Education

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Circulaires, manuels, livres: les ministères censurent le mot «genre»

http://www.mediapart.fr/journal/france/060214/circulaires-manuels-livres-les-ministeres-censurent-le-mot-genre 06 FÉVRIER 2014 |  PAR LUCIE DELAPORTE
Cédant à la pression des lobbies les plus conservateurs, le gouvernement a déjà, et depuis plusieurs mois, choisi de faire disparaître partout le mot « genre », désormais jugé trop sulfureux. Au prix d’absurdes acrobaties. Enquête sur une censure discrète qui signe aussi une incroyable défaite idéologique.
Cet article est en accès libre.
C’est par un coup de fil un peu gêné que Sylvie Ayral a appris que ses quatre conférences programmées en avril dans des collèges de Seine-Saint-Denis étaient, « compte tenu du climat », purement et simplement annulées. L’auteure de La Fabrique des garçons, un livre très remarqué paru en 2011 et qui analyse comment, au collège, les garçons recherchent la sanction disciplinaire comme preuve de leur identité virile, a pourtant déjà fait des dizaines d’interventions en milieu scolaire, avec la bénédiction du ministère de l’éducation nationale. À chaque fois, le thème passionne les collégiens comme les enseignants. Aujourd’hui, le sujet serait devenu trop sulfureux. Plus encore que le thème de son intervention, c’est manifestement le sous-titre de son livre, «Sanctions et genre au collège», et cette mention du mot « genre », qui a mis en alerte les radars du rectorat.
le ministre de l education nationale vincent peillon d et la porte parole du gouvernement najat vallaud belkacem lors de la presentation de la charte de la laicite a l ecole le 9 septembre 2013 a la ferte sous jouarre 40301    Circulaires, manuels, livres: les ministères censurent le mot «genre»Najat Vallaud-Belkacem et Vincent Peillon. © (dr)
Depuis le succès l’an dernier des mobilisations contre le mariage gay, aux slogans ouvertement homophobes, le terme « genre » est en effet l’objet d’une invraisemblable chasse aux sorcières. Pour désamorcer la fronde réactionnaire qui s’affole de l’introduction d’une prétendue « théorie du genre » à l’école, le gouvernement aurait pu choisir de faire de la pédagogie sur un concept encore assez neuf dans le débat public. Il aurait pu sereinement expliquer que la théorie du genre n’existe pas mais que le genre est un concept précieux pour penser tout ce que les rôles de sexe ont de socialement construit. Le mouvement de boycott de l’école primaire la semaine dernière l’a encore prouvé, le terme charrie effectivement bien des fantasmes. Mais l’exécutif a préféré faire simple, en mettant, tout simplement, le mot « genre » à l’index. Lois, circulaires, rapports… Afin de ne pas trop froisser les lobbies intégristes, le gouvernement a discrètement choisi de se passer d’un des concepts les plus importants du champ intellectuel de ces dernières décennies. Le cas de Hugues Demoulin, chargé de mission égalité garçons-filles dans l’académie de Rouen, et déjà rapporté par ce blog, est à cet égard saisissant. La parution de son livreDéjouer le genre – Pratiques éducatives au collège et au lycée, destiné à être un outil de formation pour les enseignants, est bloquée depuis le mois de septembre. Son ouvrage a pourtant été validé à plusieurs reprises par l’éditeur, le Centre national de ressources pédagogiques, qui dépend du ministère de l’éducation nationale. Puis plus rien. Problème de titre. Preuve d’un climat de tension extrême, le chargé de mission ne veut pas répondre à la presse. Aux dernières nouvelles, son livre devrait paraître prochainement… sous un autre titre ! Avec le rapport sur les stéréotypes de genre chez les enfants et les adolescents, commandé par Najat Vallaud-Belkacem au commissariat général à la stratégie et à l’action prospective, et présenté le 15 janvier dernier, la censure a sans doute atteint le sommet du ridicule. « Vu le climat explosif, on nous a fait comprendre que si on pouvait se passer de ce terme, ce serait mieux «, confirme à Mediapart Vanessa Wisnia-Weill, l’une des co-auteures du rapport. Comme dans les cas précédents, pas de consignes écrites, mais de fermes recommandations venues « d’en-haut ».« Après nous être interrogées nous avons finalement décidé de peser précisément nos mots », raconte-t-elle, estimant néanmoins n’avoir « rien renié sur le fond de ce que nous voulions dire». Le titre du rapport « Luttez contre les stéréotypes de genre » est donc devenu « Luttez contre les stéréotypes garçons-filles » et les occurrences du mot genre sont presque toutes supprimées. Un travail d’orfèvre qui nécessite parfois le recours à de longues et pénibles périphrases. Et laisse, sur deux cents pages, la même étrange impression que la lecture de La Disparition de Georges Perec, son roman rédigé sans la lettre « e ». La censure dans ce cas précis est d’autant plus absurde que le commissariat général à la stratégie et la prospective a été créé pour éclairer les pouvoirs publics sur le long terme, et donc sans se soucier du « climat », mais aussi pour créer des ponts avec la recherche, où le terme genre est banalement utilisé depuis plus de quarante ans. Le ministère du droit des femmes, très actif depuis un an et demi dans la lutte contre le sexisme ou l’homophobie – soit des politiques publiques où il est particulièrement difficile de faire l’économie des recherches sur le genre –, a lui-même été prié de faire le ménage dans sa terminologie. Le mot « genre » a ainsi été effacé tant des circulaires que des campagnes de sensibilisation. Le programme ABCD de l’égalité, expérimenté dans certaines écoles (lire notre article) et qui a cristallisé les inquiétudes de certains parents, n’y fait ainsi jamais référence. Dans l’entourage de la ministre on reconnaît avoir proscrit un terme difficile à comprendre y compris par les adultes de l’ABCD de l’égalité, mais on nie que le genre soit devenu tabou, citant quelques occurrences çà et là dans les programmes de lutte contre l’homophobie. Cette traque dans les documents à destination des écoles prouve bien que cette stratégie est non seulement choquante mais totalement inefficace. Depuis un an, elle est pourtant suivie avec constance.

