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http://french.ruvr.ru/2014_01_22/Allemagne-prison-pour-parents-refusant-les-cours-sur-le-gender-2711/
Par La Voix de la Russie |
Le 18 janvier 2014, des parents ont organisé en Allemagne, à Cologne, une manifestation contre les cours obligatoires d’éducation sexuelle version gender, où les enfants dès la maternelle sont confrontés à un contenu pornographique explicite les invitant à tester sur eux des pratiques pas encore connues à leur âge.
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L’intersexualité, encore méconnue
Beaucoup de personnes confondent l’intersexualitéavec la transsexualité, or ce sont deux choses bien distinctes. Les transsexuels naissent avec des attributs clairement définis de l’un des deux sexes, c’est psychologiquement qu’ils se sentent appartenir au sexe opposé. Or dans le cas de l’intersexualité, les individus « possèdent des caractéristiques génétiques, hormonales et physiques ni exclusivement masculines, ni exclusivement féminines, mais typiques des deux sexes », selon un rapport de la Commission européenne de 2011.
Une première en Europe ?
Jusqu’à présent l’Allemagne reconnaissait la transidentité, ce qui constitue le droit de revendiquer un autre genre que son sexe d’origine. Cependant, la reconnaissance de l’intersexualité n’est pas une première en Europe. Depuis 1955 en France, la mention du sexe n’est plus obligatoire « si un enfant ne peut être désigné comme étant de sexe masculin ou de sexe féminin ». Le problème en France à l’heure actuelle est qu’une fois l’individu opéré pour le faire entrer dans une des deux cases, il n’y aura pas possibilité de revenir en arrière pour faire changer le sexe déclaré à l’état civil. Or avec cette loi en Allemagne, un intersexuel pourra rester avec un sexe X ou opter pour l’un des deux sexes.
Vers une reconnaissance de l’intersexualité
Cette mesure est entrée en vigueur pour sensibiliser la population à l’intersexualité. Mais surtout pour faire diminuer la pression qui pèse sur les épaules des parents qui sont souvent poussés à faire opérer en urgence leur nouveau-né ainsi que de leur administrer des traitements hormonaux pour attribuer un sexe sans savoir dans quelle direction le corps de l’enfant se développerait une fois arrivé à l’adolescence. Ces opérations et traitements ne sont pas sans conséquences sur la santé aussi bien physique que psychique de ces individus.
Logique binaire homme/femme
Ceci représente une avancée considérable pour la reconnaissance de l’intersexualité, cependant les associations s’engageant pour les droits des individus intersexuels réclament l’arrêt de toute opération avant la puberté de l’enfant pour lui laisser le libre choix. De plus, il reste encore beaucoup à faire au niveau juridique. Contrairement à l’Australie où un troisième sexe à part entière a été créé avec la possibilité de choisir sur les documents officiels entre homme, femme ou trans-genre, la logique binaire est toujours de mise en Allemagne et dans la plupart des pays européens. On peut par exemple se demander quelles seront les conséquences en matière de mariage et d’union civile, alors que le mariage entre personnes du même sexe est uniquement reconnu dans ce pays. Il semblerait qu’à ce stade cette loi est faite pour les parents de nouveau-nés mais ne va pas changer la vie des personnes intersexuelles dans un monde où une logique binaire homme/femme est en vigueur. En France on dénombre 100 à 500 naissances de bébés intersexués chaque année.
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L’homophobie est largement répandue en Russie, où l’homosexualité était considérée comme un crime jusqu’en 1993 et comme maladie mentale jusqu’en 1999. Mais cette dépénalisation n’a pas pour autant changé les mentalités.
Un sondage, publié en mars 2013, par le centre Levada, organisation non-gouvernementale, rapporte que la moitié des Russes se disent « dégoûtés ou effrayés » par les homosexuel, tandis que 18% sont « réservés » à leur égard.
Au total environ 43% des Russes préconisent l’adoption de mesures radicales à l’égard des personnes homosexuelles : 22% approuvent l’idée d’un suivi médical forcé (17% en 2005), 16% sont pour l’isolement (12% en 2005) et 5% des Russes (3% en 2005) sont mêmes favorables à « l’élimination » des homosexuels.
Enfin, 27% des personnes estiment qu’ils ont besoin d’une aide psychologique (chiffres inchangés depuis 2005).
La plupart des personnes interrogées (34%) estiment que l’homosexualité est une maladie qu’il faut soigner, 23% des gens croient qu’elle est le résultat d’une mauvaise éducation ou d’une perversion (17%). Seuls 16% des sondés estiment que l’homosexualité est une autre forme de sexualité, une « orientation sexuelle déterminée à la naissance ».
Les crimes homophobes se multiplient à travers le pays comme en mai dernier, lorsqu’un jeune homme de 23 ans est décédé. Les assassins, arrêtés très rapidement, se sont révélés être ses copains de cour d’immeuble. En interrogatoire, les suspects ont déclaré qu’ils avaient puni le gars parce qu’il s’était avéré être gay, et que la présence même de gays à Volgograd constituait un outrage à leurs sentiments patriotiques.
Ils l’auraient violé avec des bouteilles de bière. Deux bouteilles sont entrées entièrement, la troisième à moitié. Ses bourreaux ont glissé sous le corps des cartons et y ont mis le feu, puis ils ont décidé de rentrer chez eux. En chemin, ils ont compris que si leur camarade reprenait conscience, il irait voir la police. Ils sont revenus sur leurs pas, l’un des garçons a pris un pavé de 20 kilos environ et a frappé huit fois la victime à la tête.
