Quel plan de bataille pour la Manif pour tous, après le report de la loi sur la famille ?
Le collectif a présenté son bilan de la manifestation du 2 février et évoqué ses combats à venir, mardi 4 février.
Une pancarte dans le cortège de la Manif pour tous, à Paris, le 2 février 2014. Le collectif entend désormais s’attaquer à la fiscalité des familles. (CITIZENSIDE / GERARD POUSSET / AFP)Par Ariane NicolasMis à jour le , publié le
« Nous sommes heureux mais restons vigilants. » En rang serré face au mur de caméras et micros, mardi 4 février, les représentants de la Manif pour tous dissimulent leurs sourires. La veille, le gouvernement a annoncé qu’il repoussait au moins à 2015 le projet de loi sur la famille, censé être débattu au printemps au Parlement. De là à y voir une victoire après les défilés de dimanche, qui ont réuni au moins 100 000 personnes à Paris et Lyon, il n’y a qu’un pas.
Le collectif n’a pas prévu de nouveau rassemblement, mais ne compte évidemment pas s’arrêter là. La présidente de la Manif pour tous, Ludovine de la Rochère, a annoncé une série d’actions destinées à mettre la pression sur l’exécutif, la droite et plus généralement à mobiliser « tous les citoyens ». Quels sont les projets de la Manif pour tous ?
Combattre de nouvelles mesures
Faute de pouvoir revenir sur la loi Taubira ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels, les opposants au mariage pour tous combattent désormais de nouvelles mesures. La manifestation de dimanche, où « aucun débordement n’a été constaté », rappelle le mouvement, dénonçait « la familiphobie » du gouvernement. Quelles sont les principales sources de mécontentement, en plus de la Procréation médicalement assistée et de la Gestation pour autrui, de la Manif pour tous ?
• Le genre à l’école. La Manif pour tous demande « la suspension immédiate » de l’ABCD de l’égalité, expérimentation conçue pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l’école dans laquelle elle voit un déni des « données biologiques » de l’enfant. Clarification nécessaire, Ludovine de la Rochère précise que le terme »théorie du genre », d’abord utilisée pour critiquer le texte, est inapproprié. Elle préfère employer l’expression « idéologie du genre », qui se distingue plus nettement des« études sur le genre » enseignées à l’université.
• La fiscalité des familles. Ludovine de la Rochère assure que les trois quarts des Français jugent « excessive pour les familles » la politique fiscale du gouvernement, notamment à travers la baisse du plafond du quotient familial et le projet d’un impôt individualisé. La Manif pour tous souhaite ainsi élargir ses combats au domaine économique, et non plus seulement sociétal.
• Les congés parentaux. Voté au mois de janvier dans le cadre de la loi sur l’égalité femme-homme, le nouveau dispositif sur le congé parental suscite également de vives critiques. La loi prévoit désormais un congé parental de trois ans pour la mère à partir du deuxième enfant, si le second parent prend six mois de congé. Dans le cas contraire, cette période est réduite à deux ans et demi. « Dans notre contexte économique et social, il est parfois impossible que le père s’absente pendant six mois, assène Ludovine de la Rochère. Il faut laisser les parents choisir. »
Organiser un meeting pour le « grenelle de la famille »
Le prochain rendez-vous d’ampleur de la Manif pour tous aura lieu le 8 mars à La Mutualité, à Paris. Le collectif tiendra un meeting pour ressouder ses troupes, mais aussi faire le bilan de son « grenelle de la famille » initié à l’automne 2013. D’ici là, la Manif pour tous aura rédigé une loi-cadre sur la famille, avec ses propres propositions en la matière. Une tactique qui confirme que le mouvement veut de plus en plus « agir comme un think tank ». »Nous restons vigilants et continuerons les actions dans la rue si c’est nécessaire », prévient-on.
Ludovine de la Rochère, présidente de La Manif pour tous, le 2 mars 2013. ( MAXPPP)
Le terme de « grenelle » n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard. Il renvoie au « grenelle de l’environnement » lancé par Nicolas Sarkozy en 2007. Or, pour Tugdual Derville, autre porte-parole de la Manif pour tous, « la famille et l’écologie sont comparables. Il est question de la survie de l’humanité, de notre patrimoine commun. Comme l’écologie gouvernementale, notre combat consiste à préserver notre écosystème de base. » Les éléments de langage sont déjà choisis.
Peser sur les élections
A quelques mois des municipales et des européennes, la question taraude les journalistes. La Manif pour tous présentera-t-elle des candidats ? « Non », répond sa présidente. En revanche, le collectif entend bien peser dans le débat en proposant une charte aux maires de France. Cette « charte des maires et des candidats aux élections municipales », dont le contenu est disponible ici, a pour l’instant été signée « par quelques centaines de personnes ». « Mais nous ne sommes qu’au début de la démarche », fait savoir Ludovine de la Rochère.
A quoi servira cette charte ? « Il est important que les maires et les candidats défendent leurs convictions », développe Philippe Brillault, maire du Chesnay, conseiller général des Yvelines et ardent opposant au mariage pour tous. « Ils ont un rôle à jouer à quelques mois du renouvellement partiel du Sénat [au mois de septembre]. Et je rappelle que ce sont eux qui délivrent les signatures pour les candidats à la présidentielle. »
Soulignant « le courage » des quelques députés UMP fidèles à la Manif pour tous, comme Hervé Mariton ou Philippe Gosselin, Ludovine de la Rochère assure néanmoins que la Manif pour tous « n’est pas en train de devenir un parti. » Camel Bechikh, du club de réflexion Fils de France, présent à ses côtés, l’appuie : « Nous ne sommes pas prisonniers des partis politiques. Ne ne serons jamais une monnaie d’échange. Ce sont aux citoyens, dans les urnes, de retraduire leurs convictions politiquement. »
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Qui est responsable de l’entrée de la théorie du genre dans le droit français ?