« C’est normal que ça résiste, on est en train de changer la société ! »

L’examen du projet de loi sur l’école, en février 2013, où le terme  « genre » ne figurait pas, avait donné lieu à une curieuse bataille rangée autour du concept. La députée socialiste des Hauts-de-Seine, Julie Sommaruga, avait ainsi défendu un amendement qui précisait que l’école élémentaire devait promouvoir « l’égalité de genre ». Un amendement alors adopté sans provoquer d’émoi. Au Sénat, l’amendement, jugé trop subversif, est rejeté. Et on lui préfère la formule : « une éducation à l’égalité entre hommes et femmes ». En seconde lecture, Barbara Pompili, députée EELV, revient à la charge et tente de réintroduire l’expression. C’est alors Vincent Peillon en personne qui lui demande de retirer son amendement, au motif que le terme suscite trop de crispations. « Quand on vous attend à tous les coins de rue avec un bazooka, je comprends la prudence du ministre sur le sujet », avance un expert du ministère, qui défend l’idée qu’employer le mot « genre » revient effectivement à « mettre de l’huile sur le feu ». Pour autant, effacer le « genre » est tout sauf indifférent. Abandonner un concept qui irrigue des disciplines aussi différentes que l’histoire, la philosophie, la sociologie ou même la biologie relève bien d’une très grave défaite idéologique et donc d’une défaite politique. « J’entends la volonté d’apaiser. L’école publique et laïque est si violemment attaquée aujourd’hui sur ces sujets… Mais on se trompe complètement de cible ! Les études de genre ont apporté tellement à la compréhension des phénomènes de discrimination, de domination », regrette Sylvie Ayral, qui ne peut imaginer qu’un repli de circonstance. Sur le terrain, ces nouvelles consignes ont évidemment plongé dans la perplexité les responsables des politiques de lutte contre les discriminations dans les académies. « On peut faire sans (le genre) mais si vous voulez aborder certaines problématiques comme la manière dont les garçons sont eux aussi à leur manière victime des stéréotypes, la lutte contre l’homophobie, la lutte contre le masculinisme, on a besoin du concept de genre ! » explique un chargé de mission égalité au sein de l’éducation nationale.  
008062012163755000000eric fassin legislatives b    Circulaires, manuels, livres: les ministères censurent le mot «genre»Le sociologue Eric Fassin. © (dr)
  Pour le sociologue Éric Fassin, qui se dit abasourdi de découvrir un tel recul, « s’attaquer aux inégalités filles-garçons nécessite de s’attaquer aux mécanismes qui les fabriquent et pour cela il faut passer par le genre ». Ce n’est pas simplement défendre l’égal accès à toutes les professions – une fille peut devenir garagiste et un garçon « sage-femme » – mais aussi s’interroger sur les représentations du masculin et du féminin : pourquoi se moquer d’une fille « garçon manqué » ou d’un garçon « efféminé », par exemple. « En ce sens, les manifestants qui arborent les slogans « Touche pas à mes stéréotypes de genre » ont très bien compris de quoi il s’agissait. En remplaçant égalité de genre par égalité filles-garçons, on veut signifier qu’on ne s’attaquera surtout pas à l’ordre des choses. Or l’idée d’assurer l’égalité sans toucher aux normes est totalement absurde », affirme le chercheur. Face aux fortes résistances qui se sont exprimées dans la rue depuis un an sur ces sujets, le gouvernement avait-il d’autre choix que de calmer le jeu ? « Je sais qu’au gouvernement certains sont persuadés qu’il s’agit d’un repli stratégique pour avancer sur l’essentiel, mais c’est ne rien comprendre à la situation, s’énerve Caroline de Haas, la fondatrice d’Osez le féminisme qui a récemment quitté le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem. Ceux qui ont encore manifesté dimanche sont contre l’égalité hommes-femmes, ils pensent que les rôles sociaux, c’est très bien ! Et on voudrait négocier, trouver un juste milieu. » Pour elle, « il y a une bataille culturelle, idéologique, philosophique à mener sur l’égalité de genre. C’est normal que ça résiste, on est en train de changer la société ! Je crois que tout cela révèle une absence de culture politique féministe et un vrai problème de colonne vertébrale sur ces sujets alors qu’en face, ils sont très bien formés, très bien organisés ». La communication gouvernementale sur ces sujets, à commencer par celle du ministère de l’éducation, a été des plus hasardeuses. Fin mai, au lendemain des grandes manifestation, alors que Le Figaro croit bon de surfer sur la vague en titrant « la théorie du genre s’immisce à l’école », Vincent Peillon, interrogé sur France 2, se prend une première fois les pieds dans le tapis en déclarant de but en blanc : « Je suis contre la théorie du genre. » « Si l’idée, c’est qu’il n’y a pas de différences physiologiques, biologiques entre les uns et les autres, je trouve ça absurde », croit bon d’ajouter le ministre dans un saisissant raccourci, qui avait évidemment provoqué la consternation des chercheurs. Trois mois plus tard, après un petit recadrage de son cabinet, Vincent Peillon admet sur France Inter que « la théorie du genre n’existe pas », puis récemment que« la théorie du genre n’est pas enseignée à l’école»… Ce qui suppose qu’elle existe. Au-delà de ces maladresses, le ministre a effectivement décidé de bannir le concept même de genre de tous ses discours pour s’en tenir à la stricte défense de l’égalité filles-garçons. En supprimant le mot, le gouvernement espère sans doute fermer la porte à des questions sur la transidentité, la procréation, la filiation que le concept de « genre » permet effectivement d’aborder de manière nouvelle et critique. À voir l’importante production théorique sur ces sujets, censurer le mot genre dans les textes et les discours officiel est évidemment dérisoire. En attendant, les militants de la Manif pour tous peuvent savourer une indéniable victoire.
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   par      LE SITE DU SNUIPP INACCESSIBLE, TELECHARGEZ LE RAPPORT ICI

