mais une spontanéité hors parti, une volonté de prendre en main, sans l’intermédiaire des élites, et sans l’État, ce qui, selon ces citoyens révoltés, ne devrait pas relever de la loi mais du choix personnel. Quelles que soient les convictions intimes que chacun peut avoir sur ces sujets dits de société, on peut comprendre la rébellion contre les intrusions de l’État dans la vie privée: ces États ne brillent ces temps-ci, ni par leur efficacité sociale, ni par leur vertu économique et ils n’incarnent pas grand-chose d’autre que les intérêts de leur bureaucratie. Il est compréhensible que surgissent autour d’eux et en dehors des idéologies balisées, des revendications à caractère plus philosophique que politique.
Car appartient-il véritablement aux États de statuer sur l’amour, la vie et la mort? Désignons-nous véritablement nos gouvernements pour qu’ils décident de notre droit de nous marier, d’enfanter, de consommer ou non certaines substances, de mourir à notre heure? L’État ne devrait avoir le droit et le devoir de légiférer dans toutes ces circonstances, seulement si je nuis à autrui et si autrui me nuit. Si, consommant du cannabis pour usage personnel, en quoi l’État devrait-il s’en mêler ? Mais si, sous l’influence du cannabis, on commet un délit, ce délit devra être sanctionné sans l’excuse d’avoir agi sous l’empire de la drogue. Si en fin de vie, parce qu’on en a ainsi décidé par avance ou quand la famille assistée d’un comité d’éthique (une norme aux États-Unis) en convient, en quoi l’État devrait-il s’opposer à une mort douce ? De même, appartient-il à l’État par nature de gérer les conditions du mariage? Pendant des siècles en Europe, le mariage fut un pacte privé, sanctionné ou non par des autorités religieuses : on divorçait moins qu’aujourd’hui. L’État ne devrait-il pas se cantonner à protéger les droits des faibles sans défense, tels les enfants adoptés ou non, voire l’enfant à naître. Le foetus est-il une personne? Les partis politiques sont-ils mieux équipés pour en décider que les parents, les autorités religieuses, les biologistes, des comités d’éthique?
Ce n’est pas préconiser l’anarchie que d’inviter les gouvernements à se retirer de tous ces débats sur la propriété du corps, mais les inciter à se recentrer sur ce que l’État seul peut faire: garantir la sécurité collective et assurer un minimum de justice sociale sans laquelle il ne saurait y avoir de sécurité durable. S’emparer à tout prix du corps des citoyens au lieu d’assurer leur sécurité illustre combien les gouvernements ont perdu tout sens de leur mission et tentent par artifice idéologique d’en réinventer de nouvelles. L’homme politique en quête de pouvoir sait que l’économie lui a échappé, gérée par le marché ; aucune guerre ne l’occupe ; promettre des lendemains qui chantent n’est plus crédible. Il ne resterait donc pour occuper le terrain politique qu’à changer la société en réglementant la naissance, l’amour et la mort? Au nom du «progrès» à Gauche et au nom des « valeurs » à Droite. Mais ce que les révoltés d’Espagne, de France ou des États-Unis nous signifient, c’est qu’il n’appartient ni à la Droite ni à la Gauche de définir et encore moins d’imposer «valeurs» ou «progrès». Cette révolte contre l’État est une exigence de liberté, de celle de disposer de notre corps: ne serait-ce pas la moindre des choses que l’État nous la rende ?
http://www.hebdo.ch/les-blogs/sorman-guy-le-futur-cest-tout-de-suite/notre-corps-nappartient-pas-%C3%A0-l%C3%A9tat
Stéréotypes : faut-il bannir toute forme d’inégalité ?
Dans quelques jours, les Jeux olympiques de Sotchi appartiendront à l’histoire. Que faut-il en retenir ? Qu’ils furent un magnifique terrain de jeu pour des athlètes du monde entier et un cinglant démenti aux stéréotypes colportés par les détracteurs de la Russie.
Les médias occidentaux regarderont-ils la Russie d’un autre œil à l’avenir ? Pas certain, car les intellectuels, les ONG, les hommes politiques qui travaillent pour, animent ou contrôlent ces médias, rêvent de toujours plus : d’une égalité absolue mesurée au résultat, totalement indépendante si possible de tout compte des chances données au départ.