La victime était si gravement touchée que les enquêteurs ont eu du mal à l’identifier.
Mais cette homophobie est entretenue en haut lieu. Elle était restée latente dans la société russe jusqu’à ce que le gouvernement de Vladimir Poutine n’attise le feu avec sa politique anti-gays.
1993 est l’année où l’homosexualité a été décriminalisée en Russie. L’Union soviétique en avait fait un délit en 1934. Écrivains et artistes dissidents ont été envoyés dans des camps de travail sous prétexte d’avoir commis des actes de « sodomie ».
Ces derniers temps la pression monte de tous les côtés à Moscou et ailleurs, on voit à présent que les violences se déchaînent en tout impunité. Le gouvernement ayant clairement exprimé son homophobie dans des décrets qui définissent l’homosexualité comme une déviance et une perversité dont la société doit se prémunir par tous les moyens.
Ces violences envers la communauté gay sont renforcées par ce pouvoir, ouvertement hostile aux homosexuels, qui n’hésite pas à faire des amalgames douteux. Le 25 avril, Vladimir Poutine interrogé sur les droits des minorités sexuelles à la télévision russe a déclaré : « J’imagine difficilement un tribunal moscovite autorisant une organisation qui fait l’apologie de la pédophilie. Si une association favorable à la pédophilie voit le jour, les gens dans nos régions vont prendre les armes ! Vous imaginez le mariage gay en Tchétchénie ? Ca ferait des victimes’.
Voici l’évolution ces dernières années de l’homophobie en Russie :
22 avril 2006 :
La région de Riazan interdit la propagande homosexuelle à l’endroit des mineurs.
26 mai 2007 :
Des militants gais qui manifestaient contre l’interdiction du défilé de la fierté gaie à Moscou sont attaqués par des néo-nazis, puis arrêtés par la police.
30 mars 2009 :
Pour avoir proclamé que « l’homosexualité est normale » devant l’école secondaire de Riazan, une militante écope d’une amende de 1500 roubles (50$).
25 juin 2011 :
Les autorités interdisent un défilé gay à Saint-Pétersbourg. La police arrête 14 manifestants et les met à l’amende.
28 février 2012 :
La région de Saint-Pétersbourg interdit la propagande homosexuelle envers les mineurs. Plusieurs autres régions lui emboîteront le pas. Une amende maximale de 3 000 $ est prévue pour les individus qui seraient coupables de faire la « propagande de relations sexuelles non traditionnelles » auprès des mineurs. Les étrangers s’exposent à 15 jours de détention et à l’expulsion du pays.
25 janvier 2013 :
Anton Krasovsky (lire son interview), ex rédacteur en chef de la chaîne de télévision Kontr-Tv, annonce publiquement son homosexualité, or le lendemain il est licencié.
12 mai 2013 :
A Volgograd, un jeune gai de 23 ans est brûlé, sodomisé avec des bouteilles de bière et battu à mort par deux hommes.
29 mai 2013 :
Dans une localité du Kamtchatka (Extrême-Orient Russe) un homme a été battu à mort en raison de son orientation sexuelle par trois individus. Ceux-ci ont porté à l’homme de nombreux coups de pied et de couteau au corps et à la tête. Puis ils ont alors mis le corps de l’homme dans sa voiture, l’ont aspergé d’essence et ont mis le feu.
11 juin 2013 :
La Douma (Chambre basse du parlement russe) adopte une loi interdisant la « propagande des relations sexuelles non traditionnelles » auprès des mineurs. Il est prévue une amende de 4 000 à 5 000 roubles (100-125 euros) pour une personne physique. Concernant une personne dépositaire de l’autorité publique, celle-ci risque une amende de 40 000 à 50 000 roubles (1 000-1 250 euros) tandis qu’une personne morale risque de 800 000 à un million de roubles (19 000-23 500 euros). A noter que 88% des Russes soutiennent cette loi. (voir vidéo)
Les sanctions sont encore plus sévères si cette « propagande » est effectuée sur internet, les organisations et autres entités juridiques risquant par exemple dans ce cas d’être fermées jusqu’à 90 jours.
Les étrangers, quant à eux, risquent une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 roubles, et pourront en outre être détenus 15 jours et expulsés.
26 juin 2013 :
La Douma adopte une loi interdisant aux couples de même sexe, russes et étrangers, d’adopter des orphelins russes.
Sources Amnistie Internationale (Voir vidéo)
Parrllèlement, une campagne de défense des « valeurs traditionnelles » bat son plein dans ce pays : elle a pour but, selon des experts, de consolider le cercle des partisans de Vladimir Poutine opposés aux valeurs occidentales présentées comme « depravées ».
Des groupuscules orthodoxes ultra-conservateurs qui prolifèrent dans le pays sont de plus en plus actifs et violents. Des mouvements ayant pour dénomination « Sainte Russie », « Volonté de Dieu », « Contrôle parental »ou « Concile populaire » rassemblent des militants persuadés de l’effondrement moral de leur pays. Ces mouvements agissent généralement avec le consentement tacite de la police et de l’administration locale, souligne le politologue Mark Ournov.
Sur « VKontakte », qui est le Facebook russe, ils s’insurgent contre la« tolerantnost », cette tolérance inspirée de l’Occident qu’ils assimilent à une permissivité irresponsable. De l’avortement au trafic de drogue, en passant par la pédophilie, ces défenseurs de l’ordre condamnent avec virulence toutes les« déviances » d’une Russie qu’ils jugent désormais sans repères.