Arroseur arrosé
Publié le 10 février 2013 – Mis à jour le 11 février 2013
Jean-François Copé, président actuel de l’UMP Crédit Reuters
Qui est responsable de l’entrée de la théorie du genre dans le droit français ?
La théorie du genre soutient que la notion de sexe est culturelle de part en part. Que la distinction des sexes est sans ancrage biologique, donc arbitraire et modulable. Qu’en outre, le modèle hétérosexuel exerce une violence littéralement innommable sur les modèles sexuels et les genres alternatifs. Qu’il est donc temps, et légitime, de « défaire le genre », pour reprendre le titre de l’un des ouvrages de la prêtresse contemporaine du genre, Judith Butler, en éradiquant toute référence au masculin et au féminin, deux genres parmi une sarabande infinie de variations possibles (trans, queer, drag, butch, garou,dyke, fem, etc.)
La majorité socialiste tente ces jours-ci de mettre la théorie du genre en forme de lois(sur le mariage gay, l’éducation des enfants à la violence de genre, la requalification des classes maternelles pour éliminer toute référence à la féminité, la désignation neutre des parents pour ne pas discriminer les parents de même sexe, la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA), etc.) A chaque tentative, les parlementaires UMP s’étranglent d’indignation, rivalisant de solennité dans le prophétisme apocalyptique, allant jusqu’à exiger une commission d’enquête parlementaire, « afin que toute la lumière soit faite » (Xavier Breton) sur l’influence de la théorie du genre sur la société française.
La volonté de faire la lumière sur la généalogie législative de cette étonnante théorie est légitime. Toutefois les limiers de l’UMP n’useront guère leurs semelles. Le 11 mai 2011, la France signait en effet la Convention d’Istanbul, qui exige des États signataires l’éradication de toute pratique fondée sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes (article 12). Parce que les mots ont un sens, selon la formule de Nicolas Sarkozy, relisons attentivement cet article, qui impose d’éradiquer toute pratique fondée sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes (Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, signée à Istanbul le 11 mai 2011, qui entrera en vigueur quand dix pays l’auront ratifiée).
Il ne s’agit pas de circonscrire, d’interroger, ou de problématiser, mais d’éradiquer(vocable qui évoque la Sainte Inquisition, le terme élimination ayant été jugé un peu tiède)toute pratique sociale, dans tous les domaines, sans nuance ni exception, ne serait-ce que susceptible d’évoquer la distinction traditionnelle des sexes. Du passé sexuel, faisons table rase pour qu’advienne un monde délivré de l’oppression hétérosexuelle. Bien pâles et hésitantes paraissent les initiatives socialistes dans le domaine du genre, si on les rapporte à la pureté révolutionnaire de la convention signée par la majorité UMP
Il est d’ailleurs à noter que, lorsque la Convention « UMP » sur le genre entrera en vigueur, non seulement les socialistes pourront mais, en toute rigueur juridique, ils devront prendre toute initiative législative de nature à éradiquer la distinction du masculin et du féminin. Car le sacre juridique du genre eut lieu devant le Conseil de l’Europe, dont il est à rappeler que les normes n’ont pas le caractère parfois folklorique, toujours facultatif, des recommandations des Nations Unies. Les conventions du Conseil de l’Europe, qui ont vocation à régir le comportement de huit cent millions de citoyens, sont obligatoires pour leurs signataires, et leur imposent des normes et objectifs soustraits, du fait même, à l’empire du débat démocratique national.
C’est ainsi que l’enquête des fins limiers de l’UMP les conduira, stupéfaits, au 238, rue de Vaugirard (siège de leur parti).
Farida Belghoul une « djihadiste » ? Valls ne bronche pas
Vers un État de plus en plus policier.
Découvrez comment un ministre de l’Intérieur accepte l’offre de service d’un hacker parti en guerre contre les « djihadistes » parmi lesquels figure, selon lui, une certaine Farida Belghoul...
Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon à l’Assemblée nationale le 28 janvier 2014.
Crédit : AFP / MIGUEL MEDINA
INFO RTL – Le ministre de l’Éducation a envoyé une lettre à tous les chefs d’établissement de France, après la propagation d’une rumeur sur la théorie du genre.
Une lettre a été adressée à tous les directeurs d’école de France par Vincent Peillon. Le ministre a dû monter au créneau afin de stopper la propagation des rumeurs concernant la « théorie du genre » enseignée à l’école. Il a ainsi demandé aux chefs d’établissement de convoquer les parents qui n’ont pas envoyé leurs enfants à l’école.
Faisant référence à cet appel au boycott, le ministre explique dans sa lettre aux directeurs que « face à ces actions inadmissibles, il est nécessaire d’une part derassurer les parents d’élèves qui ont pu être la cible de ces tentatives de déstabilisation et d’autre part de rappeler fermement les règles de l’école républicaine« .
Entretiens avec les parents en cas d’absence des enfants
« Je vous demande donc de tout mettre en œuvre pour informer les parents de la réalité des programmes et des contenus des enseignements sur ces sujets« , écrit le ministre. Des « documents », communiqués par les autorités académiques et diffusés sur le site dédié aux « ABCD de l’égalité », sont prévus pour les y aider.