Pour eux, la société doit intégrer chaque citoyen sans considération de sexe, d’origine, d’âge, d’acquis matériel ou immatériel et peu importe le prix à payer : discrimination (habilement dite) positive au mépris du droit à la différence, du principe d’égalité des chances ou de lois physiques élémentaires qui pourraient aussi s’appliquer, comme la puissance, la résistance, etc.
Considérant que la fin justifie les moyens, tout ce qui ne va pas dans le sens souhaité est un stéréotype à combattre ou à éliminer. Mais qui croit encore que le seul fait de changer rend le monde meilleur ? A ce train-là, nous serions tous aux JO et chacun aurait sa médaille, mais sur quelle planète ?
Et de quel stéréotype parle-t-on ? D’abord qu’est-ce qu’un stéréotype ? Dans le Larousse, on trouve : Stéréotype, n.m. idée, expression ou opinion toute faite et sans originalité. Caractérisation symbolique et schématique d’un groupe qui s’appuie sur des attentes et des jugements de routine. Synonyme : banalité, cliché, poncif.
Rien de novateur. Les photos de famille des années trente ne montrent-elles pas les jeunes garçons photographiés en robe jusqu’à neuf ou dix ans.
Le stéréotype est un cliché qui bloquerait la société, et qui par suite empêcherait tout progrès ou évolution. Et aussitôt l’Education nationale d’imaginer que la désacralisation du sexe auprès des jeunes enfants devrait permettre d’établir de manière précoce une identité « fille garçon » favorable à la lutte contre les stéréotypes. « Garçon-fille », « Fille-garçon », ce serait donc pareil ou pas intrinsèquement différent. Pourquoi pas ! Mais rien de novateur. Les photos de famille des années trente ne montrent-elles pas les jeunes garçons photographiés en robe jusqu’à neuf ou dix ans. Et dans une France alors très catholique, la vie des enfants était ponctuée par plus d’une robe : robe de baptême, d’enfant de cœur, aube de communiant, parfois même soutane de séminariste ; la virginité jusqu’au mariage valait pour tous, pour les garçons comme pour les filles. Autant dire que la messe était dite. S’il y eut stéréotype, c’était dans le sens de la complète égalité que l’État prétend aujourd’hui vouloir défendre.
Dans les années soixante-huit, pas de réel changement non plus. Cheveux longs pour les garçons, jeans et chemise unisexe pour les filles, donnent à la jeunesse un caractère un peu androgyne. On se libère, mais sans chercher de nouveau modèle. Et si certains se battent, c’est pour la mixité, c’est-à-dire pour que garçons et filles puissent dès l’enfance être ensemble comme dans la « vraie » vie.
Aujourd’hui, la France a franchi d’autres limites. Désormais, la « vraie » vie n’est plus forcément la vie entre un homme et une femme. Mais reste à savoir si tout cela n’est pas qu’un stéréotype de plus et combien de gens tenteront réellement l’expérience. Il est encore un peu tôt pour conclure à la farce.
Une chose est sûre. En autorisant le mariage entre personnes du même sexe, la France ne combat plus les stéréotypes, mais les multiplie sans même savoir s’ils ont un sens. Qualifier le mariage de stéréotype quand 75 % d’entre eux à Paris finissent par un divorce n’est-il pas une gageure ? Heureusement, depuis les coups de cuillère à Pau du Vert-galant Henri IV, nos dirigeants ont toujours montré qu’ils n’étaient guère traumatisés par le mariage. C’est normal. L’amour n’a rien à faire avec l’État, sinon qu’il risque parfois de le mettre en danger.
Et en ce qui concerne le commun des mortels ou, pour faire plus moderne, la société, il faut bien l’admettre : statut marital ou pratiques sexuelles, aussi originales soient-elles, sont peu de choses en comparaison des efforts que la plupart, marié ou célibataire, homme ou femme, font chaque jour par amour ou par nécessité en vue de rendre le quotidien vivable tout simplement.
http://www.lecourrierderussie.com/2014/02/bannir-toute-forme-inegalite
Selon une recherche américaine publiée vendredi, le lait des mères a une composition différente selon qu’elles donnent naissance à un garçon ou à une fille.Continue reading →
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