Alors qu’il est régulièrement fait état d’agressions homophobes, Vladimir Poutine a assuré, à Amsterdam, qu’il n’existait aucune homophobie d’Etat : »Dans la Fédération de Russie,afin que ce soit clair pour tout le monde, il n’y aucune infraction aux droits des minorités sexuelles. Ces gens… profitent des mêmes droits et libertés que tout le monde. » a-t-il déclaré.
Théorie du genre : la Norvège dit STOP, Saint-Ouen expérimente
http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/theorie-du-genre-la-norvege-dit-130622
Les manuels scolaires sont-ils sexistes ? C'est la question que pose Le magazine d'information de la Région Île-de-France de février 2013, dont le directeur de la publication est le socialiste Jean-Paul Huchon. Un magazine dont on lit, dans l'ours, qu'il est édité à 3.401.000 exemplaires.
Page 9, un article rend compte d'une anomalie, pointée par le centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes Hubertine-Auclert, selon laquelle les hommes et les femmes ne sont pas également représentés dans les manuels scolaires : "Une femme pour cinq hommes parmi les personnages cités dans les manuels de mathématiques de terminale. Onze biographies de femmes sur les 339 proposées dans les manuels d'histoire de seconde. Décidément, les chiffres sont éloquents !" Un esprit naïf se dirait spontanément que, pour de multiples raisons, ce sont davantage les hommes que les femmes qui ont fait l'Histoire, qui ont eu les commandes. Presque tous nos chefs d'Etat (rois, empereurs, présidents de la République) et leurs conseillers furent ainsi des hommes, de même que les chefs de guerre, les explorateurs... et même les artistes et penseurs sont majoritairement des hommes. On aurait peine à faire une liste paritaire parmi les philosophes, voire même les romanciers, les poètes, les dramaturges, les musiciens, les peintres, etc. Sans aller jusqu'à dire que la création est uniquement masculine...
... elle semble l'être majoritairement. Et même sur Internet, l'inégalité se retrouve : on a souvent noté la surreprésentation des hommes dans ce nouvel espace public, sur les blogs (mis à part les blogs culinaires ou de mode...), les médias citoyens, bref, partout où l'on parle politique, économie, international, géopolitique, etc. Les blogueuses politiques en viennent même à faire des listes de blogs politiques de femmes - et Jegoun y est aussi allé de sa liste (37 blogueuses amies) - pour contrer le machisme supposé d'un David Abiker...

... mais en faisant cela, ces blogueuses confirment son diagnostic. Si on a besoin de se compter, c'est qu'on est très minoritaire.
Propagande discrète pour la théorie du genre
Cependant, pour la sociologue Sylvie Cromer, citée par Le magazine d'information de la Région Île-de-France, l'absence de parité dans les manuels "démontre qu'un manuel n'est pas le reflet de la réalité, sinon on aurait la parité entre personnages masculins et féminins." Il y aurait donc, si les manuels n'étaient pas sexistes, parité parmi les scientifiques, les grands personnages historiques... alors que la prédominance masculine semble pourtant avérée. Et la rédactrice de l'article de commenter : "le discours sous-jacent véhiculé par ces ouvrages pédagogiques reste alarmant : femmes et hommes n'auraient pas les mêmes centres d'intérêt, et donc les mêmes compétences ou les mêmes places dans la société". Il serait donc alarmant de constater que les hommes et les femmes n'ont pas les mêmes intérêts ? Ou plutôt il serait sexiste de penser - à tort - qu'ils n'ont pas les mêmes intérêts ?
On voit là les ravages de cette idéologie de l'égalité abstraite, qui rend aveugle... car n'est-il pas évident - excusez les clichés - que les hommes sont davantage intéressés que les femmes par le sport, la technologie, le bricolage, la guerre, la politique même (si l'on en juge par l'activité sur le web) ? et que les femmes sont davantage intéressées que les hommes par les derniers potins sur nos amis les "people", les recettes de cuisine, la mode, les conseils de beauté (voyez la teneur des magazines féminins...) ou encore la psychologie ? Il y a certes des exceptions... qui confirment la règle. Que les métiers de pompier et de soldat soient ouverts aux femmes n'empêche pas que ce sont des métiers d'abord masculins. Et que les métiers de sage-femme et d'assistante maternelle soient ouverts aux hommes n'empêche pas que ce sont d'abord des métiers féminins. Et d'ailleurs où est le problème dans cette différenciation sexuelle plus ou moins marquée selon les activités ? Il n'y a, à la vérité, aucun problème... sauf pour les tenants de lathéorie du genre, en lutte contre le "phallogocentrisme", et dont semble bien faire partie la sociologueSylvie Cromer... ce que ne précise pas notre magazine d'information régional.
Quelques-unes de ses études :
"Il y a des contradictions indéniables entre le choix des œuvres et les ambitions de lutte contre les inégalités entre les sexes qu’affiche le ministère de l’Éducation nationale. En dépit des objectifs annoncés, les responsables du choix des ouvrages recommandés semblent ne pas s’être intéressés à la valeur égalité des sexes. Ont-ils pensé que le masculin pouvait servir de modèle neutre ? Mais comment transmettre des valeurs d’égalité aux petits garçons en leur donnant à voir des mondes où les partenaires féminines en position égalitaire sont rares ? Les petites filles, quant à elles, manquent de modèles d’identification directs et elles sont renvoyées, « en creux », à une place secondaire par leur nombre et par leur rôle. Elles sont aussi invitées à se projeter dans une vie adulte tournée vers la famille."