« Lorsque des absences pour ces motifs sont avérées, une rencontre avec les parents est indispensable afin de leur rappeler l’importance de la transmission, par l’école, des valeurs de la République et notamment l’égalité entre les filles et les garçons, poursuit la lettre. (…) Si vous le jugez opportun, je vous recommande de faire appel aux autorités académiques pour vous assister dans ces entretiens. »
Une demande de boycott envoyée aux parents
Le but des convocations annoncées plus tôt dans la journée est d’ »expliquer » aux intéressés « la réalité des choses » et « leur rappeler que dans notre propre pays, il y a une obligation scolaire à l’égard de l’enfant », expliquait Vincent Peillon. « Il y a un certain nombre d’extrémistes qui ont décidé de mentir, de faire peur aux parents. Ce que nous faisons à l’école, c’est enseigner les valeurs de la République et donc du respect entre les femmes et les hommes », ajoutait le ministre de l’Éducation.
Des SMS appelant au boycott ont été envoyés à des parents en propageant la rumeur sur la théorie du genre. « L’Éducation nationale va enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l’a voulu mais qu’ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos et lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses… », serait l’un d’entre eux, révélait Le Parisien.
Madame Taubira, « vous êtes en train d’engager une lutte interminable contre la réalité humaine, contre sa partition binaire et contre sa complémentarité. »
De Charles-Maurice, sur nos partenaires du Rouge et Noir
Madame le Ministre,
La foule immense qui s’est étendue dans toutes les villes de France, vous ne l’avez pas entendue. Pourtant, c’était le pays réel. Loin des quartiers bourgeois-bohème, loin des arcanes politiques, loin de la presse, loin de ce monde qui tourne sur lui-même et qui oublie que le vrai monde ne suit pas.
Je vous écris sans aucun mépris, sans haine, sans animosité, sans passion même. À ce pays réel que vous oubliez, j’appartiens. Et, comme moi, ce pays réel n’éprouve pas de colère, ni de peur. C’est l’amour de la vérité, de la vie et de l’humain qui nous anime. Cette ferveur collective vous parle : elle vous demande de l’écouter, elle doit être écoutée. Je ne vous parlerai ni de sexualité, ni de psychologie, ni d’éducation. Je m’attache à une chose plus élémentaire, plus fondamentale, plus originelle : la réalité.
La réalité n’est pas un choix, ni une politique, ni une doctrine, ni un projet. La réalité s’accepte, s’assume, se vit.
Vouloir contrarier la réalité revient à construire un rêve, mais dans ce rêve, dans cette chimère, il n’y aura jamais de liberté, aucun but ne sera jamais atteint. Cette grande fuite en avant substitue l’absurde à la nature et pousse l’homme au néant. Loin de rendre le monde plus intelligible, vos réformes donnent à la nature les apparences de l’injustice et de la cruauté. Oh ! c’est un grand pas, un saut, j’en conviens, mais nous sommes au bord du précipice.
Oui, dans cette entreprise politique, vous souhaitez abîmer tout un pays. L’ardeur ne vous fait pas défaut. Je comprends toutes ces personnes auxquelles vous promettez le bonheur, l’amour et l’égalité. Dans cet élan de bonté, il y a toutefois de la haine. Je souffre d’entendre et de voir ma foi parodiée, moquée, insultée, tenue comme responsable de la souffrance d’autres Français. Ces Français que vous dites défendre, je les aime. À votre grand regret, je ne puis éprouver que votre haine. Et en voyant vos soutiens s’enflammer pour une cause contre une institution établie, et contre des valeurs fondatrices, je les aime encore plus. Je vois en eux une tristesse. Et je crains, hélas, que vous en profitiez pour les emporter sur des mauvais chemins : madame, vous faites fausse route.
Vous êtes en train d’engager une lutte interminable contre la réalité humaine, contre sa partition binaire et contre sa complémentarité.
« Il y a des lois fondamentales qu’on ne peut changer, en les violant on ébranle les fondements de la terre. » Ces lois, qu’évoque Bossuet, sont à la source de l’organisation de la société humaine. Deux êtres qui donnent la vie : il s’agit du bien le plus précieux, car il ne s’épuise jamais pour peu qu’on le respecte. Cette humanité ne peut être encadrée dans des lois, ou des philosophies. Car de cette humanité jaillit l’amour, et l’amour n’a pas besoin de l’invention sociale pour exister.
Mais il y a des lois plus dangereuses que celles qui veulent réduire l’amour à un acte légal, il y a ces lois, ces grandes lois, dont vous nous parlez, cette pensée universelle qui chercherait l’égalité. Un rêve en poursuit un autre. Qui en sont les auteurs ? Quelles sont ces lois sans législateurs ? Madame, il n’y a point de règle sans parole.
Contre ces artifices, ces mensonges, ces créations d’un esprit perdu, le pays réel se lèvera, et la tempête se déchainera. Non ce ne sont pas les fantômes du passé qui reviennent, ni le signe d’une espèce que vous croyiez éteinte. Notre cœur est jeune, solide et pur. Nous n’avons été corrompus par aucune idéologie, aucune abstraction philosophique.
Vous nous promettez un monde laid, froid, cantonné à l’organisation des petits désirs individuels. Et dans ce monde, où la religion du progrès a fait conduit à l’asservissement par le lucre, la destruction des cultures, et érigé le vice en vertu, notre jeunesse devra rebâtir une civilisation que vous aurez anéantie avec tant de jouissance.