LE SITE DU SNUIPP INACCESSIBLE, TELECHARGEZ LE RAPPORT ICI

Le ministre de l’Éducation nationale,  Monsieur Peillon, avait demandé à Michel Teychenné, élu au conseil municipal de Pamiers et chargé, avec Gilles Bon-Maury, des questions LGBT pendant la campagne électorale de François Hollande, de lui remettre un rapport sur la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre en vue d’ actions et mesures concrètes pour la prochaine rentrée. Dans son rapport publié au printemps dernier, « Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire », le SNUipp-FSU (syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles) exposait ses propositions sans ambages. Nous avons critiqué ce rapport, notamment dans notre « lettre aux parents ». http://theoriedugenre.wordpress.com/aux-parents-deleves/ Il s’agissait en effet de « déconstruire » la complémentarité des sexes, de former les enseignants à l’idéologie du genre (toujours sous couvert de lutte contre l’homophobie et pour l’égalité des sexes, objectifs inattaquables), de veiller à l’indifférenciation des filles et des garçons en les encourageant à choisir des activités « non stéréotypées », etc. Ce rapport préconisait également de faire étudier à des élèves de 5 ou 6 ans le désormais célèbre album « Papa porte une robe »…  Bref ! Il avait fait grand bruit, à juste titre. Trop de bruit peut-être, puisqu’il est de plus en plus difficile de le trouver sur  la toile !  Le site du SNUipp est inaccessible depuis le 4 juillet, officiellement à cause d’une panne du groupe électrogène…).  Par ailleurs, si vous tapez « rapport snuipp homophobie » sur les moteurs de recherche, vous aurez bien du mal à remettre la main sur le document, dont le syndicat semblait pourtant très fier il y a encore quelques jours. Notre équipe avait pris la précaution de télécharger ce rapport. Il est ici, à votre disposition si vous souhaitez le découvrir (attention, 193 pages d’idéologie pure et dure !) ou si vous souhaitez vous y référer afin de trouver des arguments dans votre lutte contre l’enseignement du genre à l’école. Bonne lecture. CLIQUEZ Snuipp-LutteHomophobie-0513===========================================================================================================

Documents syndicaux et gouvernementaux : la théorie du genre n’est pas une rumeur !

Posted on 29 janvier 2014 by Audrey
Images genre    Documents syndicaux et gouvernementaux : la théorie du genre n’est pas une rumeur !Dans un communiqué de presse, je reviens sur les débats qui ont actuellement lieu autour de la théorie du genre et de son introduction dans les écoles primaires. « J’entends que la théorie du genre serait une rumeur… Tout d’abord, je m’étonne dans ce cas que le Ministre de l’Education nationale prenne officiellement position contre une théorie dont il affirme qu’elle n’existe pas ! Ensuite, le programme d’actions intergouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l’identité de genre, publié sur le site du Ministère des Droits des Femmes, est-il une rumeur ? Ses préconisations, qui s’adressent à chaque ministère, et qui demandent par exemple qu’un module sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre soit intégré à la formation des infirmiers, des policiers, des magistrats, des acteurs éducatifs, sont-elles des rumeurs ? Le site « Ligne Azur » dont le Ministre de l’Education nationale fait la promotion, qui appelle les jeunes à se questionner sur leur identité sexuelle, à définir non pas « qui » ils sont mais « où » ils sont, et qui leur rappelle, dans cette période de trouble et de construction de soi qu’est l’adolescence, que « pour certains, le sexe biologique coïncide avec le sentiment d’être un homme ou une femme, et pour d’autres, sexe génital et identité de genre ne correspondront pas », est-il une rumeur ? Le document du syndicat d’enseignants SNUipp-FSU qui recommande un questionnement des stéréotypes de genre dès l’école primaire, qui propose que les enfants des écoles primaires lisent des livres tels que « Zazie a un zizi » ou « Papa porte une robe » ou entrent dans des questionnements sur leur genre et leur identité en visionnant des films tels que Fucking Amal ou C.R.A.Z.Y, qui leur montrent des scènes de sexe entre personnes homosexuelles, est-il une rumeur ? L’ABCD de l’égalité, actuellement mis en œuvre dans plus de 600 classes pour agir sur les représentations des élèves et les pratiques des acteurs de l’éducation, sans aucune information préalable des parents, est-il une rumeur ? Demandez aux parents, aux élèves, aux académies qui sont actuellement des objets d’expérimentation pour le gouvernement si tous ces éléments ne sont que des rumeurs ! J’appelle le gouvernement à la clarté, à l’honnêteté vis-à-vis de parents, par respect pour leur liberté éducative, par respect pour la liberté de conscience de chacun, par souci de faire régner la paix et la sérénité dans notre pays. »