"Ainsi, alors qu’on s’efforce consciemment de bâtir des apprentissages censés conduire à l’autonomie et à la citoyenneté, on diffuse de manière inconsciente, par le biais des représentations, des messages sur les positions des hommes et des femmes particulièrement inégalitaires, bien éloignés de l’idéal d’ « égalité entre les sexes » prôné dans les objectifs du Millénaire de l’ONU ou dans l’Éducation pour tous de l’Unesco. On ne peut alors éluder la question de savoir si la contradiction entre les faits et les principes ne met pas en cause la qualité de l’enseignement…"
"S’intéresser aux processus en œuvre durant l’enfance ouvre des pistes de réflexion et d’action pour déconstruire le genre."
Et une conférence :
Sylvie Cromer : Le subreptice renouvellement du sexisme dans les outils pédagogiques - Colloque "Filles, garçons : une même école ?", organisé par la Direction de l'Egalité des Chances et l'Enseignement à Distance du Ministère de la Communauté française (Wallonie-Bruxelles), le 07.12.2009 à Bruxelles (Palais des Académies)
Expérimentations pour une néo-humanité à Saint-Ouen
S'il faut donc déconstruire le genre - rendre l'homme et la femme indifférenciés -, pour ringardiser les stéréotypes, et, in fine, abolir les inégalités, comment s'y prendre ? Najat Vallaud-Belkacem s'est creusée les méninges...
... et elle a trouvé la solution. Inverser les rôles, ou les indifférencier, dès le plus jeune âge. Et former, n'ayons pas peur des mots, un Homme nouveau - ou, pour être plus politiquement correct, un être humain (genre neutre) nouveau.
L'expérimentation a commencé depuis 2009 à la crèche Bourdarias, à Saint-Ouen : l’équipe pédagogique se mobilise pour déconstruire les stéréotypes de genre qui assignent les enfants à des rôles différents en fonction de leur sexe ; pour ce faire, elle propose aux enfants de changer leurs habitudes de jeu. « On encourage les filles à manier le marteau à l’atelier bricolage, et les garçons à s’exprimer à l’atelier émotions », explique David, un des éducateurs. Dans la bibliothèque, les histoires pour la sieste s’intitulent par exemple : Le Papa qui avait dix enfants.
En visite le 7 septembre 2012 dans cette école d'avant-garde, la ministre des Droits des femmes a déclaré, réjouie : "On peut, même quand on est un garçon, laver les bébés, leur mettre les couches, on peut, même quand on est une fille, jouer au soldat, à la guerre". Najat Vallaud-Belkacem et Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, ne cachent pas leur désir de voir se multiplier ce type de dispositif. La Ligue de l’enseignement va d'ailleurs compléter l’expérience avec une pièce de théâtre, Le Goal s’appelait Julie, dans les écoles parisiennes à partir de mai 2013.
En 2013, dans ces questionnements sur le sexisme et le genre, on en revient, l'air de rien, à des débats qu'on avait déjà en l'an 2000 dans la fameuse émission populaire d'Evelyne Thomas "C'est mon choix", avec un invité à l'époque décoiffant, un certain Alain Soral, aux prises avec de coriaces féministes : Roselyne Bachelot, femme politique, et Françoise Rey, auteur de romans érotiques. Attention, émission culte !
(sur le même thème, la première participation de Soral à "C'est mon choix", qui a créé la polémique, et a justifié sa réinvitation face à Bachelot et Rey : la revoir ICI)
L'exemple norvégien : quand la science ruine une pseudo-science
Alors que la France s'engouffre la tête la première dans un mouvement d'indifférenciation des genres, la Norvège nous montre peut-être notre avenir, ce pays ayant été désigné comme celui qui respectait le mieux l'égalité des genres. Et nous serions sans doute bien inspirés de regarder à la loupe son exemple et ce qu'il nous enseigne. Le documentaire d'Harald Eia (en fin d'article, à regarder absolument !), diffusé en 2010, est édifiant. Il montre qu'en dépit des mesures politiques qui ont été prises pour instaurer l'égalité et l'indifférenciation, les hommes et les femmes ont invariablement des centres d'intérêts très différents, et ne sont pas attirés du tout par les mêmes activités ; ainsi, en Norvège, les ingénieurs restent très majoritairement des hommes (90%) et les infirmières des femmes (90%). Harald Eia essaie alors de comprendre cette "anomalie", dans un pays où aucune discrimination n'empêche les femmes de devenir ingénieurs et les hommes infirmiers. Et il convoque pour cela une batterie d'experts mondialement reconnus.