Madame le ministre, nous ne voulons pas d’une humanité transformée en marchandise.
Nous ne voulons pas « faire famille », nous sommes, par nature, les familles du pays de France.
Notre dessein est d’assurer la continuité des générations, pas de les vendre.
Nous ne vous laisserons pas saboter notre avenir : demain nous appartient.
Charles-Maurice (qui est Charles-Maurice ?)
« Théorie du genre »: Hollande fustige des rumeurs « totalement infondées » – 31/01
Publiée le 31 janv. 2014
Toute l’actualité sur http://www.bfmtv.com/ Répondant plus généralement au sujet des manifestations anti-mariage gays, des rumeurs sur la « théorie du genre » ou des slogans antisémites entendus lors de la manifestation de dimanche dernier à Paris qu’elles émanaient de mouvements de « très minoritaires ». « Les rumeurs sont totalement infondées et lancées par des personnes qui sont dans l’utilisation des peurs et la manipulation des esprits », a-t-il ajouté.
Théorie du genre. Après avoir menti aux Français sur la théorie du genre à l’école, Najat Vallaud-Belkacem, ministre déléguée des Droits des femmes, tente désespérément de se raccrocher aux branches en faisant signer aux partenaires sociaux, une tribune rédigée…par son propre cabinet !
Valeurs actuelles révèle aujourd’hui les méthodes utilisées par Najat Vallaud-Belkacem et son cabinet. Loin de vouloir mettre un terme à la polémique sur la théorie du genre, le gouvernement tente coûte que coûte de l’imposer. Et cette fois en mouillant les partenaires sociaux, pourtant étrangers à ce débat.
La teneur du documentIl est proposé à des organisations de plusieurs sensibilités (CFDT, FO, CGT, CFTC, Medef entre autres), de cosigner un texte, défendant les ABCD de l’égalité. Les ABCD, très critiqués depuis le succès de La Manif Pour Tous du dimanche 2 février, ont pour but d’inculquer aux enfants la théorie du genre, de manière déguisée.
Intitulé « Nous ne ferons pas l’égalité dans l’emploi sans un apprentissage de l’égalité à l’école ! » le texte explique que « la transmission d’une culture de l’égalité ne peut se faire, aujourd’hui comme hier, sans aborder la question de l’égalité entre les filles et les garçons, l’égalité entre les femmes et les hommes ». En d’autres termes, en expliquant la théorie du genre à des enfants de CP.
Transformer la société
Le but de Belkacem : que le Gender devienne réalité. « Ce n’est évidemment pas une question de théorie. C’est une nécessité démocratique mais c’est aussi un impératif pour lutter et annuler des inégalités professionnelles ».
Le dernier paragraphe rédigé par les services de la ministre est clair : « nous soutenons l’esprit et la démarche des ABCD de l’égalité » !
Une tribune signée par…le directeur adjoint de cabinet de BelkacemValeurs actuelles a pu consulter ce document. Il ressort de son étude que ce texte n’est pas l’œuvre des partenaires sociaux, mais qu’il a été rédigé par un proche conseiller de la ministre : Thierry Breton, chargé de l’égalité professionnelle à son cabinet. En outre, la dernière relecture du texte a été supervisée par Jérôme Teillard, directeur adjoint du cabinet de Najat Vallaud-Belkacem !
Matignon supervise l’opération
Contactés par Valeurs actuelles, certains cosignataires de cette tribune affirment l’avoir reçue directement par le cabinet du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault.
La pression de Belkacem
Afin de faire signer son manifeste par le plus grand nombre de représentants d’organisations sociales, le cabinet de Belkacem a fait savoir aux potentiels signataires que certains ont déjà donné leur accord pour signer le texte. Et qu’il faut aller vite !
05/02/2014 – 12H00 Bruxelles (Breizh-info.com) – La Manif pour Tous criait victoire après la décision du gouvernement de décaler à 2015 – après les municipales, les européennes et les sénatoriales – la présentation de tout projet de loi sur la famille. L’adoption du rapport Lunacek par l’assemblée plénière du Parlement européen remet les scores à égalité car c’est indiscutablement une victoire pour le lobby LGBT. Une décision qui permet d’en tirer plusieurs conséquences.
Ulrike Lunacek (photo) est une eurodéputée autrichenne, chef de file des Verts dans ce pays. Ouvertement lesbienne depuis son coming-out en 1980, elle milite pour la reconnaissance des droits des homosexuels. Elle est aussi journaliste et traductrice. C’est donc une figure de proue du lobby gay ; elle est d’ailleurs vice-présidente de l’Intergroupe du Parlement européen sur les droits LBGT et son rapport reprend presque mot pour mot une étude publiée par le Parlement européen en 2012, rédigée avec ILGA Europe, le bureau LGBT à Bruxelles.
L’UMP fait partie du consensus politique partisan du lobby gay
Le rapport a été adopté hier –après un débat qui aura duré 20 minutes (!) – par 394 voix pour, 176 voix contre et 72 abstentions. Il est à noter qu’il a été porté par un consensus transpartis assez conséquent qui réunit le Parti populaire européen (PPE), Socialistes et démocrates (S&D), Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe (ALDE), Verts et Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique (GUE/NGL).