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Théorie du genre : les manuels scolaires de SVT dans la tourmente

Publié le , mis à jour le 

Quatre-vingt députés UMP ont exigé le retrait des manuels scolaires de SVT de première L et ES, qui abordent, pour cette rentrée, l’homosexualité et la transsexualité. Que disent exactement ces ouvrages ?











Tout a commencé avec quelques lignes du Bulletin officiel daté du 30 septembre 2010. Le thème 3 Corps humain et santé, section A « Féminin, masculin », « Devenir homme ou femme » invite les professeurs à saisir « l’occasion d’affirmer que si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée ».

Comment les éditeurs de manuels se sont-ils saisis de cette opportunité ?

Trois manuels (Bordas, Hachette et Hatier) (voir les chapitres concernés en PDF, fichiers joints) destinés aux élèves de première L et ES y ont consacré un chapitre, avec plus ou moins d’entrain. Chez Bordas, dans le chapitre intitulé « Devenir homme ou femme », une page et cinq encadrés ou exercices sont consacrés à « l’identité sexuelle et orientation sexuelle ». On peut alors lire : « L’identité sexuelle est le fait de se sentir totalement homme ou femme. Cette identité dépend d’une part du genre conféré à la naissance, d’autre part du conditionnement social », avec en fin de page un petit exercice : « Expliquez brièvement la différence qui existe entre identité sexuelle et orientation sexuelle ». Un autre exercice demande : « Caractériser, à partir de différentes informations et à différentes échelles, un individu de sexe masculin ou de sexe féminin ». Hachette est le plus enthousiaste et consacre cette fois dix pages à « Identité et orientation sexuelle ». On peut lire cette fois : « Seul sexe bien établi, le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle, mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. » Quant à Hatier, c’est l’éditeur qui en fait le moins sur le sujet. Son chapitre est intitulé « Être homme ou femme » et non « Devenir homme ou femme » comme chez Bordas, avec seulement quatre encadrés, où l’on peut lire cette fois : « Montrer que d’autres facteurs peuvent intervenir pour définir l’identité sexuelle d’une personne. » Reste à savoir comment les enseignants s’empareront du sujet devenu très polémique. À première vue, il n’y avait pas d’allusion directe aux gender studies dans le BO. Ce domaine d’étude de sciences humaines porte sur les relations entre le sexe biologique et le genre sexuel. Un sujet largement étudié aux États-Unis, mais également en Suisse. Le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (SGEC) a cependant envoyé une lettre aux chefs d’établissement afin d’inviter au discernement quant au choix des manuels de SVT (sciences de la vie et de la Terre) pour les classes de premières ES et L. Dans cette lettre, il reproche aux manuels de faire implicitement référence à la théorie du genre qui privilégie le « genre » considéré comme une pure construction sociale sur la différence sexuelle, ce qui fait de l’identité masculine ou féminine, non pas une donnée anthropologique, mais une orientation.