D'après une étude monumentale menée dans 53 pays par le Professeur Richard Lippa, sur les envies professionnelles des hommes et des femmes, "il y a beaucoup de différences. Les hommes sont plus intéressés dans la réussite de domaines orientés vers la compréhension du monde, des objets comme l'ingéniérie, la mécanique. Les femmes sont relativement plus intéressées par une réussite auprès des personnes." Pour le Pr. Lippa, il y a probablement une explication biologique à ces différences universelles, qu'on retrouve aussi bien au Pakistan qu'aux Etats-Unis, et qui ne dépendent donc pas de la culture. Le Professeur Trond Haaken Diseth observe, quant à lui, que, dès l'âge de 9 mois, les enfants se dirigent spontanément vers des jouets associés à leur genre. Il y a bel et bien, selon lui, des dispositions innées selon les genres, qui seront certes modulées quelque peu par l'environnement et l'éducation. Ce que confirme le Professeur Simon Baron-Cohen, une pointure en psychopathologie du développement dans les départements de psychiatrie et de psychologie expérimentale à l'université de Cambridge. D'après lui, c'est le niveau de testostérone, quand l'enfant est encore dans le ventre de sa mère, qui produit des caractéristiques et des centres d'intérêts différents chez l'homme et la femme :
"Nous avons remarqué que plus le niveau de testostérone était élevé avant la naissance, plus le développement du langage était lent quand l'enfant était petit, moins il créait de contacts jusqu'à l'âge de 1 ou 2 ans. Un haut niveau de testostérone est associé avec un niveau de langage moins important et un développement social moins important. [...] Nous avons suivi ces enfants juqu'à l'âge de 18 ans pour voir comment ils évoluaient. Nous avons découvert que plus vieux, ces enfants qui avaient eu un haut niveau de testostérone avaient plus de difficulté avec l'empathie [...]. Mais ils avaient aussi plus d'intérêt pour les structures, pour essayer de comprendre le fonctionnement des objets."
Le haut niveau de testostérone caractérise évidemment les hommes. Le documentariste norvégien va également à la rencontre du Professeur Anne Campbell, psychologue évolutionniste, qui confirme l'origine innée (génétique) des différences de centres d'intérêts entre les hommes et les femmes. En bref, les scientifiques sérieux confirment que nous sommes un mixte de nature et de culture, mais qu'il ne faut surtout pas oublier la biologie, qui est déterminante, tandis que les théoriciens du genre présupposent que la biologie n'a aucun rôle, car ils sont avant tout - c'est patent à la fin du documentaire - des idéologues.Suite au débat national qui a eu lieu en Norvège après la diffusion de ce film, l’Institut gouvernemental norvégien pour les études de Genre, l'institut NIKK, a cessé de recevoir toute subvention et a dû de ce fait fermer. Alors que la théorie du genre a, semble-t-il, déjà fait son temps en Norvège, le bon sens ayant repris le dessus, la France va-t-elle se laisser encore bercer longtemps par de telles sornettes ?
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La théorie du genre expulsée de Norvège : le paradoxe de l'égalité des genres.
http://french.ruvr.ru/2014_01_22/Allemagne-prison-pour-parents-refusant-les-cours-sur-le-gender-2711/
22 janvier, 15:34
Allemagne : prison pour parents refusant les cours sur le gender
Image: http://beamtendumm.wordpress.com/2014/01/17/besorgte-eltern-nrw-demo-erfreuliche-zahlen/
L’organisateur Besorgte Eltern annonce la présence de plus de 1000 parents lors de cette manifestation. En Suisse, les parents n’ont pas pu interdire la mise en place des cours d’éducation sexuelle dès la maternelle.
En Allemagne, plusieurs parents ont déjà été mis en prison 40 jours pour n’avoir pas laissé leurs enfants suivre ces cours. Ainsi l’éducation des enfants n’appartient plus aux parents même dans le domaine si intime de la sexualité. Les effets pervers de ces nouveaux projets se font ressentir chez nos voisins.
Suisse. La ville de Bâle a introduit un coffret, le « Sexbox », contenant du matériel pornographique destiné à l’éducation sexuelle dans les écoles maternelles et primaires. L’association Protection contre la sexualisation à l’école maternelle et à l’école primaire a fait connaître cette initiative, ce qui a « déclenché une tempête d’indignation dans tout le pays» mais qui n’a pas empêché « l’introduction dans les écoles maternelles des cours obligatoires d’éducation sexuelle dans toute la Suisse par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).
Dans le canton de Bâle, des «Sexbox» contenant du matériel pornographique ont été préparées à l’intention des écoles maternelles et primaires ! Des enfants dès l’âge de quatre ans auraient à subir cette sexualisation précoce. »
Allemagne. Ce 18 janvier, plus de 1000 manifestants se sont retrouvés à Cologne pour dénoncer les cours sur le gender à l’école et la détention des parents qui ont refusé ces cours à leurs enfants. Suite à l’absence des enfants dans ces nouveaux cours d’éducation sexuelle, les parents ont reçu une amende à payer. Les récalcitrants ont été envoyés en prison pour 40 jours.
Lors de la manifestation de ce 18 janvier, un couple qui a huit enfants, a parlé en public et expliqué qu’ils devaient aller en prison pour avoir refusé les cours sur le gender pour leurs enfants. L’association Besorgte Eltern (parents inquiets) dénombre 10 parents qui ont été mis en prison. « Ce sujet concerne tous les parents. Nous ne sommes pas contre les cours d’éducation sexuelle, mais contre ces cours sur le gender qui sont dispensés dans les écoles primaires et dans les maternelles ».
Les organisateurs de la manifestation, se référant à la sociologue Gabriele Kuby qui dénonce le gender, explique que la masturbation doit être enseignée aux enfants dès l’âge de 0 à 4 ans ce qui n’est qu’une incitation au viol des enfants toujours selon Gabriele Kuby.
« Le gender ou le sexe social a été démasqué comme un instrument politique du pouvoir pour détruire et déstructurer la société occidentale», explique (hélas en allemand) les auteurs du site dewion24 qui ont soutenu la manifestation du 18 janvier.