Le PPE compte notamment en son sein les élus UMP dont 25 ont voté contre le rapport, lui préférant un texte présenté par Philippe de Villiers qui appelait à lutter contre les discriminations, mais sans mentionner l’identité sexuelle ou la notion de « genre » (gender). Les élus de la CDU/CSU (Allemagne) ont aussi rejeté le rapport par 23 voix contre et 4 pour. Une fois de plus on notera que l’opinion des citoyens – notamment des 200.000 français qui ont signé une pétition contre ce rapport – a été purement et simplement ignorée.
Rapport d’opinion ou texte contraignant ?
Une partie de la presse de gauche française s’obstine à présenter le texte comme un « rapport d’opinion », donc non contraignant. Pourtant, tant dans le choix des termes et des champs lexicaux que dans ses objectifs même, c’est le lobby gay qui s’affirme chaque jour plus arrogant et plus puissant. Sa principale tactique, comme tout lobby : revenir chaque jour à la charge, jusqu’à ce que les autorités politiques, par lassitude ou clientélisme, finissent par lui donner raison. Puis s’appuyer sur les brèches ainsi créées pour aller toujours plus loin.
Déjà, le rapport se propose de protéger les droits des personnes LGBTI. Qu’est-ce que c’est que ça ? On dit LGBT, non ? Le I n’est pas anodin du tout. C’est le I de intersexués. Autrement dit, ni hommes, ni femmes. Autres. Ce troisième genre entre les deux, « neutre » dont la reconnaissance légale est maintenant l’un des chevaux de bataille du lobby gay. L’adoption du texte par le Parlement signifie que l’UE reconnaît implicitement l’existence de ce concept… qui pourtant n’est vérifié par aucune réalité que celle de la démesure des promoteurs des « intersexués ».
Ensuite, la feuille de route adoptée « devrait se rapprocher des stratégies européennes existantes de lutte contre la discrimination fondée sur le sexe, le handicap ou l’appartenance ethnique », affirme le Parlement Européen. Ce n’est pas compliqué d’en tirer les conséquences : quotas, discriminations positives, aménagement ou réduction des formalités administratives en faveur des homosexuels, lesbiennes, transexuels et autres « intersexués » seront au menu des prochaines années, traçant en creux l’émergence d’un nouveau communautarisme, fondé cette fois sur une absence totale de racines naturelles ou ethniques, un communautarisme sexuel dont la contrepartie est la discrimination systématique de tout ce qui ne lui ressemble pas – et est de fait suspecté d’être son ennemi – comme la famille traditionnelle, les hétérosexuels ou la filiation naturelle.
On notera encore que les Etats se devront « d’instaurer des procédures de reconnaissance juridique du genre ou réviser celles déjà en place, en vue de respecter pleinement le droit des personnes transgenres à la dignité et à l’intégrité physique ». Si cela n’est pas une directive, cela y ressemble fort. En gros, l’existence du transgendérisme devra être reconnue sur tout le territoire de l’UE et le passage d’un sexe à l’autre facilité autant que possible – notamment par la suspension des formalités médicales, psychologiques et administratives qu’exigent aujourd’hui nombre d’Etat.
Une confiscation de la souveraineté nationale par l’UE sur des sujets de société majeurs
Du rapport se dégage une pénible impression : les grands sujets de société, qui concernent tout le monde et sur lesquels toute la société a son mot à dire, ne sont plus sujets à débat puisque l’UE prend la peine de les trancher. Ainsi le rapport Lunacek prévoit la « possibilité que les enfants aient plus de deux parents », c’est-à-dire qu’il ouvre la voie à diverses configurations, parmi lesquelles l’adoption plénière pour les homosexuels ou la gestation pour autrui.
Par exemple, dans le cas de deux lesbiennes en couple qui veulent toutes deux avoir l’autorité parentale sur l’enfant que l’une des conjointes a eu avec un homme, il y aura alors trois parents : ceux, biologiques, de l’enfant et la conjointe lesbienne en couple avec sa mère. Le rapport permettra aussi, par exemple, que soient reconnus parents en même temps la mère biologique de l’enfant engrossé pour autrui, son père biologique (donateur de sperme) et les parents « acheteurs » de l’enfant, bien qu’ils ne l’aient biologiquement pas produit (ou en partie seulement). C’est donc une véritable boîte de Pandore qu’ouvre l’UE, puisque tous ces droits parentaux brisent les premiers repères de l’enfance sans rien régler des modalités juridiques quant à leur exercice et leur partage.
Dans la même veine, le rapport pousse les Etats à « favoriser un enseignement objectif des questions concernant l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’expression du genre ». Le message est clair : inutile d’en discuter, les députés européens et le lobby gay ont déjà tranchés pour vous. Et c’est ainsi que nos enfants apprendront à la maternelle que « Corinne a un zizi et Corentin a une foufoune ». Ou à se masturber les uns les autres – comme l’exige un rapport de l’OMS paru en Allemagne et en Suisse – afin de découvrir « le plaisir sexuel ». Chose sans doute plus importante qu’apprendre à lire, à écrire et à compter.
Quel avenir sera réservé au rapport Lunacek ? Dans quelques mois, les élections européennes pourraient donner l’avantage – notamment en Europe de l’Est, en Grèce, en Suède et en Angleterre – à des forces eurosceptiques ce qui pourrait remettre en cause les orientations « sociétales » de l’actuelle majorité. Et enterrer le rapport de Madame Lunacek.
Photo : gruenlinz (cc)
[cc] Breizh-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.