Polémique sur les manuels scolaires : une polémique venue des milieux chrétiens

La polémique avait démarré au printemps 2011 dans les médias et les associations chrétiennes. Désormais, le débat sur « la théorie du genre » s’invite dans tous les médias. En effet, 80 députés UMP ont demandé, mardi 30 août 2011, au ministre de l’Éducation nationale Luc Chatel le retrait des manuels scolaires de SVT pour les première ES et L qui présentent la « théorie du genre sexuel ». Dans le communiqué adressé à la presse par Richard Mallié, député des Bouches-du-Rhône, on peut lire que « l’éducation à la sexualité doit avant tout reposer sur une démarche éducative qui répond à la fois à des questions de santé publique et à des problématiques concernant les relations entre garçons et filles, non à des théories fumeuses ». Luc Chatel a préféré botter en touche. Le ministre leur a répondu qu’il n’exerçait pas le « droit de vie et de mort sur un manuel » scolaire et « qu’il n’y avait pas de label Éducation nationale sur les manuels ». Mais la polémique avait commencé plusieurs mois auparavant. Les associations familiales catholiques avaient déjà lancé une pétition le 31 mai 2011. Par courrier du 19 juillet 2011, le chef de cabinet du président de la République, Guillaume Lambert, avait alors répondu « que cela ne signifie en aucun cas que le gouvernement adhère à ces orientations, et encore moins que les élèves et leurs familles doivent être contraintes de souscrire à de telles conceptions de l’homme et de la société ». La théorie des genres entre au programme de Sciences po à la rentrée La théorie des genres arrive à Sciences po. Contrairement aux pays anglo-saxons, les études sur le genre étaient quasiment absentes en France. Curieux, quand on sait que Le Deuxième Sexe, livre de référence des féministes américaines, avait été écrit par Simone de Beauvoir en 1949 ! Sciences po innove en lançant à la rentrée le projet intitulé Presage qui, peut-on lire sur le site, est « une réflexion sur le genre dans l’ensemble des activités de Sciences po ». Ce programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre a été lancé par Jean-Paul Fitoussi, président de l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) avec Françoise Milewski et Hélène Périvier . Désormais, tous les étudiants de Sciences po reçoivent cet enseignement. « Les historiennes Joan Scott et Michèle Perrot, les philosophes Élisabeth Badinter et Geneviève Fraisse, ainsi que l’anthropologue Françoise Héritier devraient participer au conseil scientifique ». L’université de Genève dispense un enseignement pluridisciplinaire sur les genres depuis 1995. En France, jusqu’à son entrée à Sciences po à la rentrée, l’enseignement y était plus confidentiel, même si l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) dispense des séminaires sur ce sujet .
Publié le , mis à jour le 

La loi Peillon sur l’école introduit l’enseignement de « la théorie du genre » pour les élèves à partir de 6 ans.

http://www.itinerarium.fr/la-loi-peillon-sur-lecole-introduit-lenseignement-de-la-theorie-du-genre-pour-les-eleves-a-partir-de-6-ans/ Mardi 19 mars, l’Assemblée nationale a adopté, en première lecture, la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République. Le texte initial a été modifié afin d’y introduire l’enseignement de la théorie du genre. L’article 31 de cette loi qui définit les missions de l’école élémentaire a ainsi été amendé dans ce sens. Avec cette loi, les élèves dès l’école élémentaire devront suivre une « éducation à l’égalité de genre » afin comme l’a précisé, Julie Sommaruga, député socialiste qui a présenté cet amendement
« de substituer à des catégories comme le sexe ou les différences sexuelles, qui renvoient à la biologie, le concept de genre qui lui, au contraire, montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites. »
Voir cette intervention en vidéo   art31    La loi Peillon sur l’école introduit l’enseignement de « la théorie du genre » pour les élèves à partir de 6 ans.     L’Observatoire de la théorie du genre, qui se donne pour mission « d’offrir aux français les informations et les outils conceptuels nécessaires pour ouvrir les yeux sur la théorie du genre », veille sur ce genre de dérive idéologiques, en préparant notamment un dictionnaire qui recense les grandes catégories et les grands concepts à l’oeuvre dans ce « basculement de civilisation ».
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Théorie du genre à l’école : Vincent Peillon est une menteuse