Pour Gabriele Kuby,L’Union européenne, l’ONU, participent à la mise en place du gender qui est la culture de la mort. « Nous avons de nouveau à faire à une idéologie du mal qui s’oriente contre la famille », dit Gabriele Kuby qui dénonce le féminisme et qui réclame un retour du rôle de l’homme dans nos sociétés occidentales (hélas, en allemand, mais utile pour ceux qui parlent la langue de Merkel). Les associations de parents en Allemagne expliquent que la loi fondamentale n’est plus respectée car les parents ne peuvent plus éduquer leurs enfants selon leurs valeurs.
Pétition. En outre le Land du Bade-Wurtemberg, qui vient de passer entre les mains des Verts et du SPD, veut à partir de 2015 introduire à l’école des cours d’apprentissage de « la tolérance envers les diverses pratiques sexuelles ». L’initiative populaire « Contre le plan d’éducation 2015 de l’idéologie arc-en-ciel » a lancé avec succès une pétition pour retirer le projet des Verts et du SPD. 154.562 personnes ont signé la pétition.
L’association Contre le plan d’éducation 2015 explique que les enfants doivent apprendre à connaître et à refléter à l’école les pratiques des lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels, du transgender, des transsexuels et des intersexuels. Les Verts du Parlement du Bade-Wurtemberg dénoncent, eux, un climat intolérable contre les homosexuels et les transexuels.
Enfants , Allemagne , éducation , famille , Sexualité , Société
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UNE PREMIÈRE EN SUÈDE, UN VESTIAIRE SANS GENRE
http://www.directmatin.fr/monde/2013-05-04/une-premiere-en-suede-un-vestiaire-sans-genre-456875
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CI-DESSUS
Un vestiaire (Illustration)
[YASUYOSHI CHIBA / AFP]
La Suède prouve une fois encore son ardeur sur la question de l’égalité des genres.
Le 6 mai prochain, le lycée Södra Latin de Stockholm sera le premier du pays à offrir aux élèves un vestiaire neutre.
Emise par l’association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer, transgenre) de l’établissement, cette proposition a été votée par le conseil des élèves.
Camille Trombetti, sa présidente, explique au journal local Dagens Nyheter que «c’est pour les élèves qui ne souhaitent s’identifier ni comme hommes, ni comme femmes».
Cette demande est en effet arrivée après que certains élèves ont déclaré se sentir mal à l’aise en se changeant au milieu des autres filles ou garçons.
La Suède fait figure de précurseur en matière de parité. L’année dernière, une crèche avait fait parler d’elle en décidant de bannir tous les mots qui marquent le genre. Les garçons et les filles devenaient ainsi les «enfants».
Dernièrement, c’est un député qui a proposé une loi interdisant aux hommes de faire pipi debout, par souci d’égalité.
Un mariage à trois officiellement reconnu au Brésil
Le footballeur arnaque une prostituée, un transsexuel le neutralise
Les transsexuels suédois ne seront plus stérilisés
Direct Matin
UN ENFANT TRANSEXUEL AUTORISÉ À UTILISER LES TOILETTES DES FILLES
http://www.directmatin.fr/monde/2013-06-26/un-enfant-transexuel-autorise-utiliser-les-toilettes-des-filles-496858
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CI-DESSUS
Coy Mathis pourra utiliser les toilettes des filles dans son école
[Capture ABC News]
Pour les militants LGBT américains, la décision judiciaire sonne comme une victoire. Coy Mathis, 6 ans, né garçon, mais se considérant comme fille, pourra accéder aux toilettes des filles de son établissement.
Dans quelles toilettes doit aller un enfant biologiquement garçon mais psychologiquement fille ? C’est à cette question qu’ont répondu les juges du Colorado en autorisant Coy Mathis a accéder désormais aux toilettes des filles dans son école de Colorado Springs.
En décembre dernier, l’enfant s’était vu interdire l’accès à ces toilettes, la direction l’autorisant à faire ses besoins seulement dans les WC des garçons ou à l’infirmerie. Une décision qu’avaient contesté les parents de Coy. L’enfant avait été retiré alors de l’établissement et avait été scolarisé à la maison.
« C’est merveilleux, a déclaré sa mère sur la chaîne ABC. Ce n’est pas seulement une victoire pour Coy, mais aussi pour tous les enfants transsexuels du Colorado« .
Vidéo : la réaction des parents à l’issue de l’audience (en anglais)
Rottingdean, la première ville aux toilettes unisexes
Première en Suède : un vestiaire sans genre
Un mariage à trois reconnu au Brésil
Direct Matin
ROTTINGDEAN, LA VILLE QUI ABOLIT LES TOILETTES HOMMES ET LES TOILETTES FEMMES

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CI-DESSUS
[ADRIAN DENNIS / AFP]
Bienvenue à Rottingdean, ses moulins, sa plage du sud-est de l’Angleterre et bientôt ses toilettes « unisexe »… Dans cette ville très courue par la communauté transexuelle, la ville ne veut plus qu’on fasse de distinction entre homme et femme.
A Rottingdean, les personnes prises d’une envie pressante ne se tromperont bientôt plus entre les toilettes hommes et femmes. Dans cette station balnéaire britannique, les élus ont choisi d’instaurer les WC d’un genre nouveau : le «genre neutre».
Une décision inédite en Angleterre et qui fait débat depuis qu’elle a été annoncée dans les médias mardi. Si la ville a choisi de retirer les enseignes avec les fameux dessins représentant les deux sexes, c’est pour ne plus choquer les transsexuels, qui y séjournent ou y habitent, et mettre tout le monde sur le même pied d’égalité.