Rédigé par Xavier Laforge le 01 juillet 2013.
http://24heuresactu.com/2013/07/01/vincent-peillon-est-il-le-nouvel-archeveque-de-la-religion-du-genre/
01.07.2013
La circulaire de la rentrée scolaire 2013 (circulaire n° 2013-060 du 10-4-2013), la première signée par Vincent Peillon, excipe une innovation de taille, bien que discrète, à l’image des transformations insidieuses du langage dont certains de nos ministres, grands fossoyeurs des libertés publiques, se sont faits les champions.
En effet, nous pouvons lire au paragraphe III.4 de la circulaire Peillon : « Pour contribuer à la lutte contre les violences et les stéréotypes de genre et, plus largement, permettre à chacun de se forger une attitude responsable, l’École doit promouvoir dès l’école primaire l’éducation à la sexualité, qui fait partie des programmes. Pour cela, un groupe de travail a été mis en place sur le sujet. Il fera des propositions pour améliorer cet enseignement indispensable. »
Quel citoyen a pu investir suffisamment de son temps en lectures expertes pour comprendre les implications idéologiques d’une telle proposition ? Cet article a pour but d’éclairer les références idéologiques et quasi-religieuses de cette proposition scandaleuse et insoutenable, lourde de menaces pour la paix sociale dans notre pays.
Trois expressions sont à repérer dans le texte officiel : 1) « stéréotype de genre », 2) « dès l’école primaire l’éducation à la sexualité », et 3) »groupe de travail ». Nous les expliquons dans la perspective idéologique du ministre de l’Education Nationale, puis nous conclurons pour justifier le titre de notre article.
1) « Stéréotype de genre ». Citons Adrienne Rich dans « Compulsory Heterosexuality and Lesbian Existance » page 27 : « Les hommes et les femmes ne ressentent pas d’attraction pour les personnes de sexe opposé par nature, mais plutôt à cause d’un conditionnement de la société. Par conséquent, le désir sexuel peut être orienté vers qui l’on veut ». Par ailleurs, la fondamentaliste du genre Judith Butler écrit dans « gender trouble, Feminism and the Subversion of Identity » page 6 : « Le genre se réfère aux relations entre hommes et femmes, basées sur des rôles socialement définis que l’on assigne à l’un ou l’autre sexe. » C’est le sens donné par Vincent Peillon à « stéréotype de genre ».
De ces dogmes de la religion du genre, les adeptes et activistes tirent la conséquence suivante : Il faut supprimer du langage les mots « femme, féminin, homme, masculin » pour les remplacer systématiquement par « genre » ou provisoirement par « genre ressenti » et interdire l’idée qu’il y a une forme naturelle de sexualité humaine. Ils affirment : « La sexualité est un comportement socialement construit », il faut donc la déconstruire totalement, non pas pour laisser à chaque individu la liberté de se reconstruire sexuellement, mais pour éliminer toute idée d’identité sexuelle.
2) « Dès l’école primaire l’éducation à la sexualité ». En quoi peut bien consister alors « l’éducation à la sexualité » à laquelle notre ministre fait référence ? Citons Shulamith Firestone dans « The dialiectic of sex » Bantam Books, New York, 1970, page 12 : « Alors que l’objectif final de la révolution socialiste était d’en finir avec les privilèges de la classe économique dominante, le but définitif du « gender feminism » doit être non seulement d’en finir avec le privilège masculin, mais encore d’en finir avec la distinction même entre les sexes : les différences génitales entre les être humains doivent disparaître de la culture mondiale. »
3) « Groupe de travail » est un mot administratif codé qui signifie « groupe de copains ». Dans ce cas-ci : « groupe de co-religionnaires du genre ». Bien qu’ayant lu sur le net, comme tout citoyen peut le faire, la composition de ce groupe, je tairai les noms de ces personnes pour ne pas leur faire une publicité contre-productive. Disons tout de même que certaines d’entre elles ont défendu la gestation pour autrui (GPA) pendant les auditions bâclées par le tristement célèbre Erwan Binet.
Un peu d’histoire : si la « perspective du genre » est née dans les universités américaines dans les années 1960-1970, l’activisme politique du « gender feminism » s’est révélé dans la sphère publique mondiale à partir de la conférence de Pékin en 1995. Depuis, des lobby minoritaires mais influents tentent de substituer leur système d’idées aux conceptions naturelles de la sexualité et de la famille dans les organismes internationaux (ONU, conseil de l’Europe). Les méthodes subversives de transformation des mots et du langage trouvent aujourd’hui en France les relais politiques du parti socialiste, les soutiens d’une presse sous influence homosexualiste, et de quelques personnalités de droite comme Luc Chatel, Nathalie Kokiusco-Morizet ou Bruno Lemaire. Feu Nicolas Sarkozy avait lui aussi commencé a forniquer avec les prélats argentés de cette religion qui ne dit pas son nom.
Aujourd’hui en France, il s’est passé quelque chose d’extraordinaire et que le parti socialiste n’avait pas prévu au moment de son arrivée au pouvoir : la France libre s’est soulevée contre la religion du genre. Le noyautage des institutions, le mensonge officiel et la force brutale du ministère de l’intérieur ont rencontré les fiers esprits de la France libre, frondeuse et insoumise. Nous ne lâcherons rien !
Il est évident que devant les dogmes maintenant expliqués, que nous avons tirés des évangiles de Vincent Peillon, Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira, et autres ministres, les Français ont toutes les raisons de s’inquiéter pour leurs enfants confiés à l’Education Nationale, et sont en droit d’exiger des explications sur les mots utilisés dans la circulaire de rentrée 2013.