 
Tandis que, selon la ministre des Droits de la femme Najat Vallaud Belkacem, « la théorie du genre n’existe pas », Vincent Peillon a osé déclarer ce mardi à l’Assemblée nationale que l’Éducation nationale « refuse totalement la théorie du genre ». Il l’a fait comme Cahuzac, « les yeux dans les yeux ». Mais s’il refuse la théorie du genre, c’est déjà qu’elle existe. Il va falloir qu’ils accordent leurs violons, au Gouvernement. Peillon s’en prend au passage à « l’extrême-droite négationniste » qu’il accuse de faire peur aux parents d’élèves. « Ce que nous faisons, ce n’est pas la théorie du genre, je la refuse », continue le ministre de l’Éducation nationale, sans nous dire ce qu’est la théorie du genre et ce qu’elle n’est pas :    
  Mais, ainsi que le relève l’Observatoire de la théorie du genre,
on ne peut que constater que Najat Vallaud Belkacem, ministre déléguée aux droits des femmes, Christiane Taubira, ministre de la justice et Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, ont commandé des études et des rapports à des « militants » qui s’inspirent des théoriciens les plus radicaux de la théorie du genre. Dans la diffusion de cette « théorie », l’Education nationale joue un rôle moteur avec plusieurs dispositifs, comme : puce 32883    Théorie du genre à l’école : Vincent Peillon est une menteuse Le dispositif « ABCD égalité » qui de façon insidieuse s’inspire des théories de « l’éducation neutre » telle qu’elle se pratique en Suède.    
 
puce 32883    Théorie du genre à l’école : Vincent Peillon est une menteuse L’expérimentation, soutenue par Najat Vallaud Belkacem, de crèches neutres s’inspirant de la crèche Égalia à Stockolhm.    
  puce 32883    Théorie du genre à l’école : Vincent Peillon est une menteuse La généralisation de l’éducation sexuelle à l’école pour tous les élèves à partir de 6 ans. Le ministère allant jusqu’à recommander la participation en classe d’intervenants issus d’associations clairement militantes. puce 32883    Théorie du genre à l’école : Vincent Peillon est une menteuse La promotion faite par Vincent Peillon, dans une circulaire adressée à l’ensemble des recteurs le 4 janvier dernier, de l’association « Ligne Azur » qui intervient auprès des enfants notamment sur la question de l’identité sexuelle et l’identité de genre en affirmant sur ses supports pédagogiques : «  que l’identité de genre c’est le sentiment d’être un homme ou une femme. Pour certains, le sexe biologique coïncide avec ce ressenti ». Sic ! puce 32883    Théorie du genre à l’école : Vincent Peillon est une menteuse La diffusion dans le cadre du programme « Ecole et cinéma » du film militant « Tomboy », où l’on invite des enfants de CE2, CM1, CM2 à s’identifier à une petite fille qui se fait passer pour un petit garçons. puce 32883    Théorie du genre à l’école : Vincent Peillon est une menteuse Les recommandations du principal syndicat d’enseignants du primaire d’utiliser en classe des livres « non-genrés » comme « Papa porte une robe ».    
Autant dire que les parents ont raison de s’inquiéter de la propagande pro-théorie du genre de l’Éducation nationale et de participer à la Journée de retrait de l’école. Lire aussi : > Le stéréotype, une notion des idéologues du genre, par Alexis Aguettant
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Nous avons reconstruit le site « LigneAzur.org » sur la théorie du genre que le ministère a précipitamment fermé

http://www.dreuz.info/2014/02/nous-avons-reconstruit-le-site-ligneazur-org-sur-la-theorie-du-genre-que-le-ministere-a-precipitamment-ferme/ dreuz info51    Nous avons reconstruit le site « LigneAzur.org » sur la théorie du genre que le ministère a précipitamment fermé  014/0
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Circulaire de Vincent Peillon

   

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Reportages Marche des fiertés LGBT 2008

Mise en ligne le 29 juin 2008
Trois reportages diffusés le 28 juin dans le 13h de France 2, et le 20h de TF1 et France 2, en complément de la couverture de la Marche.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=q5-EOKQrqBI#t=136

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