Car Rottingdean est une destination touristique très prisée par la communauté LGBT, estimée à environ 40 000 personnes sur place, selon le Daily Mail. Chaque porte de toilette devra afficher un homme, une femme et un enfant ensemble et qui se tiennent la main. En outre, chaque sanitaires sera aménagé de la même manière pour ne pas faire de distinction et préserver l’intimité ou le choix de vie de toute une communauté.
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En 2011 ce sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande qui avait franchi le pas de la reconnaissance civile de l’intersexualité. Depuis le 1er Novembre, les parents allemands auront la possibilité de ne pas déclarer de sexe lors de l’enregistrement à l’état civil de leur enfant.
L’intersexualité, encore méconnue
Beaucoup de personnes confondent l’intersexualitéavec la transsexualité, or ce sont deux choses bien distinctes. Les transsexuels naissent avec des attributs clairement définis de l’un des deux sexes, c’est psychologiquement qu’ils se sentent appartenir au sexe opposé. Or dans le cas de l’intersexualité, les individus « possèdent des caractéristiques génétiques, hormonales et physiques ni exclusivement masculines, ni exclusivement féminines, mais typiques des deux sexes », selon un rapport de la Commission européenne de 2011.
Russie : le peuple est homophobe dans sa grande majorité
54% des Russes pensent qu’il faut punir les homosexuels. et Vladimir Poutine les assimile aux pédophiles.
L’homophobie est largement répandue en Russie, où l’homosexualité était considérée comme un crime jusqu’en 1993 et comme une maladie mentale jusqu’en 1999. – See more at : http://stophomophobie.fr/?tag=russi…
L’homophobie est largement répandue en Russie, où l’homosexualité était considérée comme un crime jusqu’en 1993 et comme une maladie mentale jusqu’en 1999. – See more at : http://stophomophobie.fr/?tag=russi…
L’homophobie est largement répandue en Russie, où l’homosexualité était considérée comme un crime jusqu’en 1993 et comme maladie mentale jusqu’en 1999. Mais cette dépénalisation n’a pas pour autant changé les mentalités.
Un sondage, publié en mars 2013, par le centre Levada, organisation non-gouvernementale, rapporte que la moitié des Russes se disent « dégoûtés ou effrayés » par les homosexuel, tandis que 18% sont « réservés » à leur égard.
Au total environ 43% des Russes préconisent l’adoption de mesures radicales à l’égard des personnes homosexuelles : 22% approuvent l’idée d’un suivi médical forcé (17% en 2005), 16% sont pour l’isolement (12% en 2005) et 5% des Russes (3% en 2005) sont mêmes favorables à « l’élimination » des homosexuels.
Enfin, 27% des personnes estiment qu’ils ont besoin d’une aide psychologique (chiffres inchangés depuis 2005).
La plupart des personnes interrogées (34%) estiment que l’homosexualité est une maladie qu’il faut soigner, 23% des gens croient qu’elle est le résultat d’une mauvaise éducation ou d’une perversion (17%). Seuls 16% des sondés estiment que l’homosexualité est une autre forme de sexualité, une « orientation sexuelle déterminée à la naissance ».
Les crimes homophobes se multiplient à travers le pays comme en mai dernier, lorsqu’un jeune homme de 23 ans est décédé. Les assassins, arrêtés très rapidement, se sont révélés être ses copains de cour d’immeuble. En interrogatoire, les suspects ont déclaré qu’ils avaient puni le gars parce qu’il s’était avéré être gay, et que la présence même de gays à Volgograd constituait un outrage à leurs sentiments patriotiques.
Ils l’auraient violé avec des bouteilles de bière. Deux bouteilles sont entrées entièrement, la troisième à moitié. Ses bourreaux ont glissé sous le corps des cartons et y ont mis le feu, puis ils ont décidé de rentrer chez eux. En chemin, ils ont compris que si leur camarade reprenait conscience, il irait voir la police. Ils sont revenus sur leurs pas, l’un des garçons a pris un pavé de 20 kilos environ et a frappé huit fois la victime à la tête.
La victime était si gravement touchée que les enquêteurs ont eu du mal à l’identifier.
Mais cette homophobie est entretenue en haut lieu. Elle était restée latente dans la société russe jusqu’à ce que le gouvernement de Vladimir Poutine n’attise le feu avec sa politique anti-gays.
1993 est l’année où l’homosexualité a été décriminalisée en Russie. L’Union soviétique en avait fait un délit en 1934. Écrivains et artistes dissidents ont été envoyés dans des camps de travail sous prétexte d’avoir commis des actes de « sodomie ».
Ces derniers temps la pression monte de tous les côtés à Moscou et ailleurs, on voit à présent que les violences se déchaînent en tout impunité. Le gouvernement ayant clairement exprimé son homophobie dans des décrets qui définissent l’homosexualité comme une déviance et une perversité dont la société doit se prémunir par tous les moyens.
Ces violences envers la communauté gay sont renforcées par ce pouvoir, ouvertement hostile aux homosexuels, qui n’hésite pas à faire des amalgames douteux. Le 25 avril, Vladimir Poutine interrogé sur les droits des minorités sexuelles à la télévision russe a déclaré : « J’imagine difficilement un tribunal moscovite autorisant une organisation qui fait l’apologie de la pédophilie. Si une association favorable à la pédophilie voit le jour, les gens dans nos régions vont prendre les armes ! Vous imaginez le mariage gay en Tchétchénie ? Ca ferait des victimes’.