Frère Peillon, tu nous dois des explications : est-ce bien tout cela que tu prévois pour nos enfants ?
Je me suis demandé pourquoi j’étais violemment opposée à cette histoire de cours ABCD.Ayant travaillé dans la maison mère, je suis bien placée pour savoir que leurs réformes ne sont que des foutaises promises à un bref avenir. Ils changent les dates des vacances, les noms des sections, « modernisent » les programmes et les manuels. Chaque nouveau ministre se donne l’illusion d’exister. Je me doutais bien que leur ABCD était surtout l’ABCD de l’illusion, la vérité dans ce domaine étant impossible à dire : Il faut que l’éducation coûte le moins cher possible, que le public cède au privé et que l’on fasse miroiter au bout du chemin ce fameux bac qui conduit au Pôle Emploi.Bref.J’ai analysé les raisons de ma grogne.
-Premier point : tout ce que proposent le PS et les Européistes, au nom de la démocratie et de l’égalité et du respect, eux qui balancent leurs citoyens dans un monde d’irrespect, d’inégalité, petite dictature crapuleuse qui se fait les dents, me paraît plus que suspect.
-Second point : leur manie de faire éclore en période pré-électorale des sujets clivants dont ils ont le secret. Il faut reconnaître qu’ils sont très inventifs en la matière. Là, on assiste à la résistible ascension de Franco Valls. Après s’être pris un bide relatif avec Dieudonné , puisqu’il a perdu 10 points de popularité, il vient de prouver aux manifestants de droite qu’il était des leurs, qu’il dirigeait la France sur les sujets essentiels pendant que Hollande voyage, comme ça on ne le voit pas en Vespa dans Paris, et fait mumuse avec le cancer.
-Troisièmement : Les pieux mensonges qui ont entouré cette affaire. Non. Il n’était pas question du « genre » dans la méthode ABCD. Vraiment ? Il n’est pas question dans la méthode ABCD, présentée par Belkacem et Peillon, de dire qu’une fille peut avoir envie de jouets de garçons et vice-versa ? N’est-ce pas la base de la théorie du genre ? Que le sexe de naissance est un hasard mais que le genre seul est déterminant et peut être contraire au sexe ? ( Facilitons la vie des gosses : « Tu es une fille…Mais si tu n’étais pas une fille ????…) Autre exemple : Pour l’année scolaire 2012/2013, le MAG Jeunes LGBT est intervenu dans 122 classes dans des établissements d’Ile-de-France sur la base d’interventions de 2 heures menées au total par une quinzaine de bénévoles qui ont suivi une formation. « C’est assez dingue que tout soit remis en cause en 2014, surtout qu’un de nos rapports montre que 85% des élèves qui ont assisté à nos interventions comprennent la différence entre orientation sexuelle et genre », réagit la jeune femme.
Il y a eu aussi grande rumeur sur ces cours de masturbation donnés dès la maternelle. Non, ce n’est pas la méthode ABCD ! On en parle dans un document de l’OMS qui propose que ce soient les cours d’éducation sexuelle, demain, en Europe. Mais paraît-il que ce n’est pas à l’ordre du jour. Pas plus que les peluches qui ont été distribuées en Suisse, mais pas chez nous et qui sont du matériel qui « est donné au professeur et seulement, qui s’en sert s’il veut et qu’il ne donne pas aux enfants !! » Et chaque jour on découvre, des textes officiels, des manuels scolaires, des documents qui prouvent bien que cette réflexion sur le genre est au cœur du débat. Et depuis longtemps. Ca occupe les Américains mais aussi, nous dit-on pour nous rassurer, Simone de Beauvoir. Ce qui rassure moins c’est que cette thèse du genre a été proposée en Norvège où on a évité les couvertures roses pour filles dans les maternités,( !!!!!) et où on vient d’arrêter les frais. Le genre est mauvais genre.
Ajoutons une citation de Peillon. On s’assied pour lire : « L’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines, pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi. »
Et finissons par le rapport Lunacek : « le texte incite »inclure l’identité de genre parmi les motifs de discrimination interdits dans le cadre de toute future disposition législative en matière d’égalité, y compris toute refonte législative ».
Ainsi commenté sur un forum :
« Cette notion subjective ne peut servir de fondement à un énoncé juridique objectif. Le droit européen ne peut se référer à ce concept, dont la définition ne fait pas consensus mais qui sert à la diffusion de l’idéologie du genre, fondée sur l’orientation sexuelle. Le droit européen ne peut se fonder que sur la réalité objective des sexes : homme et femme. »
Bon. ABCD n’a rien à voir avec le « genre » ? Mais quel manque de respect ! Au moment où l’on efface ce nom de tous les textes officiels et où la ligne Azur est supprimée !
-Quatrièmement : je note tristement que ce débat, encore un, transforme les deux groupes de la société qui soutiennent ou refusent cette évolution en ennemis violents et irréductibles. Ou bien vous êtes pour l’égalité hommes-femmes et la lutte contre l’homophobie, et vous êtes des êtres supérieurs . Ou bien vous êtes contre et vous êtes fachos, cathos, intégristes, homophobes. Pas de demi -mesure.
Un posteur de gauche écrit : « La Manif pour Tous & co représentent cette France raciste, homophobe et antisémite qui se replie chaque jour un peu plus sur elle-même. Un sursaut républicain serait bienvenue, histoire de remettre les points sur les i et rappeler les valeurs de la république. »
Cette république-là me fout un peu les chocottes…
-Cinquièmement : Les grandes manœuvres électorales du PS.
1- En ce qui concerne les voix de droite, Valls avec les Roumains, les antisémites et sa mise au placard de la GMA PMA pense se faire un joli petit oreiller.
2- En ce qui concerne les voix de gauche, celles du FDG étant le butin à récupérer, Le PS s’est payé un transfuge remarqué , le dit Pierre Laurent, récupérant ainsi censément les voix des PC pour qui la voix du maître ne se discute pas. Mais des Mélenchoniens se rebiffant, l’affaire Dieudonné, et l’affaire ABCD ont regroupé les moutons. Le « Front républicain » se prépare. Ou tu votes PS « contre la droite et l’extrême-droite » ou tu es un nazi.
Tout ceci peut certes expliquer une envie de ne pas monter dans le camion pour aller faire une promenade du côté des abattoirs où, on nous rassure, il n’est question que du bien général. Mais deux points me paraissent encore plus critiquables. Le premier peut paraître léger :
-Après le fond, la forme.
Comment voulez-vous dire intelligemment que des filles veulent jouer avec des camions et des garçons à a poupée ? Alors le fond étant totalement creux , la forme va être niaise. Donc on emploie le rose pour les filles et il ne faut pas ! Et les garçons mettent des robes : par exemple « Louis XIV » !!!! Alors la même semaine Louis XIV disparaît des problèmes d’histoire et réapparaît dans les programmes ABCD en tant que mec qui s’habillait comme une fille ! Mac do rédige les textes éducatifs ? On a droit aussi à de petites chansons :
« Ya pas de zizi à mes outils
Y a pas de zézette à ma poussette
Que l’on soit fille ou bien garçon
On peut shooter d’s le même ballon
On peut chanter la même chnason
Que l’on soit fille ou bien garçon. »
Signé Ronsard, je suppose…
Mais venons-en au point ultime qui me gêne le plus : c’est que BIG Brother se promène désormais autour de nos enfants en leur demandant , aujourd’hui pour commencer, sur cette fameuse ligne Azur, quelle est leur orientation sexuelle. S’ils ont recours à la fellation ou à la sodomie… Mais où va-t-on ? Ils veulent faire des listes ?
Un enfant de onze ans à qui on pose ces questions ne va-t-il pas penser que désormais il faut répondre à toute voix au téléphone qui en pose d’autres ?
Non, non, tout ça c’est au sujet de l’égalité…
Je ne doute pas que le garçon que l’on forme à l’ABCD de l’égalité, une fois devenu patron, proposera à ses employées le même salaire que lui en souvenir de ces cours émouvants !
Quelle égalité M. Peillon quand votre fille Salomé obtient un poste à de conseillère audiovisuelle à l’ambassade d’Israël qui n’est dû qu’à son talent, comme le fils de je ne sais quel ministre, très méritant lui aussi, et quand le mari de Mme Belkacem, est nommé directeur de cabinet d’Arnaud Montebourg. On voit le genre d’égalité que vous pratiquez quand vous êtes rentrés des petites écoles.
Bouffonnerie.
Et vous ? Vous vous masturbez comment ? Vous sucez ? Vous vous faites sodomiser ?
Parce que pour sodomiser les autres on a la réponse…
Quand l’UMP voulait lutter contre les stéréotypes du « genre », « dès la maternelle«
Cette mesure était l’une des 26 propositions du « pacte républicain » présenté par l’UMP en juin 2011 en conclusion de « ses états généraux », préambule à la campagne présidentielle de 2012.
Le président de l’UMP, Jean-François Copé, le 25 janvier 2014, lors du conseil national de son parti, à Paris. (PIERRE ANDRIEU / AFP)
Une révélation embarrassante au moment où le président de l’UMP, Jean-François Copé, est en pointe dans la lutte contre ce qu’il considère comme l’enseignement, à l’école, de la « théorie du genre« . En 2011, l’UMP, déjà dirigée par le député-maire de Meaux,proposait d’‘introduire, dès la maternelle, des séances consacrées à la mixité et au respect hommes-femmes ».
Une idée qui ressemble fort à celle mise en œuvre par le gouvernement socialiste via « l’ABCD de l’égalité« , un site qui propose des ressources pour encadrer cette expérience visant à transmettre aux élèves la culture de l’égalité entre filles et garçons. Cette information a été repérée par un certain Laurent qui l’a signalée sur Twitter, mercredi 12 février.
C’était même l’une des »26 propositions » du « pacte républicain » présenté par l’UMP en juin 2011 en conclusion de « ses états généraux de la reconquête ». Un préambule à l’entrée officielle en campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012.
« Aider les filles et les garçons » à »adopter des conduites non stéréotypées »
L’idée était la suivante : faire »la promotion de l’égalité des sexes et du respect hommes-femmes dès la maternelle » pour « amener les enfants à se sentir autorisés à adopter des conduites non stéréotypées ». L’UMP jugeait alors qu’il fallait »aider les filles et les garçons à percevoir positivement leur genre et celui du sexe opposé« .
Capture d’écran du site des « états généraux de la reconquête » de l’UMP, le 12 février 2014. ( FRANCETV INFO )La trouvaille n’a pas échappé à la ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement. Sur son compte Twitter, Najat Vallaud-Belkacem ironise et remercie l’UMP de « soutenir« , »ardemment », « l’ABCD de l’égalité », lancé par le ministère de l’Education nationale.
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