Voici l’évolution ces dernières années de l’homophobie en Russie :
22 avril 2006 :
La région de Riazan interdit la propagande homosexuelle à l’endroit des mineurs.
26 mai 2007 :
Des militants gais qui manifestaient contre l’interdiction du défilé de la fierté gaie à Moscou sont attaqués par des néo-nazis, puis arrêtés par la police.
30 mars 2009 :
Pour avoir proclamé que « l’homosexualité est normale » devant l’école secondaire de Riazan, une militante écope d’une amende de 1500 roubles (50$).
25 juin 2011 :
Les autorités interdisent un défilé gay à Saint-Pétersbourg. La police arrête 14 manifestants et les met à l’amende.
28 février 2012 :
La région de Saint-Pétersbourg interdit la propagande homosexuelle envers les mineurs. Plusieurs autres régions lui emboîteront le pas. Une amende maximale de 3 000 $ est prévue pour les individus qui seraient coupables de faire la « propagande de relations sexuelles non traditionnelles » auprès des mineurs. Les étrangers s’exposent à 15 jours de détention et à l’expulsion du pays.
Parallèlement, une campagne de défense des « valeurs traditionnelles » bat son plein dans ce pays : elle a pour but, selon les experts, de consolider le cercle des partisans de Vladimir Poutine opposés aux valeurs occidentales présentées comme « dépravées ». – See more at : http://stophomophobie.fr/?tag=russi…
est passible d’amendes de 4 000 à 5 000 roubles (100-125 euros) pour une personne physique. Une personne dépositaire de l’autorité publique risque une amende de 40 000 à 50 000 roubles (1 000-1 250 euros) et une personne morale, de 800 000 à un million de roubles (19 000-23 500 euros).
Les sanctions sont encore plus sévères si cette « propagande » est effectuée sur internet, les organisations et autres entités juridiques risquant par exemple dans ce cas d’être fermées jusqu’à 90 jours.
Les étrangers, quant à eux, risquent une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 roubles, et pourront en outre être détenus 15 jours et expulsés.
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est passible d’amendes de 4 000 à 5 000 roubles (100-125 euros) pour une personne physique. Une personne dépositaire de l’autorité publique risque une amende de 40 000 à 50 000 roubles (1 000-1 250 euros) et une personne morale, de 800 000 à un million de roubles (19 000-23 500 euros).
Les sanctions sont encore plus sévères si cette « propagande » est effectuée sur internet, les organisations et autres entités juridiques risquant par exemple dans ce cas d’être fermées jusqu’à 90 jours.
Les étrangers, quant à eux, risquent une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 roubles, et pourront en outre être détenus 15 jours et expulsés.
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est passible d’amendes de 4 000 à 5 000 roubles (100-125 euros) pour une personne physique. Une personne dépositaire de l’autorité publique risque une amende de 40 000 à 50 000 roubles (1 000-1 250 euros) et une personne morale, de 800 000 à un million de roubles (19 000-23 500 euros).
Les sanctions sont encore plus sévères si cette « propagande » est effectuée sur internet, les organisations et autres entités juridiques risquant par exemple dans ce cas d’être fermées jusqu’à 90 jours.
Les étrangers, quant à eux, risquent une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 roubles, et pourront en outre être détenus 15 jours et expulsés.
- See more at : http://stophomophobie.fr/?tag=russi…Source : Amnistie internationale
Pour Nikolaï Baev, militant pour les droits LGBT,« l’homophobie tient sa source du machisme. Les Russes conçoivent la société comme une pyramide. En haut, il y a les hommes, les « vrais » comme ils se définissent, puis les femmes. Viennent ensuite les lesbiennes et tout en bas de l’échelle, il y a les gays, considérés comme les êtres les plus misérables. »
Et il ajoute : »Aujourd’hui encore, de nombreux Russes préfèrent cacher leur homosexualité. Car les risques sont nombreux : mise à l’écart du cercle familial, licenciement, sans compter les violences de la part des ultra-orthodoxes, des groupuscules nationalistes ou des policiers dans les manifestations. Parfois pire : Il y a eu des cas de viols collectifs de lesbiennes. Leurs agresseurs pensaient qu’en les violant, elles allaient redevenir des femmes ‘normales’.
Finalement les lesbiennes russes ne sont pas mieux traitées que les lesbiennes sud-africaines. Des dizaines de viols dits “correctifs” se produisent chaque semaine dans la seule région de Johannesburg. Une lesbienne serait, selon eux, une femme insatisfaite. La violer permettrait de lui faire comprendre son erreur et de corriger son orientation sexuelle…(voir vidéo)
Mais en Russie ces lois contre la minorité homosexuelle sont une manoeuvre politique, émanant du président du gouvernement , et qui résulte du fait du ralentissement de l’économie, fragilisée par la crise, et de la perte en légitimité de son pouvoir, remis en cause par une opposition de plus en plus dynamique.
Vladimir Poutine espère, avec ces discours homophobes, s’attirer le soutien d’une population conservatrice. Dans une rhétorique anti-occidentale, le président russe prétend protéger son pays de toute ingérence, dans les affaires de morale et de mœurs. Une dynamique qui explique l’interdiction faite aux couples homosexuels étrangers d’adopter des enfants russes.
Sources : Levada, Paris Match, Libération, TF1, Le Courrier de Russie, Reuters, Métronews,

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